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Un appel contre la loi Macron : « Elle ne doit pas être votée »

 L’appel ci-dessous, répercuté par la fondation Copernic, contre la loi du ministre de l’économie du gouvernement Hollande Emmanuel Macron, ancien banquier, est signé par plusieurs responsables syndicaux CGT, FSU, Solidaires, parfois représentant leurs structures syndicales, nationale ou locale. Il est également signé par des universitaires, des responsables associatifs (APEIS, DAL, Femmes Egalité, Marches européennes,…)  et des personnalités politiques de gauche (EELV, Front de gauche, Nouvelle Donne, NPA, PS). La loi Macron est soumise au vote de l’Assemblée nationale le mardi 17 février 2015. 

Nous publions également une tribune de Laurent Degousée, co-délégué de SUD commerce et services, parue dans Libération du 15 février.

 

Cher-e-s ami-e-s,
La loi Macron renforce encore la dérive libérale, cet appel très unitaire est un rassemblement inédit pour lui résister.Amicalement,
La Fondation Copernic– – –

Pour nous, Macron, c’est non

Plus de cent militant-e-s et responsables d’organisations ont décidé de rendre public cet appel.

La loi dite loi Macron, « Pour la croissance et l’activité », dont le projet présenté au Parlement est censé casser « les rigidités » qui bloqueraient l’économie française.
Les dispositions de la loi ont un fil directeur : « ce qui est bon pour le patronat est bon pour l’économie », quelles qu’en soient les conséquences pour les salariés. Cette loi est le complément du pacte de responsabilité dont les prétendues contreparties se sont révélées des illusions. Elle participe d’une tendance générale dans l’Union européenne au moins-disant social. La stagnation, voire la baisse, des salaires et des pensions, les coupes massives dans les dépenses publiques pèsent sur la demande globale et donc sur l’activité des entreprises. Ces dernières préfèrent verser de confortables dividendes à leurs actionnaires plutôt qu’investir.
Avec l’extension du travail du dimanche, de surcroît sans obligation légale de majoration salariale, et avec le maquillage outrancier du travail de nuit en travail de soirée, les conditions de travail des salariés sont attaquées. Une fois de plus les premières victimes en seront les femmes.

Avec la réforme du tribunal des prud’hommes qui renvoie de plus en plus d’affaires devant des juges professionnels, ce sont les droits des salariés qui sont remis en cause.
Avec la dépénalisation du délit d’entrave, ce sont les employeurs qui sont protégés, pas les salariés.

Et désormais, si le tribunal administratif annule un plan social en raison d’insuffisance de motivation, les licenciements ne seront plus invalidés et les salariés ne seront plus indemnisés.
Par ailleurs, ce projet relance le processus de privatisation, notamment d’un certain nombre d’aéroports et fragilise le statut des locataires au profit des spéculateurs.
Il va permettre aux hôpitaux publics de créer des filiales à l’étranger, c’est-à-dire à se comporter comme des entreprises privées. Alors que le service public hospitalier est malade, entre autres, d’un manque de ressources, une partie de ces dernières pourront être utilisées à des fins d’opérations financières ou commerciales à l’étranger.

La déréglementation du transport par bus va en fait aggraver les inégalités d’accès, instituant un transport pour les pauvres. Elle aura pour effet d’augmenter les émissions de gaz à effet de serre. L’hypocrisie est ici de mise. Alors que le président de la République prend des postures d’écologiste, et alors que la France va accueillir en décembre 2015 la Conférence mondiale sur le climat (COP 21), le gouvernement propose une mesure qui va à l’encontre de tout bon sens en favorisant le transport privé par route au détriment du transport public dont le rail. Une autre solution serait de développer le transport par rail en faisant jouer à la SNCF son rôle de service public.

Ce projet de loi, en débat au Parlement, est guidé par une logique de déréglementation généralisée qui n’a comme objectif que le maintien des profits aux dépens des salaires, des pensions, seuls moyens de vivre pour la majorité de la population et au détriment de la protection sociale. Plus d’égalité, plus de fraternité, c’est ce que nous voulons, c’est le contraire de la loi Macron.
L’indispensable mobilisation sociale des salariés et des citoyens prend de l’ampleur.

CETTE LOI NE DOIT PAS ETRE VOTÉE, ELLE DOIT ETRE RETIRÉE !

Signataires :

Eliane Assasi (sénatrice PCF)
Clementine Autain (Ensemble)
Ana Azaria (Femmes Égalité)
Nicolas Baille (Secrétaire Général de la Fédération de l’Equipement et de l’Environnement CGT)
Ludivine Bantigny (historienne)
Maud Beckers (Commission sociale, Syndicat des Avocats de France)
Fatima-Ezzahra Ben-Omar (Les efFronté-e-s)
Olivier Besancenot (NPA)
Eric Beynel (porte parole de Solidaires)
Jean-Luc Bindel (Secrétaire Général de de la Fédération Agroalimentaire et Forestière CGT)
Alima Boumediene-Thiery (avocate)
Isabelle Bruno (politiste)
Jean-Marc Canon (Secrétaire Général de l’UGFF-CGT)
Céline Carlen (Secrétaire Générale de l’Union Syndicale CGT Commerce et Services de Paris)
Jean-Claude Chailley (Résistance sociale)
Andre Chassaigne (deputé PCF)
Laura Chatel (Secrétaire Fédérale Jeunes écolos)
Gérard Chaouat (membre du BN du SNCS FSU)
Boris Chenaud (Solidaires 34)
Robert Crémieux (MNCP)
Eric Coquerel (conseiller régional Ile de France, coordinateur politique du Parti de Gauche)
Pierre Cours-Salies (sociologue)
Thomas Coutrot (économiste, ATTAC)
Claude Debons (syndicaliste)
Bernard Dedeban (secrétaire de la FSU 31)
Karima Delli (deputée europeen, EELV)
Laurent Degousée (Fédération Sud commerces et services)
Caroline De Haas (féministe)
Sandra Demarcq (NPA)
Lina Desanti (Secrétaire Générale de l’Union Départementale CGT du Tarn-et-Garonne)
Marie Hélène Durieux (Fédération Sud Santé Sociaux)
Jean-Baptiste Eyraud (DAL)
Gérard Filoche (Bureau national du Parti Socialiste)
Pascal Franchet (CADTM)
Jacqueline Fraysse (députée, Ensemble)
Michel Faujour (co-secrétaire national du SNPES-PJJ FSU)
Nicolas Galepides (Fédération Sud PTT)
Bertrand Geay (politiste)
Jérome Gleizes (conseiller de Paris, EELV)
Caroline Guibet-Lafaye (philosophe)
Patrick Hallinger (Convergences Défense des Services Publics)
Elisabeth Hervouet (syndicaliste enseignant)
Hervé Heurtebize (secrétaire national du SNUCLIAS FSU)
Liem Hoang Ngoc (socialiste affligé, Bureau National du Parti Socialiste)
Nordine Idir (MJCF)
Maria Ines (co-secrétaire national du SNPES-PJJ FSU)
Sabina Issehnane (économiste, Les Economistes Atterrés)
Lucien Jallamion (République et Socialisme)
Pierre Khalfa (Fondation Copernic)
Judith Krivine (Commission sociale, Syndicat des Avocats de France)
Bernard Lacroix (politiste)
Rose-Marie Lagrave (sociologue)
Pierre Laurent (secrétaire national du PCF)
Christian Laval (sociologue)
Frédéric Lebaron (sociologue)
Catherine Lebrun (porte parole de Solidaires)
Valérie Lefebvre-Haussmann (Secrétaire Générale de la Fédération des syndicats du personnel de la banque et de l’assurance CGT)
Arlette Lemaire (secrétaire générale adjointe du SNASUB FSU)
Valérie Lesage (Secrétaire de l’Union Régionale Ile-de-France CGT)
Thierry Lescant (Ensemble)
Marie-Noelle Lienemann (sénatrice, Bureau National du Parti Socialiste)
Elise Lowy (EELV)
Jean-Marie Harribey (économiste)
Patrick Le Hyaric (directeur de l’Humanité)
Arnaud Malaisé (syndicaliste enseignant)
Emmanuel Maurel (député européen, Bureau National du Parti Socialiste)
Jean-Pierre Martin (psychiatre)
Christiane Marty (féministe)
Gérard Mauger (sociologue)
Caroline Mecary (avocate)
Emmanuel Mehdbi (syndicaliste SNU Pôle emploi FSU)
Jean-Luc Mélenchon (député européen)
Hélène Michel (sociologue)
Jean-Philippe Milesy (Rencontres sociales)
Christian de Montlibert (sociologue)
Carlos Moreira (Secrétaire Général de la Fédération Nationale des Industries Chimiques CGT)
Corinne Morel-Darleux (coordinatrice des assises pour l’Ecosocialisme)
Francoise Nay (militante de la défense des Hopitaux Publics)
Lucas Nédélec (Secrétaire Fédéral Jeunes Ecolos)
Hervé Ossant (Secrétaire Général de l’Union Départementale CGT de la Seine-Saint-Denis)
Naila Ott (Sud Travail affaires sociales)
Ugo Palheta (sociologue)
Jean-Jacques Paris (ANECR)
Willy Pelletier (Fondation Copernic)
Marie Cécile Périllat (syndicaliste enseignant)
Marc Peyrade (Secr. Gén. Fédé des Industries du Livre, du Papier et de la Communication CGT)
Christian Picquet (Gauche Unitaire)
Christian Pierrel (PCOF)
Véronique Ponvert (syndicaliste enseignant)
Jack Potavin (GOEES)
Christine Poupin (NPA)
Colette Pronost (syndicaliste SNU Pôle emploi FSU)
Emmanuel Renault (philosophe)
Jacques Rigaudiat (économiste)
Michèle Riot-Sarcey (historienne)
Danielle Rollat (UNRPA)
Suzy Rojtman (CNDF)
Michel Rousseau (Marches européennes contre le Chômage)
Jean Sammut (militant mutualiste)
Lydia Saouli (syndicaliste FSU ministère du Travail)
Danielle Simonnet (conseillère de Paris, secrétaire nationale du Parti du Gauche)
Evelyne Sire-Marin (magistrate)
Valérie Soumaille (syndicaliste enseignant)
Maya Surduts (CNDF)
Christian Taillandier (secrétaire national du SNUITAM FSU)
Baptiste Talbot (Secrétaire Général de la Fédération des Services Publics CGT)
Charlotte Tempion (Solidaires 69)
Christian Terrancle (Solidaires 31)
Christian Topalov (sociologue)
Victor Vauquois (responsable relations extérieures Jeunes Ecolos)
Rémy Viard (architecte)
Philippe Villechalane (APEIS)
Emmanuel Vire (Secrétaire Général du Syndicat National des Journalistes CGT)
Jean-Luc Wabant (Commission sociale, Syndicat des Avocats de France)
Louis Weber (revue Savoir/Agir)
Malika Zediri (APEIS)

 

 

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Dimanche : No Week-End

16 février 2015

TRIBUNE

Mesdames et messieurs les députés socialistes, le 11 décembre 2008, avec d’autres parlementaires de gauche, vous aviez signifié votre opposition à la loi Maillé relative au travail dominical par une tribune publiée dans Libération, intitulée «Dimanche : Yes Week-End !» Dans la majorité en 2015, vous vous apprêtez pourtant à entériner une loi similaire qui, de surcroît, ne figure pas dans les 60 engagements pour la France pris par François Hollande en 2012. Elle sera même pire car elle prévoit de légaliser le travail de nuit dans les nouvelles zones touristiques internationales, ouvrant ainsi la voie à sa généralisation.
Vous me rétorquerez que ce texte est là pour créer des emplois alors que notre pays, en proie au chômage de masse, en a bien besoin ? La fermeture des magasins Virgin Mégastore, en 2013, et les 1 000 licenciements qui en découlent sont là pour rappeler que l’extension des horaires d’ouvertures des commerces, dont cette enseigne s’est fait le chantre, n’est pas gage de pérennité de l’emploi… Et un patron du bricolage, ardent promoteur du travail dominical, faisait le constat, l’an dernier, que cela n’augmentait pas son chiffre d’affaires malgré sa légalisation dans cette branche.
Selon le ministre du Tourisme, il permettra aussi de renforcer l’attractivité de la France, or notre pays est déjà parmi les premières destinations touristiques mondiales.
Pour que les salariés ne soient pas en reste, le projet de loi instaure des garanties sociales telles que le volontariat et l’obligation de négocier des contreparties. «Pour l’extrême majorité des salariés, il n’y aura ni volontariat ni contrepartie au travail dominical qui leur sera imposé sous peine de sanction, jusqu’au licenciement. Et quel demandeur d’emploi exprimera son refus de travailler le dimanche au moment de l’entretien d’embauche ?» J’avoue ne pas être l’auteur des lignes qui précédent, elles émanent de votre parti qui raillait, en 2009, cette même loi Maillé, qualifiant le travail du dimanche de «tromperie organisée». Et qui peut croire que le Medef acceptera durablement de payer plus le travail du dimanche que celui des autres jours de la semaine ?
Le scandale est à son comble avec l’instauration du travail jusqu’à minuit baptisé en «soirée», sa prise en compte au titre de la pénibilité n’étant prévue qu’après cette heure.
Voter ce texte, c’est non seulement aller à l’encontre de la baisse historique du temps du travail, un des marqueurs de la gauche, mais rendre davantage invivable la vie de millions d’employés du commerce, déjà éprouvés par le temps partiel imposé et la smicardisation de leur statut. Et, surtout, cela reviendrait tout bonnement à vous dédire.
Par Laurent Degousée codélégué de la fédération SUD commerces et services et Solidaires.

Une pétition de syndicalistes allemands en soutien au peuple grec

 Alors que l’Allemagne de Angela Merkel apparait comme l’opposante frontale au gouvernement Syriza, une voix s’élève dans ce pays pour soutenir la Grèce : des syndicalistes DGB, Verdi, IG Metall!
Elle vaut la peine d’être connue et soutenue.
 
Pétition signée par les principaux dirigeants syndicaux allemands (DGB, Ver.di, IG Mettall…).

La Grèce au lendemain des élections – une chance pour l’Europe, non une menace

Le séisme politique qui a eu lieu en Grèce est une chance non seulement pour ce pays, qui est frappé de plein fouet par la crise, mais aussi pour repenser et corriger dans ses fondements les politiques sociales et économiques de l’UE.

Nous mettons en exergue ici de nouveau une critique à maintes reprises formulée ces dernières années par les syndicats : dès le début, les conditions déterminantes, sous lesquelles les aides financières ont été accordées à la Grèce, ne méritaient pas le qualificatif de « réforme ». Les milliards, qui ont été injectés en Grèce, ont été utilisés avant tout pour stabiliser le secteur de la finance. Dans le même temps, à cause de la brutalité des politiques d’austérité menées, le pays a été plongé dans la plus profonde récession qui puisse être et parallèlement a accumulé la dette publique la plus élevée de l’UE. Cela a eu pour conséquence de déclencher une crise humanitaire et sociale sans précédent en Europe : un tiers de la population vit dans la pauvreté, la couverture sociale a été massivement fragilisée, le salaire minimum a été abaissé de 22 %, le système de convention collective ainsi que d’autres droits protégeant ceux qui sont encore employés ont été démantelés. Enfin, ce sont précisément les catégories à faibles revenus qui font l’objet de pression fiscale supplémentaire. Le chômage est actuellement à 27 % et atteint même 58 % chez les jeunes. Nombreux sont ceux qui n’ont pas les moyens suffisants pour payer nourriture, électricité, chauffage et loyer. Une part importante de la population ne souscrit plus à une assurance maladie et a accès aux soins médicaux seulement dans les cas d’urgence. Ainsi, les résultats électoraux constituent un réquisitoire définitif contre ces politiques qui ont échoué.

Ces dernières n’ont rien à voir avec le concept de réforme. Elles sont dans les faits à l’origine des difficultés rencontrées par la Grèce. Aucun des problèmes structurels du pays n’a été résolu, mais au contraire de nouveaux ont été générés. Ces politiques ont été des politiques pour démanteler et non pour construire. Des réformes structurelles dignes de ce nom ouvrent au contraire de nouveaux horizons au pays afin que celui-ci renoue avec la croissance économique, au lieu de chasser toute une génération de jeunes hautement qualifiés vers l’étranger. De véritables réformes structurelles s’attaquent sans détour à la fraude et l’évasion fiscales. De véritables réformes structurelles luttent contre les politiques clientélistes et la corruption sur les marchés publics. Le nouveau gouvernement grec doit relever de nombreux défis : mener un projet de reconstruction et de développement, qui devra faire partie d’un « plan d’investissement européen », comme le demandent depuis longtemps les syndicats. Aussi, il devra créer les conditions nécessaires pour que de tels projets aboutissent.

Il faut réellement négocier avec le gouvernement grec sans chercher à faire pression, afin de dépasser les politiques d’austérité et d’ouvrir des perspectives sociales et économiques au pays. Ceci s’applique en particulier aux conditions dévastatrices acceptées par le gouvernement précédent, maintenant désavoué par les urnes, en vue d’obtenir des emprunts internationaux. L’Europe ne doit pas s’obstiner dans la poursuite d’une politique aux dépens des peuples, une politique qui a été rejetée sans équivoque par la majorité des électeurs et électrices. Dire « ça ne fait rien, on continue » n’est pas une option !

Le désaveu des responsables des politiques menées jusqu’à maintenant en Grèce est une décision démocratique, qui doit être respectée au niveau européen. Il faut laisser sa chance au nouveau gouvernement. Ceux qui réclament la poursuite des soi-disantes réformes en cours contestent de facto au peuple grec le droit à mener dans son pays une politique de réorientation légitimée démocratiquement. S’il s’avérait qu’une telle politique de réorientation ne serait possible que dans le cas où d’une sortie de la Grèce de l’Union monétaire européenne, alors ceci prouverait l’incompatibilité des institutions européenne avec les décisions démocratiques prises au sein des États membres. C’est ce qui permet aux courants nationalistes, actuellement en plein essor en Europe, d’avoir d’autant plus le vent en poupe.

Le déficit de légitimation démocratique au niveau européen, régulièrement déploré, et qui reste toujours non résorbé, ne doit pas venir aggraver les carences démocratiques que connaissent les États membres. La démocratie au niveau de l’Union européenne doit être renforcée, si l’on veut donner une nouvelle crédibilité au projet européen, comme nombre d’entre nous l’avaient mis en avant en 2015 dans le cadre de l’appel « Fonder une nouvelle Europe ! ». Ce n’est pas le diktat de l’austérité qui fortifiera le projet européen, mais seulement l’initiative démocratie impulsée par le bas en vue d’instaurer la reconstruction économique et plus de justice sociale.

Cette initiative doit être soutenue maintenant au nom de l’intérêt du peuple grec, qui donne aussi une nouvelle impulsion en faveur d’une réorientation politique en Europe. La percée politique en Grèce doit être vue comme une chance pour établir une Europe à la fois sociale et démocratique !

Manifestation 15 novembre : la fédération chimie CGT s’engage, l’appel unitaire CGT, FSU, Solidaires de Nantes

Parmi les structures syndicales qui s’engagent le 15 novembre, certaines reproduisent les documents du Collectif Alternative à l’Austérité (AAA) dans leur réseau, mais d’autres élaborent leur propre matériel et leurs propres argumentations pour se joindre à cette action. Nous reproduisons ici les documents de la fédération chimie CGT. A Nantes, il faut noter un appel unitaire CGT, FSU, Solidaires.

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Collectif AAA: Appel à manifester le 15 novembre 2014

Le Collectif Alternative A l’Austérité (AAA), constitué de forces syndicales, associatives et politiques, appelle à manifester dans toute la France le samedi 15 novembre 2014.
Ce collectif est issu du rassemblement de même type constitué à l’occasion de la manifestation du 12 avril 2014 (voir notre post ici),  à l’appel de plusieurs fédérations syndicales et d’unions départementales de la CGT, de plusieurs syndicats de l’Union syndicale Solidaires, de syndicats de la FSU, d’associations (DAL, associations de chômeurs, féministes…), de forces politiques (Front de gauche, NPA, Alternative libertaire). Cette initiative avait fait l’objet de débats animés dans le syndicalisme, notamment quant au rapport entre champ social et champ politique.
L’appel au 12 avril avait promis des « suites« , qui ont d’abord pris la forme d’une rencontre nationale le 21 juin 2014 (voir les actes ci-dessous), où ont été débattues les raisons de s’engager, la diversité des formes de cet engagement, et l’ébauche de propositions communes contre l’austérité. La perspective d’une action à l’automne face aux choix budgétaires du gouvernement était évoquée.
A la suite de plusieurs réunions en septembre 2014, le collectif du 12 avril a pris le nom de Collectif Alternative à l’austérité (Collectif AAA ou 3 A), a adopté un appel de référence (voir ci-dessous), a poursuivi son travail d’échanges sur des propositions alternatives (sans finalisation à ce stade) et lance un appel à manifester que nous reproduisons ci-après. Un site sera prochainement ouvert.
 

Annonce des propositions du Collectif AAA  

MOBILISATION NATIONALE, LE 15 NOVEMBRE !

La coupe est pleine ! Le pays s’enfonce dans la crise avec son cortège de misère, de chômage, de précarité, de violentes divisions. Depuis des années la droite et, depuis 2012, François Hollande, les gouvernements Ayrault et Valls poursuivent le même but dans le cadre des traités européens et en accord avec les dirigeants de l’Europe libérale : austérité, compétitivité par la baisse du coût du travail, reculs sociaux, coupes claires dans les dépenses publiques. Ces politiques ont échoué partout comme elles échouent en France : elles nourrissent la crise, creusent tout à la fois les inégalités et les déficits.

Dans son immense majorité le peuple rejette cette politique imposée sans débat et avec autoritarisme. Cette situation créée une grave crise politique dont la droite et l’extrême-droite porteuses de graves projets de régression tentent de tirer profit.

Il est temps d’arrêter cet engrenage. Il faut dire non à la loi de finances 2015 présentée par Manuel Valls qui, pour satisfaire les cadeaux faits au CAC 40, dans le cadre du pacte de responsabilité, coupe massivement dans les dépenses publiques. Il se traduirait par le recul des services publics et de ses missions, un étranglement financier des collectivités locales et de leur capacité d’investir. Il faut aussi empêcher les reculs budgétaires de la protection sociale qui remettent en cause les acquis pour la santé, la retraite, la famille, les chômeurs.

D’autres choix sont pourtant possibles. Nous ne sommes pas condamnés à l’austérité permanente et à l’insécurité sociale. Il faut mettre en œuvre une politique qui parte des besoins sociaux, s’attaque aux inégalités. Une réforme fiscale d’ampleur permettrait une redistribution des richesses et une relance des investissements productifs au bénéfice de la grande masse de la population, s’inscrivant dans la transition écologique.

Il faut redonner du pouvoir d’achat, augmenter les salaires, créer des emplois. Il faut s’attaquer au  capital, à la finance, à la rente des actionnaires qui est supportée par les salarié-es, les chômeurs, les précaires, les retraités et la jeunesse.

Il existe dans le pays une majorité de femmes et d’hommes disponibles pour cette alternative sociale et politique, des forces syndicales, sociales, associatives, politiques que nous voulons rassembler.

Mettre un coup d’arrêt aux politiques en cours, imposer d’autres choix, cela ne peut se faire sans la mobilisation des salarié-es, sans l’intervention citoyenne.

Pour dire non au budget d’austérité du gouvernement VALLS et appeler à ce qu’il soit rejeté !

Pour dire non aux exigences du Medef !

Pour rassembler et construire une alternative à la politique actuelle !

Nous appelons à organiser des manifestations dans les grandes villes de France

 

L’appel constitutif du Collectif 3 A

cliquez ici pour télécharger l’appel

Collectif national alternative à l’austérité

COMBATTONS L’AUSTÉRITÉ
ENSEMBLE RECONSTRUISONS L’ESPOIR

Nous n’en pouvons plus. Le chômage gonfle, boucler le mois devient très compliqué. Les aides sociales reculent, les services publics sont asphyxiés, démembrés, fermés, y compris les services de proximité alors que les usagers se mobilisent pour les défendre. Se soigner, se nourrir et se loger décemment, s’occuper de ses enfants ou de ses parents, devient un parcours du combattant. Partout, nous ne rencontrons que du mépris. Mépris pour les chômeurs auxquels on propose des métiers déqualifiés, des bas salaires, des temps partiels sous-payés, et qu’ils doivent accepter à moins d’être radiés. Mépris, quand les loyers et les charges augmentent et qu’il ne reste rien pour vivre. Mépris, quand dans les HLM, faute de budgets sociaux, les plafonds se fissurent, les ascenseurs sont régulièrement hors service. Mépris quand, à la limite du surendettement, EDF ou GDF-Suez exigent que les factures soient réglées ou sinon, c’est la coupure de l’électricité ou du gaz. Mépris pour celles et ceux qui restent sur le carreau, « en vrac », quand les firmes débauchent même si leurs actions flambent. Mépris partout quand on est blacks, beurs, ou sans-papiers surexploités et sans droits. Mépris, quand après 40 ans au boulot, ne reste qu’une retraite de misère. Mépris quand la concurrence au travail nous casse, parfois tue, et qu’il faut faire toujours plus avec moins de moyens. Enfin, mépris, dans la bouche des dirigeants patronaux et politiques, quand on laisse entendre que cette situation serait de la faute de ceux qui trinquent.

Toutes ces galères font monter une immense colère, chez celles et ceux qui les subissent ou qui les voient sévir autour d’eux. Cette colère est légitime. Nous devons transformer cette colère en une force qui fasse cesser les galères, et impose un autre modèle de société, égalitaire et solidaire.

Vite, très vite ! Car l’exaspération produit aussi du « chacun pour soi » et la guerre des pauvres contre de plus pauvres qu’eux, dont se nourrit le Front National.

Les galères ne viennent pas de nulle part. C’est le résultat du système capitaliste, des politiques libérales et patronales menées depuis des décennies. Depuis 2012, le Président de la République, dans la lignée de son prédécesseur, a enrichi les riches et appauvri les pauvres. Alors que son impopularité tourne aujourd’hui à l’illégitimité, Hollande poursuit sa politique de régression sociale. En plus, il décide autoritairement une réforme des collectivités locales, qui va attaquer plus encore la démocratie et les services publics locaux. Le gouvernement Valls 2, en plein accord avec le MEDEF , donne de nouveaux gages au patronat : démantèlement du code du travail, coupes multipliées dans les dépenses publiques et sociales, accélération des exonérations fiscales pour le capital, démolition de la loi Allur, attaques sur la politique familiale.

Toujours tout aussi autoritairement, au plan international, se négocient dans le plus grand secret des accords de libre échange qui auront des impacts lourds en termes de pouvoirs renforcés des multinationales, de chômage supplémentaire, mal-bouffe. Et se poursuit l’alignement sur la politique étrangère américaine.

L’austérité n’est pas pour tout le monde. Pendant que nous payons, pour eux, les milliards qu’ils empochent, le CAC 40 et les banquiers se gavent : 40 milliards de dividendes versées aux actionnaires en 2013, 5% de plus qu’en 2012.

Cette politique n’est faite ni pour le peuple, ni par le peuple : Il n’a pas voté cela ! Ces nouveaux seigneurs nous gouvernent, circulent et font carrière des sommets de l’Etat aux banques ou aux directions du CAC 40, font leur loi… et se croient au-dessus de la loi.

Cette politique, nous n’en voulons plus. Nous disons : « ça suffit » ! Et nous la combattons.

Beaucoup résistent. Mais nos mobilisations sont trop éparses. Nos combats doivent converger.

Si nous tous, citoyens et citoyennes, salarié-e-s, privé-e-s d’emploi, retraité-e-s, syndicalistes, militant-e-s associatifs et politiques, actrices et acteurs du monde de la culture et du sport, nous nous rassemblons, nous rendrons possible une alternative, une autre politique sociale et solidaire, écologiste et féministe, démocratique.

Nous sommes avec celles et ceux qui luttent et redressent la tête. Avec les salariés qui se battent pour leurs salaires, leurs emplois, leurs droits. Avec les chômeurs, les intermittents, les précaires. Nous sommes dans les luttes pour les droits au logement, à l’éducation, à la santé. Nous sommes dans les luttes des femmes, des migrants, pour faire reculer toutes les discriminations, les exclusions, le racisme, la répression. Nous sommes dans les luttes contre les reculs de la démocratie, à l’œuvre aussi dans les entreprises et les administrations. Nous nous battons contre les projets qui ravagent notre planète et notre environnement.

Nous voulons construire des ponts entre toutes ces luttes.

Nous voulons organiser des mobilisations et des actions communes, localement et nationalement, pour combattre l’austérité et nous en sortir. Le plus rapidement possible.

Partout, nous invitons au lancement de collectifs locaux pour mettre en place des cadres d’actions et de mobilisations communes, soutenir, aider, développer les luttes.

Nous voulons aussi ouvrir un vaste débat, national et local. Comment faire reculer le chômage, quels droits, y compris nouveaux pour les salariés, les citoyens, quelle politique pour le logement, la santé, l’éducation, la culture ? Nous voulons inverser cela : montrer ce que veut et peut le plus grand nombre. Nous voulons qu’on invente les solutions ensemble, en les discutant dans les quartiers, les villes, les entreprises, et sans exclusive : avec toutes celles et tous ceux qui viendront faire entendre leurs exigences sociales contre l’austérité. Nous nous proposons de d’élaborer, mettre en débat ensemble des mesures d’urgence.

Il est plus qu’urgent de nous rencontrer, urgent de résister, urgent de reprendre le contrôle de nos vies, urgent d’empêcher qu’on nous les vole, urgent d’imposer d’autres choix. C’est le but de notre collectif, qui s’est donné pour tâche de réunir mouvement associatif, mouvement syndical et mouvement politique, afin de porter une alternative à l’austérité dans le débat politique et dans la rue.

Paris, le 10 septembre 2014

Les actes de la rencontre nationale du 21 juin 2014

Cliquez ici pour télécharger les Actes des Rencontre du 21 Juin

Appel (personnalités, syndicalistes, associatifs, politiques) pour le 12 avril 2014

 

Deux cent personnalités, responsables syndicaux, associatifs, politiques,
personnalités ont signé un appel à une grande marche nationale le 12 avril à Paris.
Signature en ligne : www.marche12avril.org

 

 

  • Vu sur le site de la Fédération CGT des services publics :

La Fédération CGT des Services publics a décidé de participer à la construction de la marche du 12 avril à Paris, à l’appel de personnalités du mouvement syndical, du monde politique, de la culture et du secteur associatif. La marche partira à 14h de la place de la Nation. La Fédération appelle ses organisations à relayer cet appel et à créer les conditions d’une forte présence CGT dans la manifestation.

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Appel 12 avril et premiers signataires
  • Le texte et les signataires

 

MAINTENANT ÇA SUFFIT !
Marchons contre l’austérité pour l’égalité,
et le partage des richesses.

Nous n’en pouvons plus de voir la droite et l’extrême-droite battre le pavé
avec leurs cortèges de haine de l’autre, d’intolérance, de racisme, de
sexisme, d’homophobie et d’intégrisme.

En France, comme dans toute l’Europe, la rigueur budgétaire et l’austérité
imposées par la Commission européenne, François Hollande et le gouvernement
pour satisfaire les marchés financiers nourrissent ce climat malsain. Les
conséquences sont là : services publics démantelés, acquis sociaux mis à
mal… Le chômage monte, la précarité s’étend, les jeunes galèrent, les
salaires et les retraites sont en berne. Les inégalités se creusent tandis
que les grandes entreprises versent aux actionnaires des dividendes
insolents. Partout ces politiques provoquent indignations, colères et
désespoirs. Elles nous révoltent.

Elles s’accompagnent du recul général des droits : à l’éducation, à
l’emploi, à un revenu décent, à la santé, à un logement stable et décent…
Les inégalités d’emploi et de rémunération attaquent plus durement les
droits des femmes et des migrants. La répression s’abat sur les sans
papiers, les Roms, les plus précaires, et ceux qui les défendent. Alors que
des choix politiques résolument à gauche devraient s’imposer face à la
crise, les renoncements du gouvernement devant les exigences du Medef et de
la droite en matière sociale, environnementale, familiale, et sur le droit
de vote des étrangers… scandalisent.

Avec l’assentiment enthousiaste du Medef, le président de la République
veut désormais faire du << pacte de responsabilité >> le coeur de sa
politique. Au patronat, il octroie 35 milliards d’allègement de
cotisations. Qui peut croire que ce nouveau cadeau permettra de lutter
contre le chômage ?
Devant un Medef qui refuse de s’engager sur des créations d’emplois, le
gouvernement Ayrault s’engage, lui, à réduire les dépenses publiques de 50
milliards d’euros. Dans la ligne de mire, la sécurité sociale et les
services publics. Mais ce sont aussi les collectivités territoriales
asphyxiées, les associations étouffées, la culture sacrifiée. Ce n’est
décidément pas cela que nous voulions, nous qui, par millions, avons
contribué à chasser Sarkozy.

Personnalités morales, acteurs du monde de la culture et des arts, du monde
du sport, responsables syndicaux, associatifs, politiques, nous sommes
divers par nos engagements. Ensemble, nous voulons construire une dynamique
pour une alternative sociale, démocratique, écologique, féministe fondée
sur la solidarité. Nous appelons le samedi 12 avril à Paris à une marche
nationale d’espoir à gauche, contre l’extrême droite, pour l’abandon du
<< pacte de responsabilité >>, pour une juste distribution des richesses.
Cette marche ne restera pas sans lendemain.

Personnalités :
Alévêque Christophe, humoriste
Pudal Romain, sociologue, CNRS.
Amable Bruno , economiste, universite Paris 1.
Amara Jean Claude, créateur Droits Devant
Andersson Nils, Sortir du colonialisme
André Tosel, philosophie
Aries Paul , rédacteur en chef mensuel les Z’indigné(e)s.
Beauvois Dehphine, Front de gauche féministe
Ben Ayed Choukri, chercheur
Bernier Aurélien, essayiste
Bidet Jacques, philosophe
Bloch Bernard, comédien metteur en scène
Bonnery Stéphane, chercheur sciences de l’éducation
Brom Jean-Marie, chercheur au Laboratoire mixte CNRS/Université
Louis Pasteur (Strasbourg)
Cassen Bernard, secrétaire général de Mémoire des Luttes
Caveng Remy , sociologue, universite de Picardie
Churin Samuel, comédien
Comolli Jean Louis, cinéaste
Cours-Salies Pierre, sociologue, Professeur émérite Paris 8
Demoule Jean Paul, professeur à Paris1, ex président de l’INRAP
Ernest Pignon-Ernest, artiste plasticien
Ethuin Nathalie , sociologue, universite Lille 2.
Fernandez Nilda, chanteur
Gadrey Jean, économiste
Gaillot Jacques, évêque
Généreux Jacques, économiste
George Suzanne, écrivain
Gérard Mordillat, écrivain cinéaste
Gori Roland, professeur émérite, Appel des appels
Guillaume Pigeard de Gurbert, professeur de philosophie
Harribey Jean Marie, économiste
Husson Michel, économiste
Jounin Nicolas , sociologue, universite Paris VIII.
Lacroix Bernard , politiste, Institut Universitaire de France.
Lagrave Rose-Marie , sociologue, EHESS.
Landini Léon, président de l’amicale Carmagnole-Liberté FTP-MOI
Laurens Sylvain , sociologue, EHESS.
Le Pors Anicet, ancien ministre de la Fonction publique
Lebaron Frederic , sociologue, universite Versailles-Saint Quentin.
Lerichomme Jacques, Conseiller régional PACA
Lhomme Stéphane, observatoire du nucléaire
Mangenot Marc , économiste
Marty Christiane, Féministe et Chercheuse
Masclet Olivier , sociologue, universite Paris Descartes.
Mathieu Grégoire maitre de conférence en sociologie
Mauger Gerard , sociologue, CNRS
Mordillat Gérard, cinéaste
Naessens Muriel, Féminisme Enjeux, théâtre de l’opprimé
Naszalyi Philippe, universitaire
Neyrat Frederic , sociologue, universite de Limoges.
Nicolas Frize, compositeur
Palheta Ugo , sociologue, universite Lille 3.
Pelletier Willy , sociologue, universite de Picardie.
Pena Ruiz Henri, philosophe
Pépin Josée, membre du collectif Tenon
Petit Jean Claude, compositeur chef d’orchestre
Pinçon Michel, sociologue
Pinçon-Charlot Monique, sociologue
Pinto Louis, sociologue, CNRS.
Poliak Claude, sociologue, CNRS.
Pudal Bernard, politiste, universite Paris Ouest
Ramaux Christophe, économiste
Ramonet Ignacio, journaliste
Rigaudiat Jacques, économiste
Ristat Jean, poète, directeur des Lettres Françaises
Séguy Georges, résistant déporté ex secrétaire général CGT
Sève Lucien, philosophe
Trillat Marcel, cinéaste
Trouvé Aurélie, militante altermondialiste
Willemez Laurent, sociologue, universite Versailles-Saint Quentin

Syndicalistes

Achaintre Thierry, secrétaire CGT Euriware
Amiel Frédéric, syndicat ASSO Solidaires
Angot Michel, FSU territoriaux
Baille Nicolas Secrétaire général fédération CGT equipement environnement
Bindel Jean Luc fédération CGT agro alimentaire
Bonnard Jérome, Sud BPCE Solidaires
Borras Stéphane, Solidaires 31
Bressan Eugénio, ex-secrétaire national SNES-FSU
Bubakhti Ahmed, Sud PSA Poissy Solidaires
Camara Mamadou, secrétaire Sud -TICE Solidaires
Canon Jean-Marc, secrétaire général de l’UGFF CGT
Chauveau Raymond, syndicaliste CGT
Chessa Mireille, syndicaliste CGT
Cohen Fabien, secrétaire syndicat de dentistes centres de santé
Couderc Christophe, secrétaire général de l’UD CGT 09
Damoiseau Philippe, Fédération Sud Collectivités territoriales Solidaires
Debons Claude, syndicaliste CGT
Degoussée Laurent, Sud Commerce Solidaires
Delecourt Christophe, syndicaliste CGT Finances
Devauchelle Jean, syndicat AP-HP Solidaires
Fayet Catherine, responsable Sud santé au CHSF
Galepides Nicolas, Sud PTT Solidaires
Garcia Patricia, Sud sociaux Solidaires
Ghazi Karl , responsable syndical CGT commerce
Glorian Grégory, secrétaire général de l’UD CGT 62
Gravouil Denis, syndicaliste CGT culture
Harl Françoise, Sud Education Solidaires
Jacquard Jean Pierre délégué, CGT central CGT Ducros Mory
Joly Pascal, secrétaire général de l’URIF CGT
Juraver Philippe, syndicaliste CGT – Front des luttes
Lafontan Jean, ex secrétaire général SNEP-FSU
Lambert Elie, Solidaires Douane
Larrivée Frédéric, syndicaliste CGT Finances publiques Marseille
Lavaud Marc, Solidaires 45
Le Reste Didier, syndicaliste CGT, Front des luttes
Leberquier Olivier, CGT Fralib
Lemaire Arlette, secrétaire nationale SNASUB-FSU
Lequeau Serge, Solidaires 22
Manciaux Catherine, co/secrétaire générale SNUPDEN-FSU
Mangin Jean, sidérurgiste FO à Florange
Mathieu Xavier, syndicaliste CGT ex Conti
May Eric, secrétaire syndicat de médecins
May Oriane, Présidente de l’AGE de l’UNEF
Michel Claude, syndicaliste CGT spectacle
Moreira Carlos, secrétaire général de la Fédération nationale CGT des
Industries chimiques
Orhesser Hélène, Solidaires 13
Ossant Hervé, secrétaire général de l’UD CGT 93
Painchan Reza, syndicaliste FO
Périllat Marie Cécile, responsable syndicale FSU
Peyrade Marc, secrétaire général de la FILPAC CGT
Pierre Le Ménahès, ex secrétaire général CGT SBFM
Piron Dominique, responsable départemental CGT 72
Ponvert Véronique, responsable syndicale FSU
Prince Mickael, CGT STEF Chaulnes
Puydebois Jean Louis, syndicaliste FSU 19
Sanchez Daniel, syndicaliste CGT
Schmitt Jerome, secrétaire de la fédération des syndicats Sud Energie
Sergent Nicole, syndicaliste FSU
Sueur Eric, Secrétaire général FSU Ile de France
Taillandier Christian, secrétaire national SNUITAM-FSU
Talbot Baptiste, secrétaire général de la Fédération CGT des Services
publics
Trésallet Guy, syndicaliste FSU – Front des luttes
Van Rensberger Michel, responsable CGT Presstalis
Vaulot Corinne, secrétaire générale CGT Educ 31
Verzeletti Céline, syndicaliste UGFF CGT
Vidallet Gisèle, secrétaire générale de l’UD CGT 31
Vire Emmanuel, SNJ CGT Jean Luc Bindel syndicaliste agro alimentaire CGT
Wallet Nicolas, Secrétaire général FSU 75
Witt syndicaliste étudiante
Ziegelmeyer Laurent, responsable CGT Sanofi Paris

Associations / Autres organisations

Antony Michel, ancien président des hôpitaux et maternité de proximité
Azaria Ana, présidente de Femmes Egalité
Bache Marinette, Résistance Sociale
Bonnet-Ouladj Emmanuelle, dirigeante d’une fédération sportive
Brival Marie Laure, Collectif maternité des Lilas
Chailley Jean Claude, Résistance Sociale
Chocteau Guillaume, responsable associatif
Dareau Luc, militant économie solidaire
Deluze Evelyne, secrétaire de la coordination des hôpitaux et maternité de
proximité
Derrien Hélène, vice-présidente de la coordination des hôpitaux et
maternité de proximité
Dulong Ourdia, Faire Front à gauche, amis de l’usine
Eyraud Jean Baptiste, DAL
Favier Jean Pierre , président d’un club omnisports
Forte Eric, dirigeant économie sociale et solidaire
Franchet Pascal, vice président du CADTM-France
Garcia Francisco , président d’Ensemble et solidaires UNRPA
Guibert Geneviève, Collectif 37 notre santé en danger
Habel Janette, coprésidente de la Fondation Copernic
Hallinger Patrick, secrétaire de la Convergence nationale de défense et
développement des services publics
Hernando Michel , Faire Front à Gauche, amis de l’usine
Khalfa Pierre, coprésident de la Fondation Copernic
Le Mignot Renée , co-présidente du MRAP
Longerinas François, Dirigeant économie sociale
Martins-Viana Lydia , dirigeante nationale du sport français
Massiah Gus, membre fondateur de l’IPAM
Mayer Sylvie, dirigeante économie sociale
Milesy Jean Philippe, dirigeant économie sociale et solidaire
Minot Didier , collectif des associations citoyennes
Nay Françoise, présidente pour la coordination des hôpitaux et maternité de
proximité:
Potavin Jack, dirigeant économie sociale
Robin Philippe , président d’un club omnisports
Rollat Danielle , vice-présidente d’Ensemble et solidaires UNRPA
Rotjman Suzy, CNDF
Surduts Maya, CNDF CADAC
Trouve Gilbert, dirigeant d’une fédération sportive
Villechalane Philippe, Association de luttes contre le chômage et la
précarité
Vivien Didier , dirigeant sportif
Zedriri Malika, Association de luttes contre le chômage et la précarité

Politiques

Adenot Dominique, ANECR
Amard Gabriel, Président de la Gauche Par l’exemple
Assassi Eliane, PCF
Autain Clementine, Ensemble
Bakin Benjamin , Alternative Libertaire
Besancenot Olivier, NPA
Billard Martine, co présidente du PG
Buffet Marie George, PCF
Castex Françoise, députée européenne
Chassaigne André, PCF
Esquerre Laurent , Alternative Libertaire
Hoang Ngoc Liem député européen
Idir Noredine, MJCF
Jallamion Lucien, République et Socialisme
Laurent Pierre, PCF
Le Hyaric Patrick, député européen, directeur de l’Humanité
Malaisé Céline, conseillère régionale Ile de France
Martin Myriam, Ensemble
Martin Elisa, membre du BN du Parti de Gauche
Mélenchon Jean- Luc, depute européen, coprésident du PG
Pelissier Jean-François, Ensemble
Picquet Christian, GU
Pierrel Christian, porte-parole national du PCOF
Poupin Christine, NPA
Poutou Philippe, NPA
Simonnet Danielle, SN du PG, conseillère de Paris
Soboul Edith, Alternative Libertaire
Toubhans Marie-Pierre, Ensemble
Touly Jean-Luc, conseiller régional apparenté EELV
Vergiat Marie Christine, députée européenne

 

 

Toulouse : nouvelle forme d’unité d’action

Après Marseille, une nouvelle façon de pratiquer l’unité d’action, et plus généralement un front social élargi aux partis politiques, est en train de s’expérimenter à Toulouse. Un appel à l’action est lancé pour le 1er mars 2014, sous la responsabilité de CGT, FSU, Solidaires; mais il est également soutenu explicitement dans les tracts d’appel par les partis politiques : EELV, Front de gauche, NPA, LO, et des associations.

A Marseille, un dispositif comparable avait abouti à une manifestation réussie en janvier, doublée ici d’un réseau d’entreprises coordonnées (dont Fralib, SNCM…), qui se pérennise. Ces deux expériences innovent sur la manière d’associer de manière complémentaire mobilisations sociales et nécessaire action des forces politiques, tout en gardant son indépendance réciproque, plutôt qu’observer depuis des décennies soit une hiérarchie malencontreuse (jusque vers les années 1980-90), ou une prise de distance appauvrissante. A suivre.

Cliquez pour visionner l’appel officiel : Manif 1er mars

Ensemble, imposons un autre partage des richesses
pour gagner le progrès social
Alors que les dividendes des grandes entreprises flambent, les politiques d’austérité font rage dans la Haute Garonne. Le taux de chômage (10,6%) est catastrophique, les plans de restructuration, de délocalisation et d’abandon d’activité se succèdent : Mory Ducros, la Poste, EADS, SANOFI, Thalès, Logista, Stéria, SNCF, FNAC, Air France,…
Sous prétexte de concurrence économique, on nous impose des salaires et pensions de misère, un pouvoir d’achat en berne, une précarité sans précédent (8,7 millions de personnes vivent en France en dessous du seuil de pauvreté, 11% en Haute Garonne), la casse des services publics et de notre industrie et la
dégradation de l’environnement. Vivre à Toulouse induit un important coût de la vie, des difficultés à se loger d’autant plus que les inégalités de revenus sont les plus fortes de Midi Pyrénées.
L’austérité s’amplifie
Les politiques d’austérité présentées par F. Hollande en ce début d’année au nom d’une très libérale « politique de l’offre » vont accroître la misère et saigner encore un peu plus les salariés.
Sur la période 2014-17, les économies publiques annoncées réduisent les dépenses socialement utiles à hauteur de 65 milliards d’euros soit l’équivalent du budget de l’éducation nationale, du jamais vu !
Le rôle social et « redistributeur » de l’Etat s’amoindrit, les services publics subissent de nouvelles coupes claires et la fiscalité est mise au service exclusif des intérêts du capital.
Le patronat se frotte les mains !

La loi de «sécurisation de l’emploi» a déjà limité considérablement les droits des salariés par le chantage à l’emploi. La dernière « réforme » des retraites a amplifié les méfaits des précédentes et paupérisera un peu plus les retraités.
C’est au nom d’un soi-disant «coût du travail» trop élevé que le patronat s’en prend à nouveau aux cotisations de la Sécurité Sociale dénoncées
comme des «charges insupportables ». Et le gouvernement le suit !
Le cadeau de 30 milliards d’euros, pris sur la branche famille, octroyé au patronat serait intégralement financé en 2017 par les salariés.
Le coût du capital détruit l’emploi, les salaires, les services publics, la protection sociale
Il y a nécessité de tourner le dos à ce modèle économique et financier qui privilégie les actionnaires au détriment de l’humain, de l’investissement, de la solidarité et de l’environnement.
Nous avons besoin, pour reconquérir nos droits et en gagner de nouveaux comme la nécessaire égalité entre hommes et femmes et entre français et immigrés, de rebâtir des cadres collectifs et solidaires.

Samedi 1er mars manifestation interprofessionnelle unitaire
10h30 place Arnaud-Bernard
LES MOYENS EXISTENT! POUR UNE AUTRE REPARTITION DES RICHESSES.

EXIGEONS :
 Des augmentations des salaires, des pensions et des minima sociaux,
 un SMIC à 1 700 € dès la première embauche sans qualification,
 des garanties collectives pour le maintien et la création d’emplois pérennes,
 une protection sociale solidaire renforcée assise sur les cotisations sociales.
 le développement de services publics de qualité
 l’arrêt des licenciements « boursiers », des plans sociaux, des délocalisations

Organisations soutenant la manifestation : EELV, Front de gauche (Ensemble, GU, PCF, PCOF, PG), NPA, LO, Université Populaire de Toulouse, Mutuelle Mutami, Unef, RESF 31, Copernic…

18 mars : la FSU appelle

Nous avons publié divers documents de préparation d’actions syndicales convergentes ou de documents de réflexions, entre autre pour le 18 mars 2014, mis en avant par FO le jour d’une action unitaire déjà prévue par les personnels de la sécurité sociale.

Nous publions ce jour la décision de la FSU.

Des rencontres intersyndicales interprofessionnelles sont prévues dans les jours prochains pour préciser les choses.

La FSU appelle à la grève unitaire pour l’emploi, les salaires et la protection sociale le 18 mars

Emploi, pouvoir d’achat et salaires, accès aux services publics, protection sociale… la situation économique et sociale continue de se dégrader. Les salariés du public comme du privé, mais aussi les jeunes, les chômeurs et les retraités ne l’acceptent pas.

Le pacte de responsabilité proposé par le gouvernement est conditionné à une nouvelle et importante réduction des dépenses publiques. Or cette politique est déjà responsable depuis des années, de la baisse des salaires des agents de la Fonction publique, d’une réduction considérable des emplois et d’une dégradation des services publics à la charge de l’Etat et des collectivités territoriales. La fin de la contribution des entreprises à la branche famille à l’horizon 2017 va constituer un manque à gagner pour la protection sociale et risque d’entraîner sa fiscalisation.

Notre modèle social est ainsi fragilisé alors qu’il avait été reconnu comme un amortisseur de la crise.

S’il est nécessaire de prendre des mesures pour relancer l’emploi, cela ne doit pas se faire au détriment des services publics, de la fonction publique et de ses agents pour compenser de nouvelles aides aux entreprises, sans contrôle. D’autant que la politique de réduction des cotisations sociales et des aides diverses aux entreprises, n’a pas fait la preuve de son efficacité.

La FSU exige, avec d’autres organisations syndicales, la généralisation de la conditionnalité des aides et exonérations fiscales aux entreprises à la mise en œuvre d’objectifs d’investissements économiques et sociaux (emploi, salaires, qualification…). Pour la FSU, les conditions de la reprise de l’activité passent par une réforme fiscale, réhabilitant l’impôt et organisant une redistribution des richesses tout en luttant contre l’évasion et la fraude fiscales. Il faut sortir des politiques d’austérité qui nous enferment dans une spirale récessive.

Pour la FSU, la fonction publique et les services publics sont créateurs de richesse et participent au développement de l’activité et de l’attractivité de notre pays. Ils ont donc besoin d’être soutenus ou développés, et c’est particulièrement vrai en période de crise. Et réformer la Fonction publique nécessite des moyens.

Les agents de la fonction publique, qui n’ont pas non plus été épargnés ces dernières années (suppressions massives d’emplois, gel du point d’indice, retraites, précarité…), ne peuvent plus attendre. Si le premier ministre a apporté le démenti que nos fédérations de fonctionnaires demandaient  concernant la baisse de pouvoir d’achat et le gel des avancements, il confirme néanmoins que la fonction publique participera à la baisse de la dépense publique, ce qui apparaît comme une vraie contradiction… Or, la reconnaissance du travail des fonctionnaires appelle la fin du gel du point d’indice et l’ouverture de négociations pour la revalorisation de tous.

Pour réorienter les choix économiques, sociaux et environnementaux, les organisations syndicales ont la responsabilité de proposer des alternatives et d’organiser le rassemblement et les  mobilisations nécessaires des salariés du public et du privé. 

 

La FSU juge indispensable une journée nationale d’action interprofessionnelle et unitaire pour l’augmentation des salaires et des pensions, l’emploi, la protection sociale, le développement des services publics et contre une nouvelle réduction des dépenses publiques.

C’est pourquoi la FSU appelle tous les agents de la fonction publique à la grève le 18 mars.

Elle souhaite que d’autres organisations de la fonction publique se joignent à cette action et leur proposera un appel commun à la grève.

La FSU participera à la rencontre interprofessionnelle du 21 février afin d’inscrire ses revendications pour la fonction publique et ses agents avec celles des salariés du privé et préciser les modalités d’actions de cette journée. 

La FSU s’engage également pleinement dans la manifestation du 4 avril à Bruxelles organisée par la Confédération Européenne des Syndicats en faveur d’un plan européen pour l’investissement, une croissance durable et des emplois de qualité.

Les Lilas le 18 février 2014

Des documents pour agir

Nous avions publié, avant la journée CGT du 6 février,  des extraits de l’appel de Force ouvrière à manifester le 18 mars prochain contre le Pacte de « responsabilité » initié par le gouvernement Hollande.  Depuis, les choses bougent, même si l’absence de vraie démarche unitaire de FO soulève aussi des interrogations et des critiques. La Comité confédéral CGT du 11 et 12 février a décidé le principe d’un appel au 18 mars.  Non sans débats, mais dans un souci de rassembler. Cela devrait ouvrir la voie à d’autres appels. L’utilisation par FO de la date du 18 mars, à l’origine une journée de lutte déjà lancée depuis janvier par toutes (donc aussi la CFDT) les fédérations des organismes sociaux (les personnels de sécurité sociale) suscite également des remous côté CFDT. Car la portée du 18 mars changerait évidemment de dimension, pour devenir un « moment interprofessionnel » face au Pacte de responsabilité du gouvernement.

Nous publions ci-dessous divers documents qui indiquent une recherche d’action, tout autant que de mise en débat de réflexions sur le fond, comme par exemple les questions posées par la place historique des cotisations d’allocations familiales (voir les documents de l’UD CGT des Hauts de Seine), les préoccupations qui continuent à parcourir le syndicalisme sur l’offensive des extrêmes-droites dans la rue  (voir le document « 7 jours » de la FILPAC CGT), et la manière dont l’Union syndicale Solidaires se positionne dans ce contexte. Nus ajoutons aussi un document du Comité national CGT des privés d’emploi, qui indique comment il se positionne sur le fond, pour l’indemnisation des chômeurs et pour une 5ème branche de la Sécurité sociale.

CLIQUEZ :

 

La Sécurité Sociale, à défendre plus que jamais

face aux démolisseurs du MEDEF et du gouvernement,

complices dans le projet de démantèlement de la branche famille,

un des trois piliers de notre Sécu, avec les branches maladie et retraite.

 

 

Ne laissons pas amputer la Sécu de sa branche famille !

 

Les fossoyeurs du progrès social sont à pied d’œuvre.

 

Le MEDEF et le Président de la République, avec son gouvernement PS, sont en effet main dans la main, décidés à frapper très fort, à franchir un cap dans le démantèlement de la Sécurité Sociale.  

 

L’attaque est d’une envergure inédite : bien que puisant dans les reculs sociaux successifs infligés depuis vingt-cinq ans environ à notre Sécurité Sociale, de plan Seguin en plan Rocard, de lois Balladur en loi Ayrault, d’exonérations de cotisations sociales en rabougrissements des remboursements et prestations, de recul de l’âge de la retraite en casse de l’hôpital public, le projet de suppression des cotisations sociales famille répond totalement au cahier revendicatif du MEDEF et franchirait un saut « qualitatif » (si l’on peut dire !) dans l’œuvre de démantèlement de cette formidable conquête sociale qu’est la Sécu.

 

Alors que notre Sécurité Sociale a pris son essor à la Libération et que nous allons commémorer le 70ème anniversaire de l’élaboration du programme du Conseil National de la Résistance (CNR) qui portait cette ambition de création de la Sécurité Sociale, toujours aussi moderne en notre 21ème siècle, il est indispensable de ne pas se laisser voler cet héritage de progrès social et donc de trouver les moyens de se rassembler pour stopper la régression annoncée.

 

La première urgence est d’alerter et de faire entendre une position claire de refus de la suppression de cotisations sociales famille !

 

Le tract de l’UD a été rédigé dans ce but et il est donc à utiliser partout pour cette première tâche. (Voir ci-joint)

 

Ce n’est pas parce qu’elles sont baptisées cotisations de « l’entreprise » que les cotisations sociales Famille sont la propriété de l’employeur, du patronat : rappelons haut et fort que ce sont les salariés, et eux seuls, par leur travail, qui créent les richesses dans l’entreprise.

 

Prendre la mesure exacte de l’ampleur de la régression sociale projetée, alerter et riposter doivent être à l’ordre du jour dans chaque syndicat, dans toutes nos réunions de syndiqués.

Prendre la mesure de l’ampleur de la réduction annoncée des dépenses publiques et de ravages sociaux que cela provoquerait

 

Le plan d’austérité présenté par le 1er Ministre, – un plan démentiel ! – a été détaillé de la façon suivante :

 

– 15 milliards de dépenses publiques en moins pour 2014 !

– 18 milliards en 2015 !

– 18 milliards en 2016 !

 

Ces réductions inacceptables, d’une ampleur considérable, si rien ne les remettait en cause sur le terrain, si aucune lutte ne les contestait frontalement, frapperaient alors les services publics dans leur capacité à répondre avec efficacité aux besoins des populations. Elles rétréciraient leurs capacités d’investissements (70% des investissements sont actuellement le fait des collectivités territoriales) et donc nuiraient en définitive à l’emploi.

 

On le voit, la politique d’austérité pour les travailleurs est terriblement contreproductive pour notre économie.

 

C’est aux actionnaires, à leurs privilèges, concrétisés par les dividendes qui leur sont versés qu’il faut appliquer l’austérité. C’est le coût du capital qu’il faut réduire.

 

A cela s’ajoute encore un cadeau extraordinaire pour le MEDEF, et le mot « cadeau » est faible tant le coup que le gouvernement veut porter aux salariés est sans précédent : c’est l’annonce de la suppression des cotisations sociales famille dont les 35 milliards aujourd’hui acquittés par les entreprises à partir des richesses créées par le travail salarié disparaitraient dans les poches des actionnaires pour grossir encore leur butin.

 

Voilà ce qui a été annoncé par le gouvernement en guise de vœux de bonne année.

 

Nul doute que le MEDEF se réjouit, car, tandis que les travailleuses et travailleurs salariés sont durement frappés par la violence patronale, les responsables de la crise, gros actionnaires et grands banquiers, eux, sont épargnés, choyés et encouragés à poursuivre dans la même voie de destruction des emplois durables et de rabaissement des droits sociaux afin qu’ils puissent ainsi se garantir une bonne rentabilité des capitaux investis. 

 

Un seul fil conducteur à cette politique, engagée par Hollande et son gouvernement dès l’acceptation du traité européen d’austérité (le TSCG), mais désormais assumée pleinement, en tant que politique commune au MEDEF et au gouvernement : baisser ce que le patronat appelle le « coût du travail ».

 

Comme si depuis 30 ans que cette politique a été initiée et développée, il n’y avait pas eu suffisamment d’expériences concrètes démontrant son injustice sociale flagrante et son inefficacité économique totale !

 

Analyser les enjeux et débattre des revendications à formuler pour construire la riposte et l’alternative

 

Des débats à pousser en interne dans la CGT à partir de problématiques à clarifier et sur des questions à trancher. 

 

Des aides conditionnées à des objectifs ?

 

A la CGT, nous avons chiffré à 200 milliards environ le total des aides fiscales accordées par l’Etat. Il est clair, de prime abord, que ce montant colossal doit être évalué et expertisé par les travailleurs salariés et leurs représentants syndicaux afin d’en mesurer l’utilité exacte pour l’emploi durable et le développement économique.

 

C’est pourquoi nous revendiquons la mise en place de droits de contrôle pour les organisations syndicales, les salariés et leurs Comités d’entreprise afin de pouvoir évaluer, supprimer et/ou de réorienter ces aides. Cela suppose d’intervenir auprès des pouvoirs publics, de façon centrale vers le gouvernement, et décentralisée en direction de chaque Préfecture afin que soient mis en place les moyens et les outils publics nécessaires à ce contrôle.  

 

N’entretenons pas la confusion entre impôts et cotisations sociales en confondant toutes les mesures fiscales, quelle que soit leur objet, sous le vocable « aides aux entreprises »

 

Il nous faut voir également que nous ne pouvons mettre dans le même sac de ce que l’on appelle « aides » aux entreprise, ce qui, d’un côté peut apporter des moyens financiers supplémentaires pour embaucher de façon durable, développer les formations et les qualifications des salariés, et pour cela, en aidant à réduire le coût des emprunts bancaires, et par une fiscalité qui pénaliserait les revenus du capital, avec ce qui, d’un autre côté, comme par exemple la compensation fiscale des exonérations de cotisations sociales, s’avère en fait un accompagnement public au désengagement du financement socialisé de notre Sécurité Sociale.

 

Cette compensation publique au pillage et au vol des cotisations sociales par le patronat ne peut être comptabilisée comme une « aide » :

 

redisons-le, les exonérations de cotisations sociales accordées aux entreprises n’ont pas être conditionnées à un quelconque et illusoire résultat en termes d’emplois, mais elles doivent être supprimées, et ce sont bien les dividendes et les intérêts bancaires qui, étant les vraies charges pesant sur le dynamisme économique des entreprises, doivent être réduits le plus possible. 

 

Conditionner les exonérations de cotisations sociales à la perspective de créations d’emplois est profondément illusoire et revient à légitimer l’idée que c’est « le coût du travail », comme le prétendent les patrons qui serait à un obstacle à l’emploi. Cette légitimation par le syndicalisme serait une défaite idéologique majeure, ou, pour le dire autrement, nous marcherions complètement « à côté de nos pompes » car cela nous amènerait à renoncer à cette grande conquête sociale que représente la mise en place du salaire socialisé.

 

Il est urgent, comme nous le revendiquons au plan confédéral, de gagner l’ouverture d’un grand débat public et national sur le droit au travail et la création d’emplois, sur ce qui encourage et favorise le développement de l’emploi, ou, au contraire, le freine et l’étouffe : c’est tout le sens de notre campagne CGT sur le coût du capital, afin de mettre en lumière et en accusation les multiples façons que possède ce coût pour parasiter l’activité économique réelle, pousser aux suppressions massives d’emplois, au chantage sur le niveau des salaires, au déclin de notre industrie et de notre recherche publique, à la privatisation des services publics. 

 

Contreparties : impossible de se situer sur ce terrain piégé !

 

Il est possible de combattre le projet de régression sociale que constitue la volonté gouvernementale de supprimer les cotisations sociales famille.

 

A condition de ne pas se fourvoyer, plus ou moins ouvertement ou consciemment, dans une stratégie d’accompagnement de la politique du gouvernement, et donc de ne pas entretenir une confusion entre impôts et cotisations sociales.

 

Ainsi, disons-le haut et fort : il ne peut y avoir de contreparties à toutes les mesures d’exonérations de cotisations sociales et à l’annonce de la suppression des cotisations sociales famille. Tout simplement parce qu’elles représentent la partie socialisée du salaire, qu’elles sont la propriété des salariés, le patrimoine des travailleuses et travailleurs et que le recul social ne se négocie pas, il se combat !

 

Il est totalement illusoire de penser qu’il puisse y avoir des contreparties bénéfiques en termes d’emplois à partir d’une réduction de ce salaire socialisé, – du « coût du travail » comme disent nos adversaires capitalistes – alors que nous savons pertinemment qu’il faut augmenter les salaires pour sortir de la crise. Par contre, il peut et il doit y avoir exigences de contreparties aux aides fiscales accordées par l’Etat aux entreprises, après avoir établi clairement la définition de ce qu’est « une aide » aux entreprises : une « aide » devrait logiquement se comprendre comme diminuant le coût du capital.  

 

Pour les jours et semaines à venir …

 

1.       Reprenons le flambeau de nos revendications sur le financement de la Sécu à partir de notre triptyque salaire – emploi – cotisation sociale qui reste le seul cohérent pour un financement dynamique de la Sécu reliant droits collectifs et individuels (chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins), intérêts professionnels et interprofessionnels.

 

2.      Préparons la prochaine étape de lutte interprofessionnelle en refusant de négocier dans le cadre du « pacte de responsabilité » (« l’Union sacrée » autour de l’austérité) que le gouvernement veut imposer et en exigeant un autre cadre de négociations par la mobilisation dans l’action interprofessionnelle sur des revendications claires et précises.

 

8 Février 2014

Unitaires contre l’extrême droite, ses idées, ses pratiques

Communiqué commun

Lancement de la campagne unitaire des organisations syndicales et étudiantes CGT, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL

Unitaires contre l’extrême droite, ses idées, ses pratiques.

Les absences de réponses aux questions sociales vécues par les salariés, les privés d’emploi, les retraités mais aussi les jeunes ainsi que la crise avec ses conséquences dramatiques fournissent un terreau exploité par l’extrême droite. Les politiques d’austérité génèrent une aggravation du chômage, le développement des inégalités sociales, de la précarité, de la pauvreté et des processus d’exclusion. Cela accroît la désespérance sociale.

La montée des idées et de l’influence de l’extrême droite, et particulièrement du Front National, impacte le monde du travail et par conséquent le mouvement syndical.. Par leur histoire, leurs traditions, leurs valeurs, dans leurs pratiques et leurs capacités à proposer et agir au quotidien contre les inégalités et les injustices, les organisations syndicales sont confrontées aux propos, aux programmes, aux idées et pratiques de l’extrême droite, qu’elles sont déterminées à combattre.

Dans un contexte européen marqué par la remontée de courant d’extrême droite, nos organisations syndicales récusent la banalisation d’un parti dont l’histoire, les idées et pratiques n’en demeurent pas moins antirépublicaines, xénophobes et sexistes. Les organisations syndicales CGT, FSU et Solidaires ont décidé d’initier un travail en commun afin d’unir leurs forces pour construire un argumentaire, utilisable par tous les militants sur l’ensemble des territoires, sur les différentes questions sociales en jeu.

Ce travail s’inscrit dans le prolongement de l’appel « La préférence nationale n’est pas compatible avec le syndicalisme » signée en mars 2011.

Pour lancer cette campagne commune, elles organisent une journée de travail sous forme d’ateliers autour de thématiques diverses, le 29 janvier prochain à Paris. Cette journée se conclura par un temps fort d’expression syndicale, sous la forme d’un meeting avec la participation des premiers responsables de nos organisations, à Montreuil.

Nous entamerons ainsi une campagne de longue durée qui sera marquée par des initiatives larges communes dans les entreprises, administrations, services publics, localités et départements.

Le, 4 décembre 2013