austérité

Une pétition de syndicalistes allemands en soutien au peuple grec

 Alors que l’Allemagne de Angela Merkel apparait comme l’opposante frontale au gouvernement Syriza, une voix s’élève dans ce pays pour soutenir la Grèce : des syndicalistes DGB, Verdi, IG Metall!
Elle vaut la peine d’être connue et soutenue.
 
Pétition signée par les principaux dirigeants syndicaux allemands (DGB, Ver.di, IG Mettall…).

La Grèce au lendemain des élections – une chance pour l’Europe, non une menace

Le séisme politique qui a eu lieu en Grèce est une chance non seulement pour ce pays, qui est frappé de plein fouet par la crise, mais aussi pour repenser et corriger dans ses fondements les politiques sociales et économiques de l’UE.

Nous mettons en exergue ici de nouveau une critique à maintes reprises formulée ces dernières années par les syndicats : dès le début, les conditions déterminantes, sous lesquelles les aides financières ont été accordées à la Grèce, ne méritaient pas le qualificatif de « réforme ». Les milliards, qui ont été injectés en Grèce, ont été utilisés avant tout pour stabiliser le secteur de la finance. Dans le même temps, à cause de la brutalité des politiques d’austérité menées, le pays a été plongé dans la plus profonde récession qui puisse être et parallèlement a accumulé la dette publique la plus élevée de l’UE. Cela a eu pour conséquence de déclencher une crise humanitaire et sociale sans précédent en Europe : un tiers de la population vit dans la pauvreté, la couverture sociale a été massivement fragilisée, le salaire minimum a été abaissé de 22 %, le système de convention collective ainsi que d’autres droits protégeant ceux qui sont encore employés ont été démantelés. Enfin, ce sont précisément les catégories à faibles revenus qui font l’objet de pression fiscale supplémentaire. Le chômage est actuellement à 27 % et atteint même 58 % chez les jeunes. Nombreux sont ceux qui n’ont pas les moyens suffisants pour payer nourriture, électricité, chauffage et loyer. Une part importante de la population ne souscrit plus à une assurance maladie et a accès aux soins médicaux seulement dans les cas d’urgence. Ainsi, les résultats électoraux constituent un réquisitoire définitif contre ces politiques qui ont échoué.

Ces dernières n’ont rien à voir avec le concept de réforme. Elles sont dans les faits à l’origine des difficultés rencontrées par la Grèce. Aucun des problèmes structurels du pays n’a été résolu, mais au contraire de nouveaux ont été générés. Ces politiques ont été des politiques pour démanteler et non pour construire. Des réformes structurelles dignes de ce nom ouvrent au contraire de nouveaux horizons au pays afin que celui-ci renoue avec la croissance économique, au lieu de chasser toute une génération de jeunes hautement qualifiés vers l’étranger. De véritables réformes structurelles s’attaquent sans détour à la fraude et l’évasion fiscales. De véritables réformes structurelles luttent contre les politiques clientélistes et la corruption sur les marchés publics. Le nouveau gouvernement grec doit relever de nombreux défis : mener un projet de reconstruction et de développement, qui devra faire partie d’un « plan d’investissement européen », comme le demandent depuis longtemps les syndicats. Aussi, il devra créer les conditions nécessaires pour que de tels projets aboutissent.

Il faut réellement négocier avec le gouvernement grec sans chercher à faire pression, afin de dépasser les politiques d’austérité et d’ouvrir des perspectives sociales et économiques au pays. Ceci s’applique en particulier aux conditions dévastatrices acceptées par le gouvernement précédent, maintenant désavoué par les urnes, en vue d’obtenir des emprunts internationaux. L’Europe ne doit pas s’obstiner dans la poursuite d’une politique aux dépens des peuples, une politique qui a été rejetée sans équivoque par la majorité des électeurs et électrices. Dire « ça ne fait rien, on continue » n’est pas une option !

Le désaveu des responsables des politiques menées jusqu’à maintenant en Grèce est une décision démocratique, qui doit être respectée au niveau européen. Il faut laisser sa chance au nouveau gouvernement. Ceux qui réclament la poursuite des soi-disantes réformes en cours contestent de facto au peuple grec le droit à mener dans son pays une politique de réorientation légitimée démocratiquement. S’il s’avérait qu’une telle politique de réorientation ne serait possible que dans le cas où d’une sortie de la Grèce de l’Union monétaire européenne, alors ceci prouverait l’incompatibilité des institutions européenne avec les décisions démocratiques prises au sein des États membres. C’est ce qui permet aux courants nationalistes, actuellement en plein essor en Europe, d’avoir d’autant plus le vent en poupe.

Le déficit de légitimation démocratique au niveau européen, régulièrement déploré, et qui reste toujours non résorbé, ne doit pas venir aggraver les carences démocratiques que connaissent les États membres. La démocratie au niveau de l’Union européenne doit être renforcée, si l’on veut donner une nouvelle crédibilité au projet européen, comme nombre d’entre nous l’avaient mis en avant en 2015 dans le cadre de l’appel « Fonder une nouvelle Europe ! ». Ce n’est pas le diktat de l’austérité qui fortifiera le projet européen, mais seulement l’initiative démocratie impulsée par le bas en vue d’instaurer la reconstruction économique et plus de justice sociale.

Cette initiative doit être soutenue maintenant au nom de l’intérêt du peuple grec, qui donne aussi une nouvelle impulsion en faveur d’une réorientation politique en Europe. La percée politique en Grèce doit être vue comme une chance pour établir une Europe à la fois sociale et démocratique !

Solidaires propose une réunion intersyndicale

 Après la grande marche populaire du 11 janvier,   face au très grande nombre de questions  posées, une des réponses est de poursuivre la lutte contre la dégradation sociale. Et notamment la loi Macron.  L’Union syndicale Solidaires écrit à toutes organisations, le jour où la CGT tente de résoudre sa crise de direction par la réunion de son Comité confédéral national, réunissant les unions départementales et les fédérations professionnelles.
Une réunion intersyndicale est proposée le vendredi 16 janvier à 10h.
Le fichier PDF : LettreOs_12_01_2015
logo_solidaires_grand
Le 12 janvier 2015
Lettre de l’Union syndicale Solidaires à CFE-CGC, CFDT, CFTC, CGT, FSU, FO, UNSA
Cher-es camarades,
Des événements dramatiques ont secoué et mobilisé les salarié-es et rassemblé nos organisations syndicales dans des préoccupations communes. Aujourd’hui, la situation du monde du travail, le maintien d’une situation économique dépressive, rendent nécessaire la discussion de toutes les organisations pour échanger sur l’état des lieux et agir ensemble.
Des mobilisations existent dans le privé comme dans le public, des intersyndicales locales et sectorielles se mobilisent, contre la politique d’austérité.
La loi dite Macron, comme la plupart des mesures précédentes, ne fera qu’aggraver la situation sociale de la grande majorité des salarié-es. Les menaces pèsent sur les retraites complémentaires,
sur les droits des salarié-es dans les entreprises, sur les 35 heures. Les coupes budgétaires se poursuivent alors que la lutte contre les 60 milliards que coûte la fraude fiscale n’est pas menée sérieusement. La politique de compétitivité profite principalement au patronat et alimente la récession économique, comme dans nombre de pays européens.
– La contestation et les résistances s’organisent, en Belgique, Espagne, Grèce… qu’attendons-nous pour faire de même ?
– Combien de temps encore allons-nous tolérer que nos droits fondamentaux : emploi, salaire, protection sociale, santé, éducation, logement, soient détruits d’année en année, de loi en loi ?!
– Combien de temps allons-nous accepter que les dividendes explosent, plus 30 % en 2014, pendant que les salaires stagnent ?
– Combien de temps allons-nous laisser dilapider l’argent public au profit des banques, des entreprises, sans aucun effet sur l’emploi ?
– Combien de temps allons-nous laisser détruire nos biens communs que sont les services publics pour toujours plus de privatisation ?
Les raisons d’agir toutes et tous ensemble ne manquent pas. L’urgence est à l’action collective pour imposer la satisfaction des besoins sociaux du plus grand nombre.
L’union syndicale Solidaires vous invite à une intersyndicale nationale dans nos locaux le vendredi 16 janvier à 10 h 00 afin de construire une riposte à la hauteur des enjeux.
Solidairement, le secrétariat national de Solidaires.
Union syndicale Solidaires – 144 bd de la Villette – 75 019 Paris
tél : 01 58 39 30 20 – Fax : 01 43 67 62 14
contact@solidaires.orghttp://www.solidaires.org

 

 

Manifestation 15 novembre : la fédération chimie CGT s’engage, l’appel unitaire CGT, FSU, Solidaires de Nantes

Parmi les structures syndicales qui s’engagent le 15 novembre, certaines reproduisent les documents du Collectif Alternative à l’Austérité (AAA) dans leur réseau, mais d’autres élaborent leur propre matériel et leurs propres argumentations pour se joindre à cette action. Nous reproduisons ici les documents de la fédération chimie CGT. A Nantes, il faut noter un appel unitaire CGT, FSU, Solidaires.

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L’appel et les signataires pour la journée unitaire contre l’austérité du 15 novembre

Nous reproduisons l’appel à manifester du collectif Alternative À l’Austérité déjà publié sur ce blog, avec en plus les premiers signataires – syndicalistes, politiques, associatifs, personnalités – qui symbolisent la diversité des parties prenantes.

L’appel maquetté est téléchargeable ici.

MOBILISATION NATIONALE, LE 15 NOVEMBRE !

La coupe est pleine ! Le pays s’enfonce dans la crise avec son cortège de misère, de chômage, de précarité, de violentes divisions. Depuis des années la droite et, depuis 2012, François Hollande, les gouvernements Ayrault et Valls poursuivent le même but dans le cadre des traités européens et en accord avec les dirigeants de l’Europe libérale : austérité, compétitivité par la baisse du coût du travail, reculs sociaux, coupes claires dans les dépenses publiques. Ces politiques ont échoué partout comme elles échouent en France : elles nourrissent la crise, creusent tout à la fois les inégalités et les déficits.

Dans son immense majorité le peuple rejette cette politique imposée sans débat et avec autoritarisme. Cette situation créée une grave crise politique dont la droite et l’extrême-droite porteuses de graves projets de régression tentent de tirer profit.

Il est temps d’arrêter cet engrenage. Il faut dire non à la loi de finances 2015 présentée par Manuel Valls qui, pour satisfaire les cadeaux faits au CAC 40, dans le cadre du pacte de responsabilité, coupe massivement dans les dépenses publiques. Il se traduirait par le recul des services publics et de ses missions, un étranglement financier des collectivités locales et de leur capacité d’investir. Il faut aussi empêcher les reculs budgétaires de la protection sociale qui remettent en cause les acquis pour la santé, la retraite, la famille, les chômeurs.

D’autres choix sont pourtant possibles. Nous ne sommes pas condamnés à l’austérité permanente et à l’insécurité sociale. Il faut mettre en œuvre une politique qui parte des besoins sociaux, s’attaque aux inégalités. Une réforme fiscale d’ampleur permettrait une redistribution des richesses et une relance des investissements productifs au bénéfice de la grande masse de la population, s’inscrivant dans la transition écologique.

Il faut redonner du pouvoir d’achat, augmenter les salaires, créer des emplois. Il faut s’attaquer au  capital, à la finance, à la rente des actionnaires qui est supportée par les salarié-es, les chômeurs, les précaires, les retraités et la jeunesse.

Il existe dans le pays une majorité de femmes et d’hommes disponibles pour cette alternative sociale et politique, des forces syndicales, sociales, associatives, politiques que nous voulons rassembler.

Mettre un coup d’arrêt aux politiques en cours, imposer d’autres choix, cela ne peut se faire sans la mobilisation des salarié-es, sans l’intervention citoyenne.

Pour dire non au budget d’austérité du gouvernement VALLS et appeler à ce qu’il soit rejeté !

Pour dire non aux exigences du Medef !

Pour rassembler et construire une alternative à la politique actuelle !

Nous appelons à organiser des manifestations dans les grandes villes de France

Premiers signataires

Syndicalistes

Allègre Serge, Secrétaire fédéral, FNIC-CGT

Alpozzo Frédéric, CGT SNCM

Atlan Danielle, Secrétaire nationale du SNUAS – FP-FSU

Baille Nicolas, Secrétaire Général de la Fédération CGT Equipement / Environnement

Bidault Brigitte, Secrétaire Nationale du Syndicat National des agents de la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes, SNACCRF-CGT

Bornais Claire, syndicaliste FSU

Brigitte Gabriel, secrétaire UL CGT Massy

Bubakhti Ahmed, Sud PSA Poissy

Burriello Lionel, CGT ArcelorMittal Florange

Camara Mamadou, Sud Transport

Canon Jean-Marc, Secrétaire Général de l’UGFF-CGT

Cardon Pierre, syndicaliste FSU

Cazorla Gérard, CGT Fralib

Cerisay Patricia, Secrétaire générale adjoint du syndicat CGT de l’administration centrale des ministères de l’écologie et du logement

Champetier Ollivier, Secrétaire Général de l’Union Départementale CGT de l’Essonne

Chaouat Gérard, chercheur, membre du BN SNCS FSU

Charifi Samy, responsable CGT Cheminot Paris-Est

Chastan Michel, syndicaliste FSU

Chelers François, syndicaliste FSU

Cochain François, syndicaliste FSU

Conan Cyril, responsable CGT SNCF Austerlitz

Corinne Vaulot, CGT Educ’Action 31

Couderc Christophe, Secrétaire de la Fédération CGT des Services publics

Cremonesi Bruno, syndicaliste FSU

Debons Claude, syndicaliste CGT

Degousée Laurent, SUD Commerce

Delecourt Christophe, membre du bureau de l’UGFF-CGT

Desanti, Lina Secrétaire Générale de l’Union Départementale CGT du Tarn et Garonne

Dona Manuela, Co-Secrétaire Générale du SNAD-CGT

Dukan François, syndicaliste FSU

Eugenio Bressan, ex-Secrétaire national du SNES

Faujour Michel, co-Secrétaire National SNPES PJJ-FSU

Fayet Catherine, Sud santé-sociaux

Fédération de l’équipement et de l’environnement CGT

Fédération des services publics CGT

Fédération Nationale des Industries Chimiques CGT

Fouillard Judith, syndicaliste FSU

Franco Hélène, magistrate syndicaliste

Fraquelli Tony, CGT, cheminot

Galin Michel, syndicaliste FSU

Benoît Garcia, syndicaliste CGT Finances

Godard, Pierre, syndicaliste Marseille

Gonlé-Lhuillier Roselyne, magistrate syndicaliste

Guidou Jean-Albert, syndicaliste CGT

Guinand Sylvie, Secrétaire de la Fédération CGT des Services publics

Hervouet Elisabeth, FSU

Heurtebize Herve, FSU

Igor Garncarzyk Secretaire général SNUPDEN-FSU

Inès Maria, co-Secrétaire Nationale SNPES PJJ-FSU

Janot Christophe, Secrétaire fédéral FNIC-CGT

Joly Pascal,  syndicaliste CGT

Jouan Annie, secrétaire générale de l’UFR Police CGT

Juraver Philippe, CGT RATP

Kauffer Michèle, Secrétaire de la Fédération CGT des Services Publics, Secrétaire générale de l’UFICT- CGT Services publics

Lafaurie Anne, Syndicaliste CGT

Leberquier Olivier, CGT Fralib

Lescant Thierry, syndicaliste

Lepetit Pascal, secrétaire Sud transports

Lépine Emmanuel, Secrétaire fédéral FNIC-CGT

Malaise Arnaud, FSU

Malfoy Patrick, syndicaliste FSU

Manciaux Catherine, Secrétaire générale adjointe SNUPDEN-FSU

Marsaleix Pierre, syndicaliste FSU

Marty Catherine, membre du bureau de l’UGFF-CGT

Maurin Françoise, FSU

Mezin, Didier Secrétaire Général de l’Union Départementale de l’UD CGT 09

Miduri Jean-Marc, CGT Commerce

Moreira Carlos, Secrétaire Général de la FNIC-CGT

Pagny Edouard, CGT Moulins Maurel

Painchan Reza, syndicaliste FO

Perillat Marie Cécile, syndicaliste FSU

Peyrade Marc,  Secrétaire général de la  Filpac CGT

Ponvert Veronique, syndicaliste FSU

Pouchard Vincent, Secrétaire Général du Syndicat National des agents de la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (SNACCRF-CGT)

Puydebois Jean Louis, syndicaliste FSU

Quintin Cedric, Secrétaire Général de l’Union Départementale CGT du Val-de-Marne

Renault Valérie, Secrétaire Générale du Syndicat CGT de la Culture

Ropiteaux Cécile, syndicaliste FSU

Sanchez Daniel, Syndicaliste CGT

Sauterey François, syndicaliste FSU

Schaffauser Luc, syndicaliste (95)

Sergent Nicole, syndicaliste FSU

Silam Olivier, syndicaliste FSU

Silene Gaêtan, Secrétaire Général du Syndicat National des Personnels Techniques, des Réseaux et Infrastructures CGT (SNPTRI-CGT)

SNPES PJJ-FSU

SNUITAM-FSU

SNUPDEN-FSU

Sommé Pierre, FO ex-Conti

Soumalie Valerie, syndicaliste FSU

Sueur Eric, syndicaliste FSU

Syndicat National CGT de la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (SNACCRF-CGT)

Syndicat National des Agents des Douanes CGT (SNAD-CGT)

Syndicat National des journalistes CGT (SNJ-CGT)

Taillandier Christian, Secrétaire national SNUITAM-FSU

Talbot Baptiste, Secrétaire Général de la Fédération CGT des Services publics

Têtevuide Ludovic, Syndicaliste CGT

Thomas Denis, syndicaliste FSU

Torres Michel, syndicaliste FSU

Tresallet Guy, syndicaliste FSU

Union Départementale CGT 09

Union Départementale CGT de l’Essonne

Union Générale des Fédération de Fonctionnaires CGT

Union Syndicale CGT Commerce et Services de Paris

Verzelleti Céline, membre du bureau de l’UGFF-CGT

Vidallet Gisèle, Syndicaliste CGT

Vire Emmanuel, Secrétaire général du Syndicat National des journalistes CGT (SNJ-CGT)

Wallet Nicolas, syndicaliste FSU

Zafari Sophie, syndicaliste FSU

Zappi Laurent, syndicaliste FSU

 

 

 

 

 

Politiques

 

Alamartine Françoise, EELV

Asensi François, député 93, Ensemble

Assassi Eliane, sénatrice 93

Attard  Isabelle, Députée, co-présidente de Nouvelle Donne

Autain Clémentine, Porte-parole d’Ensemble

Bagayoko Bally, GC 93, Ensemble

Bavay Francine, Conseillère régionale Ile de France EELV

Besancenot Olivier, NPA

Billard Martine secrétaire nationale à l’Internationale du Parti de Gauche

Boutault Jacques, membre du Bureau exécutif d’EELV, maire du 1er arrondissement de Paris

Buffet Marie George, députée 93, PCF

Castex Françoise, Nouvelle Donne

Chassaigne André, député 69, Président du groupe FDG à l’assemblée nationale, PCF

François Cocq, SN à la politique territoriale et à l’éducation du PG, adjoint au maire de Champigny (94)

Coquerel Eric, secrétaire national à la coordination politique du PG et Conseiller Régional Ile de France

Corbière Alexis, Secrétaire national à la lutte contre l’extrême-droite et à la laïcité du PG

Coronado Sergio, député EELV

Coulombel Alain, EELV

Delapierre François, Secrétaire national à la bataille idéologique du PG, Conseiller régional Ile de France

Delli Karima, députée européenne EELV

Demarcq Sandra, NPA

Dumont Christophe, EELV

Fraysse Jacqueline, députée 92, Ensemble

Garrido Raquel, secrétaire nationale au combat pour la constituante et la 6ème République du PG

Gleizes Jérôme, conseiller de Paris EELV

Helle Delphine, Gauche Unitaire

Jallamion Lucien, Porte-parole de République et Socialisme

Journiac Marianne, République et Socialisme

Jouve Camille, NPA

Krivine Alain, NPA

Lamy Véronique, PCOF

Laporte Pierre, CG 93, Ensemble

Laurent Pierre, sénateur, secrétaire national du PCF

Patrice Leclerc, maire de Gennevilliers, PCF

Le Hyaric Patrick, député européen, directeur de l’Humanité

Le Maulf Noëlle, EELV

Lemaire Gilles, EELV

Pascale Lenéouannic, Secrétaire  nationale du PG à l’aménagement territoriale et à la ruralité, Présidente du groupe FDG & Alternatifs au Conseil Régional IDF

Hoang-Ngoc Liêm, membre du BN du PS, Club des socialistes affligés

Levis Mathurin, membre du BN du MJS

Lowy Elise, membre du bureau exécutif EELV

Martin Myriam, Porte-Parole d’Ensemble

Mélenchon Jean-Luc, député européen

Noredine Idir, MJC

Pelletier Robert, NPA

Pellissier Jean-François, Porte-parole d’Ensemble, conseiller régionale Ile-de-France

Picquet Christian, Porte-parole de Gauche unitaire, Conseiller régional Midi-Pyrénées

Pierrel Christian, PCOF

Pojolat Alain, NPA

Poupin Christine, porte-parole du NPA

Poutou Philippe, NPA

Simon François, EELV

Simonnet Danielle, secrétaire nationale aux émancipations urbaines, conseillère de Paris PG

Taïbi Azzedine, maire de Stains

Toubhans, Marie-Pierre, Ensemble

Vachetta Roselyne, NPA

Vergiat Marie Christine, Députée européenne Front de Gauche

Vieu Marie-Pierre, PCF, présidente du groupe FDG Midi-Pyrénées

Viverge Patrick, Conseiller général du Jura, Nouvelle Donne

Zarka Pierre, Ensemble/Association des Communistes Unitaires

Zeghbib Yannis, membre du BN du MJS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Associations

AC !

Adenot Dominique, Anecr

Amard Gabriel, La Gauche par l’exemple

Arc-en-ciel Théâtre

Azaria Ana, Femmes Egalité

Bache Marinette, Résistance sociale

Beauvois Delphine, féministe

CADTM, France

Cassen Bernard, secrétaire général de Mémoire des Luttes

Chailley Jean Claude, Résistance Sociale

Collectif 37 « Notre santé en Danger »

Constancias Hubert, ancien président du MNCP

Convergence des services publics

Crémieux Robert, MNCP

Franchet Pascal, vice-président du CADTM France

Guibert Geneviève, animatrice du collectif 37 « Notre santé en danger »

Habel Janette, Fondation Copernic

Hallinger Patrick, secrétaire de la Convergence nationale de défense et développement des services publics

Hernando Michel président de l’AdU FFG », Amis de l’Usine faire front à gauche

Jallamion Michel, président de la Convergence nationale de défense des Services publics

Khalfa Pierre, Fondation Copernic

Kleiche Abdessalam, membre du conseil scientifique d’Attac

Lallemand Jean-Charles, militant LGBT

Longérinas François, militant de l’Economie Sociale et Solidaires

Martin Jean-Pierre, psychiatre, USP

Marty Christiane, féministe

Milesy Jean-Philippe, Rencontres sociales

Muriel Naessens, Féminisme Enjeux

Nay Françoise, présidente des hôpitaux et maternités de proximité

Paris Jean-Jacques, Secrétaire Général de l’ANECR

Pelletier Willy, Fondation Copernic

Rollat Danielle, vice-présidente d’Ensemble et Solidaires UNRPA

Rome Daniel, Attac

Rousseau Michel, Marches européennes contre le chômage

Sortir du Colonialisme

Sitel Francis, Contretemps

Sultan Philippe, Fondation Copernic

Thébaud-Mony, Annie, sociologue, Fondation Pézerat

Weber Louis, Savoir/Agir

Willaume Jean-Baptiste, MNCP

Yon Jean-François, MNCP

Zediri Malika, APEIS

 

Personnalités

Achin Catherine, politiste

Ambroise Bruno, philosophe

Anderson Nils, ancien éditeur

Béroud Sophie, politiste

Bidet Jacques, philosophe

Boumediene Thiery Alima, avocate, association Femmes Plurielles

Calame Claude, anthropologue

Charpentier Isabelle, sociologue

Corcuff Philippe, sociologue

Cours-Salies Pierre, sociologue

De Montlibert Christian, sociologue

Debos Marielle, politiste

Delphy Christine, sociologue

Dubois Vincent, sociologue

Ethuin Nathalie, sociologue

Etievant Guillaume, économiste

Fourré Jean-Pierre, directeur des éditions Matignon

Gadrey Jean, économiste

Geay Bertrand, politiste

George Susan, écrivain

Guerre Yves, Arc-en-ciel Théâtre

Guibet-Lafaye Caroline, philosophe

Gun Ozgur, économiste

Harribey Jean-Marie, économiste

Henri Pena-Ruiz, philosophe

Husson Michel, économiste

Issehnane Sabina, économiste

Jeffers Esther, économiste

Jollet Anne, historienne

Kergoat Daniele, sociologue

Koebel Michel, sociologue

Lacoste Thomas, cinéaste

Lacroix Bernard, politiste

Lagrave Rose-Marie, sociologue

Laval Christian, sociologue

Le Bohec Jacques, sociologue

Le Strat Claire, sociologue

Lebaron Frédéric, sociologue

Leclercq Catherine, sociologue

Lordon Frédéric, économiste

Mamet Jean-Claude, journaliste

Mathieu Lilian, sociologue

Mathieu Xavier, ex-Continental

Mauger Gérard, sociologue

Michel Olivier, informaticien

Neyrat Frédéric, sociologue

Palheta Ugo, sociologue

Pena Ruiz Henri, philosophe

Pénissat Etienne, sociologue

Pernot Jean-Marie, politiste

Pinto Louis, sociologue

Pouly Marie-Pierre, sociologue

Prince Mickaël, ex-STEF

Pudal Bernard, politiste

Romano Joseph, sociologue

Schneckenburger Benoit, philosophe

Silberstein Patrick, éditeur aux éditions Syllepse

Tanguy Lucie, sociologue

Téaldi Jean-François, journaliste

Topalov Christian, sociologue

Tripier Maryse, sociologue

Voilliot Christophe, politiste

Yon Karel, sociologue

 

 

 

Collectif AAA: Appel à manifester le 15 novembre 2014

Le Collectif Alternative A l’Austérité (AAA), constitué de forces syndicales, associatives et politiques, appelle à manifester dans toute la France le samedi 15 novembre 2014.
Ce collectif est issu du rassemblement de même type constitué à l’occasion de la manifestation du 12 avril 2014 (voir notre post ici),  à l’appel de plusieurs fédérations syndicales et d’unions départementales de la CGT, de plusieurs syndicats de l’Union syndicale Solidaires, de syndicats de la FSU, d’associations (DAL, associations de chômeurs, féministes…), de forces politiques (Front de gauche, NPA, Alternative libertaire). Cette initiative avait fait l’objet de débats animés dans le syndicalisme, notamment quant au rapport entre champ social et champ politique.
L’appel au 12 avril avait promis des « suites« , qui ont d’abord pris la forme d’une rencontre nationale le 21 juin 2014 (voir les actes ci-dessous), où ont été débattues les raisons de s’engager, la diversité des formes de cet engagement, et l’ébauche de propositions communes contre l’austérité. La perspective d’une action à l’automne face aux choix budgétaires du gouvernement était évoquée.
A la suite de plusieurs réunions en septembre 2014, le collectif du 12 avril a pris le nom de Collectif Alternative à l’austérité (Collectif AAA ou 3 A), a adopté un appel de référence (voir ci-dessous), a poursuivi son travail d’échanges sur des propositions alternatives (sans finalisation à ce stade) et lance un appel à manifester que nous reproduisons ci-après. Un site sera prochainement ouvert.
 

Annonce des propositions du Collectif AAA  

MOBILISATION NATIONALE, LE 15 NOVEMBRE !

La coupe est pleine ! Le pays s’enfonce dans la crise avec son cortège de misère, de chômage, de précarité, de violentes divisions. Depuis des années la droite et, depuis 2012, François Hollande, les gouvernements Ayrault et Valls poursuivent le même but dans le cadre des traités européens et en accord avec les dirigeants de l’Europe libérale : austérité, compétitivité par la baisse du coût du travail, reculs sociaux, coupes claires dans les dépenses publiques. Ces politiques ont échoué partout comme elles échouent en France : elles nourrissent la crise, creusent tout à la fois les inégalités et les déficits.

Dans son immense majorité le peuple rejette cette politique imposée sans débat et avec autoritarisme. Cette situation créée une grave crise politique dont la droite et l’extrême-droite porteuses de graves projets de régression tentent de tirer profit.

Il est temps d’arrêter cet engrenage. Il faut dire non à la loi de finances 2015 présentée par Manuel Valls qui, pour satisfaire les cadeaux faits au CAC 40, dans le cadre du pacte de responsabilité, coupe massivement dans les dépenses publiques. Il se traduirait par le recul des services publics et de ses missions, un étranglement financier des collectivités locales et de leur capacité d’investir. Il faut aussi empêcher les reculs budgétaires de la protection sociale qui remettent en cause les acquis pour la santé, la retraite, la famille, les chômeurs.

D’autres choix sont pourtant possibles. Nous ne sommes pas condamnés à l’austérité permanente et à l’insécurité sociale. Il faut mettre en œuvre une politique qui parte des besoins sociaux, s’attaque aux inégalités. Une réforme fiscale d’ampleur permettrait une redistribution des richesses et une relance des investissements productifs au bénéfice de la grande masse de la population, s’inscrivant dans la transition écologique.

Il faut redonner du pouvoir d’achat, augmenter les salaires, créer des emplois. Il faut s’attaquer au  capital, à la finance, à la rente des actionnaires qui est supportée par les salarié-es, les chômeurs, les précaires, les retraités et la jeunesse.

Il existe dans le pays une majorité de femmes et d’hommes disponibles pour cette alternative sociale et politique, des forces syndicales, sociales, associatives, politiques que nous voulons rassembler.

Mettre un coup d’arrêt aux politiques en cours, imposer d’autres choix, cela ne peut se faire sans la mobilisation des salarié-es, sans l’intervention citoyenne.

Pour dire non au budget d’austérité du gouvernement VALLS et appeler à ce qu’il soit rejeté !

Pour dire non aux exigences du Medef !

Pour rassembler et construire une alternative à la politique actuelle !

Nous appelons à organiser des manifestations dans les grandes villes de France

 

L’appel constitutif du Collectif 3 A

cliquez ici pour télécharger l’appel

Collectif national alternative à l’austérité

COMBATTONS L’AUSTÉRITÉ
ENSEMBLE RECONSTRUISONS L’ESPOIR

Nous n’en pouvons plus. Le chômage gonfle, boucler le mois devient très compliqué. Les aides sociales reculent, les services publics sont asphyxiés, démembrés, fermés, y compris les services de proximité alors que les usagers se mobilisent pour les défendre. Se soigner, se nourrir et se loger décemment, s’occuper de ses enfants ou de ses parents, devient un parcours du combattant. Partout, nous ne rencontrons que du mépris. Mépris pour les chômeurs auxquels on propose des métiers déqualifiés, des bas salaires, des temps partiels sous-payés, et qu’ils doivent accepter à moins d’être radiés. Mépris, quand les loyers et les charges augmentent et qu’il ne reste rien pour vivre. Mépris, quand dans les HLM, faute de budgets sociaux, les plafonds se fissurent, les ascenseurs sont régulièrement hors service. Mépris quand, à la limite du surendettement, EDF ou GDF-Suez exigent que les factures soient réglées ou sinon, c’est la coupure de l’électricité ou du gaz. Mépris pour celles et ceux qui restent sur le carreau, « en vrac », quand les firmes débauchent même si leurs actions flambent. Mépris partout quand on est blacks, beurs, ou sans-papiers surexploités et sans droits. Mépris, quand après 40 ans au boulot, ne reste qu’une retraite de misère. Mépris quand la concurrence au travail nous casse, parfois tue, et qu’il faut faire toujours plus avec moins de moyens. Enfin, mépris, dans la bouche des dirigeants patronaux et politiques, quand on laisse entendre que cette situation serait de la faute de ceux qui trinquent.

Toutes ces galères font monter une immense colère, chez celles et ceux qui les subissent ou qui les voient sévir autour d’eux. Cette colère est légitime. Nous devons transformer cette colère en une force qui fasse cesser les galères, et impose un autre modèle de société, égalitaire et solidaire.

Vite, très vite ! Car l’exaspération produit aussi du « chacun pour soi » et la guerre des pauvres contre de plus pauvres qu’eux, dont se nourrit le Front National.

Les galères ne viennent pas de nulle part. C’est le résultat du système capitaliste, des politiques libérales et patronales menées depuis des décennies. Depuis 2012, le Président de la République, dans la lignée de son prédécesseur, a enrichi les riches et appauvri les pauvres. Alors que son impopularité tourne aujourd’hui à l’illégitimité, Hollande poursuit sa politique de régression sociale. En plus, il décide autoritairement une réforme des collectivités locales, qui va attaquer plus encore la démocratie et les services publics locaux. Le gouvernement Valls 2, en plein accord avec le MEDEF , donne de nouveaux gages au patronat : démantèlement du code du travail, coupes multipliées dans les dépenses publiques et sociales, accélération des exonérations fiscales pour le capital, démolition de la loi Allur, attaques sur la politique familiale.

Toujours tout aussi autoritairement, au plan international, se négocient dans le plus grand secret des accords de libre échange qui auront des impacts lourds en termes de pouvoirs renforcés des multinationales, de chômage supplémentaire, mal-bouffe. Et se poursuit l’alignement sur la politique étrangère américaine.

L’austérité n’est pas pour tout le monde. Pendant que nous payons, pour eux, les milliards qu’ils empochent, le CAC 40 et les banquiers se gavent : 40 milliards de dividendes versées aux actionnaires en 2013, 5% de plus qu’en 2012.

Cette politique n’est faite ni pour le peuple, ni par le peuple : Il n’a pas voté cela ! Ces nouveaux seigneurs nous gouvernent, circulent et font carrière des sommets de l’Etat aux banques ou aux directions du CAC 40, font leur loi… et se croient au-dessus de la loi.

Cette politique, nous n’en voulons plus. Nous disons : « ça suffit » ! Et nous la combattons.

Beaucoup résistent. Mais nos mobilisations sont trop éparses. Nos combats doivent converger.

Si nous tous, citoyens et citoyennes, salarié-e-s, privé-e-s d’emploi, retraité-e-s, syndicalistes, militant-e-s associatifs et politiques, actrices et acteurs du monde de la culture et du sport, nous nous rassemblons, nous rendrons possible une alternative, une autre politique sociale et solidaire, écologiste et féministe, démocratique.

Nous sommes avec celles et ceux qui luttent et redressent la tête. Avec les salariés qui se battent pour leurs salaires, leurs emplois, leurs droits. Avec les chômeurs, les intermittents, les précaires. Nous sommes dans les luttes pour les droits au logement, à l’éducation, à la santé. Nous sommes dans les luttes des femmes, des migrants, pour faire reculer toutes les discriminations, les exclusions, le racisme, la répression. Nous sommes dans les luttes contre les reculs de la démocratie, à l’œuvre aussi dans les entreprises et les administrations. Nous nous battons contre les projets qui ravagent notre planète et notre environnement.

Nous voulons construire des ponts entre toutes ces luttes.

Nous voulons organiser des mobilisations et des actions communes, localement et nationalement, pour combattre l’austérité et nous en sortir. Le plus rapidement possible.

Partout, nous invitons au lancement de collectifs locaux pour mettre en place des cadres d’actions et de mobilisations communes, soutenir, aider, développer les luttes.

Nous voulons aussi ouvrir un vaste débat, national et local. Comment faire reculer le chômage, quels droits, y compris nouveaux pour les salariés, les citoyens, quelle politique pour le logement, la santé, l’éducation, la culture ? Nous voulons inverser cela : montrer ce que veut et peut le plus grand nombre. Nous voulons qu’on invente les solutions ensemble, en les discutant dans les quartiers, les villes, les entreprises, et sans exclusive : avec toutes celles et tous ceux qui viendront faire entendre leurs exigences sociales contre l’austérité. Nous nous proposons de d’élaborer, mettre en débat ensemble des mesures d’urgence.

Il est plus qu’urgent de nous rencontrer, urgent de résister, urgent de reprendre le contrôle de nos vies, urgent d’empêcher qu’on nous les vole, urgent d’imposer d’autres choix. C’est le but de notre collectif, qui s’est donné pour tâche de réunir mouvement associatif, mouvement syndical et mouvement politique, afin de porter une alternative à l’austérité dans le débat politique et dans la rue.

Paris, le 10 septembre 2014

Les actes de la rencontre nationale du 21 juin 2014

Cliquez ici pour télécharger les Actes des Rencontre du 21 Juin

Automne 2014 : panne d’unité syndicale dans un contexte grave

 

L’automne 2014 est jugé gravissime dans le syndicalisme par le contexte politique, social, idéologique, moral. Le gouvernement de « gauche » est totalement discrédité, mais « droit dans ses bottes ». La crise continue et prend une tournure extrêmement inquiétante : une enquête du CREDOC montre que de plus en plus de Français sont tentés par la désolidarisation avec les plus pauvres d’entre eux, et notamment les chômeurs. Le MEDEF, totalement légitimé par le Premier ministre, en rajoute naturellement sur la casse du SMIC (pas supprimé mais concurrencé par un sous-SMIC des salariés les plus éloignés de l’emploi), des 35 heures (pas supprimées, mais concurrencées par de nouvelles dérogations dans les entreprises), des jours fériés (cette fois supprimés, mais pas tous!), etc. Le gouvernement se prépare à traduire son Pacte de responsabilité dans deux lois budgétaires en octobre : la loi de Finances  et la loi de financement de la Sécurité sociale. Au menu : 50 milliards d’économies pour financer les cadeaux aux entreprises, la destruction de pans entiers de la Sécurité sociale, l’asphyxie des hôpitaux.

Dans ce contexte, plusieurs dates d’actions sont annoncées, mais dans un contexte de division syndicale particulièrement aigüe. Une « Convergence des hôpitaux en lutte contre l’Hôstérité » a vu le jour depuis le printemps, soutenue par 80 syndicats hospitaliers, dont la Fédération SUD santé-sociaux, mais pas par la fédération CGT santé-social, dont un grand nombre de syndicats s’implique dans cette Convergence.

La CGT annonce une date de mobilisation le 16 octobre prochain, au moment du débat budgétaire, pour « une reconquête de la sécurité sociale », sous la forme de  rassemblements régionaux, dont un en Ile-de-France et dans les départements limitrophes. Cette date du 16 octobre est issue d’une initiative des fédérations CGT des organismes sociaux (personnels de la sécurité sociale) et de la santé. Mais tout en annonçant rechercher depuis fin août le moyen de l’unité syndicale, la confédération CGT se refuse à proposer une réunion intersyndicale, notamment devant le refus de la CFDT d’accepter d’agir sur les budgets, tout occupée qu’elle est à soutenir de fait les grandes orientations du gouvernement, et notamment le Pacte de responsabilité. La CGT suggère des rencontres bilatérales.

La FSU souhaitait depuis début septembre s’inscrire dans une démarche intersyndicale, mais accepte le cadre CGT des bilatérales.

L’Union syndicale Solidaires s’adresse à toutes les organisations pour proposer « une dynamique unitaire de mobilisation » et donc une rencontre intersyndicale, mais refuse de se rendre à des réunions bilatérales.

Force ouvrière ne fait pas entendre (à cette date, le 25 septembre) de propositions nationales.

Seules les organisations syndicales de retraités organisent une manifestation dans l’unité la plus large le 30 septembre.

Nous mettons à disposition ci-dessous des documents syndicaux permettant la réflexion, et, il faut l’espérer, un rebond.

La Convergence de 80 hôpitaux en lutte : manifestation de 1500 personnes le 23 septembre à Paris :

Pour télécharger le tract cliquez ici

L’appel au 16 octobre des deux fédérations CGT des personnels de sécurité sociale et de la santé :

Les 4 tracts pour l’action du 16 octobre 2014, tous en grève et manifestation

 Campagne « + d’argent pour la SECU ! »

Pour une journée d’action et de manifestation le 16 octobre 2014 à l’occasion du débat sur le PLFSS

Articulation de la campagne « + d’argent pour la SECU ! » des fédérations des organismes sociaux et de la santé action sociale :
- Le tract n°1 de juillet : « Le pacte de responsabilité… »,
- Le tract n°2 d’août : « Emplois supprimés… »,
- Le tracts n°3 de septembre « Salaires bloqués » et Le n°4 « Personnels méprisés »

- Une carte postale pétition éditée à 500 000 exemplaires à destination du président Hollande,
- Une affiche A3 tirée à 30 000 exemplaires,
(ce matériel sera disponible dans les UD aux environs du 20 août).

De plus, 4 meetings en région seront organisés avec la présence des deux Secrétaires Généraux des fédérations CGT des organismes sociaux et santé action sociale.

Dates prévues
- Le 22 septembre 2014 à Lyon,
- Le 29 septembre 2014 à Marseille
- Le 9 octobre 2014 à Paris
- Date à confirmer en Midi-Pyrénées

Les éléments de cette campagne ont pour objectif à réussir le 16 octobre 2014 journée d’action et de manifestation à l’occasion du débat sur le PLFSS


 

L’appel de la CGT : A la reconquête de la Sécurité sociale

A la reconquête de la Sécurité sociale

Cet automne, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2015 entre en discussion à l’Assemblée. Ce débat parlementaire nous concerne tous, car chaque salarié participe au financement de la Sécurité sociale pour permettre à tous d’avoir des droits pour bien vivre, bien se soigner, bien travailler, bien vieillir. C’est cette solidarité qu’il faut défendre, et reconquérir. C’est ce qui la différencie des assurances privées et donc du chacun pour soi !

La CGT a mis deux dates à l’agenda social sur le thème de la protection sociale. D’abord le 30 septembre prochain avec son Union Confédérale des Retraités , la CGT mobilise retraités et actifs pour exiger une revalorisation de toutes les retraites, revalorisation basée sur l’évolution du salaire moyen. Elle appelle, avec neuf autres organisations de retraités, à des rassemblements dans tous les départements le 30 septembre prochain.

Ensuite le 16 octobre, elle appelle les salariés une journée nationale de mobilisations coordonnées en amont de l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2015 (PLFSS) par l’Assemblée nationale. Cette initiative s’inscrit dans la campagne de reconquête de la Sécurité sociale, tant sur les questions de son financement que de la réponse aux besoins des salariés. Elle est un des versants de la campagne engagée depuis plusieurs mois par la CGT sur le coût du capital. La CGT entend donc articuler les questions des salaires, de l’emploi et du travail avec cette ambition de reconquérir la Sécurité sociale.
Cette journée sera marquée par un rassemblement national à Paris suivi d’une prise de parole avec la participation notamment de syndicats de la Santé et de l’action sociale et des Organismes sociaux. Dans les départements de province, les organisations de la CGT interpelleront les préfectures, les agences régionales de Santé, parlementaires, sous forme de motions, rassemblements et manifestations et la tenue de conférences de presse.


Lettre de l’Union syndicale Solidaires :

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Pour une dynamique unitaire de mobilisation

En Juillet dernier, une partie des organisations syndicales avaient décidé, sans se concerter, de boycotter la Conférence sociale 2014 organisée par le gouvernement, pour réaffirmer un désaccord profond avec la politique menée au service du patronat et l’absence totale d’écoute des organisations syndicales. Ce boycott, qui nous a semblé indispensable, n’est cependant pas suffisant pour faire cesser les attaques contre les salarié-es, retraité-es et les chômeurs/ses. Depuis la conférence sociale, la situation ne s’est pas améliorée, bien au contraire : licenciements, précarité, chômage, salaires bas, gel des salaires dans la fonction publique et des pensions, les attaques se poursuivent et s’amplifient… pendant que le gouvernement offre des dizaines de milliards d’euros au patronat sans aucune contrepartie et aucun contrôle des aides publiques. Chaque nouvelle intervention du patronat, de Hollande ou d’un des ministres en charge des questions sociales nous montre l’importance d’organiser des actions nationales, dans les entreprises et les territoires le plus rapidement possible. C’est pourquoi nous pensons que la responsabilité de nos organisations syndicales en la période est très importante et que nous nous devons d’organiser un cadre vraiment unitaire pour des actions fortes et coordonnées.

En cette rentrée, nous avons pris connaissance, dans les médias, d’une journée d’action annoncée par la CGT le 16 octobre sans qu’au préalable la perspective d’une initiative commune soit proposée entre organisations syndicales. Sans unité syndicale et sans préparation collective sur le fond comme sur la forme, ce type de journée n’empêchera malheureusement pas le gouvernement et le patronat d’avancer, et ne permettra pas non plus d’enclencher une dynamique positive de travail en commun et dans la durée sur le terrain. Voilà pourquoi nous insistons pour que les organisations qui partagent des éléments essentiels d’appréciation sur la gravité des attaques actuelles contre le salariat, agissent ensemble. Nous savons que la division actuelle du mouvement syndical est un affaiblissement de tous, mais nous savons aussi qu’une partie de celui-ci partage une même volonté d’action. Nous ne pouvons nous contenter de rencontres bilatérales entre organisations, comme l’ont proposé la FSU et la CGT, parce que ce type de réunion ne permettrait pas de construire des actions unitaires et ne peut en aucun cas remplacer une véritable intersyndicale. Nous ne pouvons fonctionner ainsi et nous ne participerons pas à celles qui sont actuellement proposées, ce qui ne constitue pas un refus de discuter à l’avenir évidemment.

Aujourd’hui, c’est tous et toutes ensemble, autour d’une même table, que nous pouvons et devons construire les mobilisations à venir. Ce n’est pas ce qui se passe concernant la journée de mobilisation du 16 octobre, ce que nous déplorons. Nous osons espérer qu’à l’avenir nous pourrons nous rencontrer sur de meilleures bases, nous réaffirmons notre attachement à la constitution d’un front syndical de luttes et continuerons à agir dans ce sens.

Solidairement,

Paris, le 22 septembre 2014

144 Bd de la Villette 75 019 Paris
Téléphone : 01 58 39 30 20 Télécopie : 01 43 67 62 14
contact@solidaires.org http://www.solidaires.org
Lettre de l’Union syndicale Solidaires à : CGT, FSU, FO, CFDT, CFTC, UNSA, CGC

 

Prolonger la mise en œuvre de constructions nouvelles entre syndicats, associations et partis politiques

Ensemble, tout est possible

Pour nous syndicalistes CGT, la défense des intérêts des salariés, des retraités et des privés d’emploi nécessite la construction d’un mouvement social capable de porter un coup d’arrêt à l’austérité et à l’extrême droite qui s’en nourrit. Cet objectif ne souffre ni délai ni division. L’urgence est au rassemblement le plus large sans a priori ni exclusive de tous celles et ceux qui combattent l’austérité et recherchent la voie d’une alternative pour la transformation sociale. C’est pourquoi nous avons été de toutes les mobilisations récentes allant dans ce sens. Ainsi de la journée d’action interprofessionnelle du 18 mars, de la marche citoyenne du 12 avril, du 1er mai, des journées unitaires des fonctionnaires et des retraités. Le 26 juin doit s’inscrire dans cette lignée. Les mouvements des cheminots et des intermittents, ainsi que les nombreuses luttes en cours, participent à cette construction.

La détermination des tenants de l’actuelle politique d’austérité les conduit à s’opposer à l’intérêt général jusqu’à la dernière extrémité. Le verdict des urnes, la représentation des salariés et la prise en compte de leur avis ne sont rien dans leur stratégie du choc qui suppose l’exclusion de la question sociale.

Le chômage, au niveau inédit depuis la crise de 1929, nourrit une atmosphère de peur, qui s’empare en particulier d’une jeunesse globalement exclue. La ronde sans fin des fermetures d’entreprises est en soi un acte d’accusation d’un patronat de rentiers et d’actionnaires à l’égoïsme glacé. Les victimes de la précarité tombent dans une trappe sans retour, pendant que les salariés, tous cibles potentielles de licenciements sans entraves, nourrissent une angoisse à l’égard de leur possible chute dans la pauvreté.

Premier intéressé par cette orientation austéritaire, le Medef accuse tous les aspects sociaux de la condition salariale d’être les fauteurs de la crise. Il ne s’agit plus de demander aux actifs, chômeurs et retraités des sacrifices de circonstance en attendant la sortie du tunnel. L’objectif patronal est bien de se débarrasser de pans entiers de positions sociales et publiques issues du programme du Conseil National de la Résistance et conquises à la Libération.

Dans les projets de lois de finance rectificatives, soumis fin juin au vote de l’Assemblée nationale, le gouvernement aligne son Pacte dit « de Responsabilité » sur la perspective de démantèlement de la protection sociale, phare du système social national. La baisse des cotisations, les exonérations fiscales, le gel des prestations sociales font suite aux attaques contre le régime des retraites et celui des allocations familiales.

La réduction des déficits et des dettes publiques est l’objectif prioritaire de la politique économique menée en France comme dans la plupart des pays européens. La baisse des salaires des fonctionnaires, ou le Pacte « de responsabilité » qui prévoit 50 milliards supplémentaires de réduction des dépenses publiques, sont justifiés au nom de cet impératif. Le discours dominant sur la montée de la dette publique fait comme si son origine était évidente : une croissance excessive des dépenses publiques. Or, cette affirmation ne résiste pas à un examen sérieux des faits : au total, 59 % de l’actuelle dette publique proviennent des cadeaux fiscaux et des taux d’intérêt excessifs.

En engageant à marche forcée une réforme territoriale lourde de danger pour la démocratie de proximité, les services publics et le statut des personnels, le gouvernement entend mettre les structures territoriales au service de la stratégie du capital, pour qui démocratie et citoyenneté sont devenues incompatibles avec la conservation de ses privilèges.

La politique d’austérité n’est donc pas le moindre mal choisi par un gouvernement raisonnable mais le mal libéral qui subvertit tout système social et démocratique. Discréditer les garanties républicaines et le droit social en pratiquant la surdité volontaire à l’égard de l’immense majorité de la population dope les menées subversives de l’extrême droite. Le lien entre la dérive des institutions mises au service exclusif de politiques d’austérité et la résurgence de l’extrême droite est attesté dans les pays du continent où elle se manifeste.

Les germes de cette situation hautement préoccupante nous avaient conduits à considérer qu’il était nécessaire, dans le respect des prérogatives de chacune et de chacun, de mettre en œuvre des constructions nouvelles entre syndicats, associations et partis politiques, potentiellement de nature à relever les défis qui étaient devant nous.

C’est cette démarche qui, en particulier, a permis la marche nationale le 12 avril dernier.

Depuis lors, avec la nomination de Manuel Valls comme Premier ministre et l’accentuation de la politique libérale menée, les choses se sont encore aggravées et nous sommes sans aucun doute à la veille de bouleversements profonds, dont personne ne peut prédire ni l’ampleur ni les conséquences.

L’extrême droite atteint des scores dramatiquement élevés aux élections, gagne des mairies, étend ses réseaux, cependant que la montée de l’abstention confirme la profondeur de la souffrance et de la désillusion dans la population.

L’identité fondamentale de notre syndicalisme est de ne jamais déroger à la mission définie au cours de son histoire, la représentation des intérêts matériels et moraux du travail, par leur défense au quotidien et la recherche de l’émancipation par la transformation sociale. La situation actuelle n’échappe pas à cette conduite rigoureuse.

Bien entendu, en tant que syndicalistes CGT, nous nous félicitons des luttes syndicales menées, des brèches ouvertes. Tout doit d’ailleurs être mis en œuvre pour que, à l’intérieur d’un projet syndical cohérent, ces mobilisations gagnent en profondeur et fassent progresser les alternatives aux politiques actuelles.

A l’opposé de toute « union sacrée pour l’austérité », que le gouvernement cherchera à promouvoir lors de la conférence sociale de juillet, nous préconisons la constitution d’un vaste rassemblement de toutes les forces disponibles, autour de deux objectifs indissociables : la rupture avec l’austérité ; la lutte dans l’union la plus large contre une extrême droite qui prétend au pouvoir.

Mais, encore plus qu’hier, nous considérons que le caractère inédit de la situation à laquelle nous sommes confrontés appelle à des passerelles larges de toutes celles et ceux qui partagent la nécessité de rompre avec les politiques mortifères d’austérité, de promouvoir une toute autre répartition des richesses créées, une rupture dans les logiques de gestion et une véritable démocratie rendant le citoyen acteur des changements profonds à mettre en œuvre.

Eric Alligner ; Sylviane Brousse ; Jean-Marc Canon ; Ollivier Champetier ; Mireille Chessa ; Christophe Delecourt ; Pascal Joly ; Denis Lalys ; Hervé Ossant ; Marc Peyrade ; Pierre Place ; Cédric Quintin ; Serge Ragazzacci ; Daniel Sanchez ; Baptiste Talbot ; Gisèle Vidallet ; Céline Verzeletti ; Emmanuel Vire

 

Tribune parue dans L’Humanité du 27 juin 2014

Suites du 12 avril : une initiative le 21 juin à ne pas manquer


www.fondation-copernic.org

Nous avons besoin de votre soutien : Adhérez !


Nous vous l’annoncions, la marche du 12 avril n’est pas restée sans suite et, depuis cette date, les réunions unitaires se sont succédé, chaque semaine, pour donner corps au large collectif constitué pour coordonner une résistance et des alternatives communes à l’austérité. Nouvelle étape du processus : une première rencontre nationale, ouverte à tou-tes, est organisée le 21 juin pour élaborer ensemble.

 


Chère amie, cher ami,

Nous étions plus de 200, divers-es par nos engagements, personnalités morales, du monde de la culture et des arts, responsables syndicaux, associatifs, politiques, à avoir lancé un appel pour dire le 12 avril : « Maintenant ça suffit, marchons contre l’austérité, pour l’égalité et le partage des richesses ! ».

Par le nombre des participantes et participants, la diversité de ses couleurs, son caractère inédit, sa combativité, la marche du 12 avril a dépassé nos propres espérances et marqué bien des observateurs. Elle a mis un peu de neuf et d’espoir dans le paysage désolant de la séquence électorale qui a vu la poussée de la droite et de l’extrême droite.

Nous avions dit : « Cette marche ne restera pas sans lendemain ». Nous voulons écrire ce lendemain ensemble.

Nous voulions éviter la précipitation et surtout, nous sommes, pour la plupart, engagé-es dans diverses actions. Pour assurer le succès de l’entreprise, le respect de toutes et tous a imposé et impose de tenir compte d’un riche calendrier syndical, social et associatif.

C’est pourquoi nous avons proposé de nous retrouver, toutes et tous le samedi 21 juin pour une journée de travail au cours de laquelle nous déciderons comment continuer.

L’austérité qu’impose le gouvernement Valls va accélérer la casse de la protection sociale et des services publics, accroître le chômage, renforcer les inégalités de revenus, de retraites, entre les territoires, et les inégalités à l’encontre des femmes.

Dans l’esprit du 12 avril – porteur de colères contre le « Pacte de responsabilité », la politique répressive envers les étrangers et les militants syndicaux et associatifs, la montée de l’extrême droite…, mais aussi d’espoir dans des alternatives à l’austérité, pour le droit au logement, l’égalité des droits, la transition énergétique… –, quelques propositions ont déjà été émises :

  • Travail d’élaboration collectif, au plus près des citoyennes et des citoyens, dans le monde du travail, pour des mesures alternatives à l’austérité et à la régression sociale (sorte de « plan ORSEC contre l’austérité »)
  • Votation citoyenne pour se prononcer sur ces mesures
  • Luttes et actions de solidarité
  • Marche nationale ou journée de marches régionales à l’automne.

Ce ne sont là que de premières pistes, et il est essentiel de travailler pour que d’autres émergent et nous permettent de décider ensemble le 21 juin. Toutes les suggestions et contributions sont dès lors les bienvenues.

En espérant donc nous retrouver toutes et tous le :

SAMEDI 21 JUIN DE 9H30 À 17H À LA BOURSE DU TRAVAIL DE PARIS 3, rue du Château d’Eau

Paris 10e – M° République


Cette lettre est destinée à circuler le plus largement possible, n’hésitez pas à la relayer !

Programme de la journée :

RENCONTRE DU 21 JUIN 2014SORTIR DE L’AUSTÉRITÉ, COMBATTRE LES INÉGALITÉS, RÉINVENTER LA DÉMOCRATIE

Cette réunion du 21 juin, dans l’esprit de la manifestation du 12 avril et face à la montée confirmée de l’extrême-droite, poursuivra trois objectifs principaux :

  • Travailler à l’élaboration de mesures d’urgence et de propositions alternatives aux politiques d’austérité
  • Impulser un processus d’actions inscrit dans la durée, sous les formes les plus diverses (dont manifestations, luttes et actions de solidarité, votation citoyenne…) pour résister, proposer et mobiliser
  • Développer dans les territoires des collectifs associant citoyen-nes, personnalités, salarié-es, chômeur-ses, retraité-es, jeunes, représentant-es et militant-es d’associations, d’organisations syndicales, de partis politiques.

9h30 : ACCUEIL

10h- 10h15 : INTRODUCTION

Trois introductions de 5mn des trois composantes syndicaliste, associative et politique.

  • Retour sur le succès de la marche du 12 avril ; rappel de la dimension et du caractère inédits de la marche du 12 avril : co-construction de la marche, travail en commun entre des personnalités, des militant-es d’associations, d’organisations syndicales, de partis politiques…
  • Volonté, conformément au texte d’appel à la marche, de poursuivre en s’organisant dans les territoires, en proposant des mesures d’urgence et des mesures alternatives, en se mobilisant sous des formes variées, multiples, tant au niveau national que dans les territoires, au plus près et avec les citoyen-nes et les salarié-es
  • Les objectifs : sortir de l’austérité, combattre les inégalités, réinventer la démocratie.

10h15- 11h : INTERVENTIONS DE MILITANT-E-S DE SECTEURS EN LUTTE

Fralib, Cheminots, Coordination des hôpitaux (maternité des Lilas),Alstom, Logement, Précaires, Notre-Dame-des-Landes, Sans-papiers, Sanofi, Intermittent-es.

11h–13h : TRAVAIL EN ATELIERS

Atelier n°1  : « Salarié-es, chômeur-ses, retraité-es : sortons de la précarité »

Atelier n°2 : « Reconquérir et développer la Sécurité sociale et les droits sociaux »

Atelier n°3 : « S’attaquer à la finance (banque, finances, dettes fiscalité…) »

Atelier n°4 : « Reconquérir et refonder l’action publique de l’État et des Collectivités territoriales au service de toutes et tous »

Atelier n°5 : « Donner le pouvoir aux travailleurs, aux citoyens dans la cité, les entreprises, les services publics »

Atelier n°6 : « Promouvoir la transition écologique et un nouveau développement industriel »

Atelier n°7 : « Défendre et développer les droits, les libertés »

Atelier n°8 : « Imposer le droit à l’’emploi »

L’animation des ateliers sera basée sur la règle des trois composantes : trois représentant-es pour assurer l’introduction (10 mn), la présidence, l’animation, le compte-rendu oral et écrit.

13h–14h : PAUSE DÉJEUNER

14h : TRAVAUX EN SÉANCE PLÉNIÈRE

Présidence et animation : assurées par trois représentant-es des trois composantes

14h– 14h45 : RESTITUTION DES TRAVAUX DES ATELIERS AVEC DES PROPOSITIONS

14h45–16h : DÉBATS EN SÉANCE PLÉNIÈRE

16h–16h30 : CONCLUSIONS présentées par des représentant-es des trois composantes

Cette rencontre est ouverte à tou-tes, venez donc nombreuses et nombreux vous exprimer et participer à ce grand mouvement unitaire.

Retrouvez le texte de l’Appel et les signataires du 12 avril.

ORGANISATIONS EN SOUTIEN

Formations politiques :

  • Parti communiste français
  • Parti de Gauche
  • Ensemble
  • Gauche Unitaire
  • PCOF
  • République et Socialisme
  • NPA
  • Alternative Libertaire
  • Mouvement jeunes communistes

Associations :

  • Acrimed
  • Amicale Carmagnole-Liberté des anciens FTP-MOI
  • Association pour l’emploi et la formation des chômeurs et des précaires (APEIS)
  • Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l’Action Citoyenne (Attac)
  • Association Nationale des Élus Communistes et Républicains (Anecr)
  • Collectif des Associations Citoyennes
  • Collectif Maternité Lilas
  • Coordination des Associations pour le Droit à l’Avortement et à la Contraception (CADAC)
  • Comité pour l’annulation de la dette du tiers monde (CADTM-France)
  • Collectif national pour les droits des femmes (CNDF)
  • Collectif 37 notre santé en danger
  • Convergence nationale de défense et développement des services publics
  • Coordination des hôpitaux et maternité de proximité
  • Droit au Logement (DAL)
  • Faire front à gauche, Amis de l’Usine (FFG – ADU)
  • Fédération des associations de travailleurs et de jeunes
  • Femmes Égalité
  • Fondation Copernic
  • Initiative pour un autre monde (IPAM)
  • Mrap 93 (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples)
  • Réseau éducation sans Frontière (RESF)
  • Résistance sociale
  • Sortir du colonialisme
  • L’Union des Familles Laïques (UFAL)
  • Union Nationale des Retraités et des Personnes âgées (UNRPA)

Syndicats :

  • CGT Caisse des dépôts et consignations
  • Ecole Emancipée FSU
  • Fédération CGT de l’Agroalimentaire
  • Fédération CGT Equipement Environnement
  • Fédération CGT des Industries Chimiques
  • Fédération CGT des Organismes sociaux
  • Fédération CGT Services publics
  • Fédération CGT des Ports et Docks
  • Fédération des Finances CGT
  • Fédération CGT des travailleurs des industries du livre, du papier et de la communication (FILPAC)
  • Sections Départementales FSU 75, 77, 78, 93, 94
  • Sections académiques du SNES FSU Paris, Versailles
  • Sud Énergie
  • Syndicat Français des Artistes Interprètes (SFA CGT)
  • Syndicat national des journalistes (SNJ CGT)
  • Syndicat national de l’enseignement supérieur (SNESUP FSU)
  • Syndicat national FSU territoriaux SNUCLIAS
  • Syndicat ASSO-Solidaires (Action des Salariés du Secteur Associatif)
  • Syndicat national de la Météorologie – CGT
  • Syndicat national FSU de la caisse des dépôts SNUP-CDC FSU
  • Syndicat national FSU territoires agriculture et de la mer SNUITAM
  • Syndicat national FSU personnels de l’éducation et du social SNPES PJJ
  • Unef – AGE de Clermont
  • Unions départementales CGT 31, 37, 51,56, 66, 75, 77, 78, 82, 91, 92, 93, 94, 95
  • Union générale des Fédérations Fonctionnaires CGT
  • Union régionale d’Île-de-France CGT
  • Union syndicale Solidaires
  • Union Locale CGT du Havre
  • Union nationale des syndicats de l’Éducation nationale (UNSEN CGT)
  • Union syndicale de l’Intérim USI CGT

Georges Séguy et Bernard Thibault appellent au 12 avril

Alors que le débat se poursuit dans le syndicalisme sur l’appel au 12 avril, deux anciens secrétaires généraux de la CGT ont signé l’appel. Il parait opportun dans ce cadre de remettre à la mémoire des extraits du livre témoignage de Georges Séguy (Résister), paru en 2008 après la victoire de Sarkozy. Georges Séguy critique la division des forces de la gauche anti-libérale de 2007, qui conduit à l’échec de 2007. Il revient à cette occasion sur la question des rapports partis/syndicats, sur son vécu et son observation des rapports PCF et CGT,  et il plaide pour une nouvelle forme de « rassemblement populaire« . Nous publions dans la foulée l’appel de l’Union régionale CGT Ile de France au 12 avril.

  •  Extraits du livre de Georges Séguy : Résister (éditions l’Archipel-Paris-2008).

« Par mon expérience syndicale, j’ai beaucoup appris en matière politique, économique et culturelle. J’ai certes contribué à assoir l’autorité du PCF, en participant à l’analyse, à l’élaboration et la direction des initiatives du parti. Par ailleurs, je n’ai jamais été témoin d’une quelconque intervention visant à proposer ou contester telle ou telle candidature aux instances dirigeantes de la confédération ou des fédérations nationales. En revanche, je reconnais que le courant communiste, devenu majoritaire dans les unions départementales après la Libération, s’est longtemps évertué à détenir la fonction de secrétaire général.
Plus largement, nous pouvons rétrospectivement condamner cette propension du politique à influencer le syndicalisme dans un sens ou dans l’autre. […]
Tout cela n’empêche en rien la diversité des orientations syndicales, qui se sont organisées en fonction de l’histoire économique et sociale de chaque pays. De nos jours se pose plutôt la question de savoir comment concevoir les rapports entre partis et syndicats. Les premiers ne s’interdisent pas d’avoir leur opinion sur le rôle des seconds et, de façon réciproque, ces derniers ont leur propre jugement sur les programmes politiques. De ce point de vue, la décision de ne pas élire un dirigeant de la CGT à la direction du PCF a eu le mérite de conforter la responsabilité des uns et des autres, de promouvoir leur liberté de pensée et d’expression, d’entretenir des rapports loyaux.[…]
Peut-on dire qu’à cet égard une page est tournée ? Je le crois, ou plutôt je l’espère.
La division de ces formations [NDLR : syndicats et partis] ne pouvait que conduire à l’échec et au déclin de la gauche. Du coup la perspective d’une alternative démocratique et de progrès social s’est éloignée. Le mouvement social pâtit inévitablement de la défaite du peuple de gauche lors de la dernière élection présidentielle de 2007. En faisant échouer le projet de candidature commune de l’entente anti-libérale, les rivalités n’ont pas seulement fait exploser les perspectives d’un rassemblement qui portait en son sein l’espoir d’une nouvelle gauche et d’une dynamique unitaire. Elles ont de surcroît apporté de l’eau au moulin de ceux qui estiment que, désormais, l’élection présidentielle est le scrutin primordial de la Vème République.[…]
Il n’appartient certes pas aux syndicats d’outrepasser leurs prérogatives en prodiguant des conseils aux partis et en se prononçant pour tel ou tel candidat. Mais une chose est sûre : le rassemblement populaire, déterminant pour créer un rapport de force favorable à la gauche, ne pourra se faire qu’autour d’un projet de société qui puisse bénéficier du soutien du mouvement syndical. »

 

  •  Appel de l’Union régionale CGT Ile de France : cliquez ici pour le document original : tract_12_avril URIF-1

En Île-de-France, les choix patronaux de financiarisation de l’économie au détriment du travail ont des conséquences directes sur les millions de salariés franciliens. Sur les douze derniers mois, l’emploi dans notre région, est de nouveau reparti à la baisse. Des centaines de milliers d’emplois industriels disparaissent et dans le même temps l’embauche des salariés est de plus en plus précaire : 73% des embauches dans les entreprises franciliennes sont des CDD de moins d’un mois. Ce sont ces choix politique qui alimentent la crise !

Nous subissons un pilonnage médiatique sur le « coût du travail » mais le « coût du capital » pèse lourdement sur l’économie. Le crédit impôt recherche de Sarkozy est toujours versé aux entreprises : c’est 10 milliards par an, il s’additionne aux 20 milliards du Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi. Maintenant, cerise sur le gâteau, c’est le Pacte de responsabilité, qui offre un cadeau supplémentaire au patronat de 33 milliards de cotisations sociales… Les 22 mois de pouvoir Hollande ont poursuivi les mêmes choix politiques et les mêmes logiques tournant le dos au progrès social. C’est la poursuite de la casse industrielle, le démantèlement du droit du travail, ce sont des services publics étranglés financièrement…Et pour les salariés des grilles salariales à la traine, des minima salariaux en dessous du SMIC dans une majorité de branches, une égalité salariale femme/homme qui reste un slogan… et le 1er avril les retraités n’ont pas eu de revalorisation de leurs pensions.

Dans ce climat, comme le démontrent les résultats des municipales, la droite la plus réactionnaire et l’extrême droite raciste et xénophobe se nourrissent de la désespérance sociale.
C’est pour toutes ces raisons que l’URIF CGT se positionne à l’offensive et a appelé les salariés à se mobiliser le 6 février et le 18 mars, c’est pour toutes ces raisons que l’URIF CGT sera présente à Bruxelles à l’appel de la CES contre les plans d’austérité imposés aux peuples européens. C’est dans une volonté de rassembler les salariés, retraités, jeunes et privés d’emploi pour construire et développer le rapport de force indispensable pour en finir avec l’austérité et exiger un autre partage des richesses et à modifier les logiques capitalistes qui nous ont plongés dans cette crise !

C’est pour toutes ces raisons qu’il y a urgence à construire les convergences entre le syndicalisme et toutes les forces progressistes et à s’engager ensemble dans l’appel à manifester le 12 avril…
Dans le contexte actuel qui voit l’extrême droite et la droite réactionnaire progresser, il y a besoin d’un fort mouvement convergent. Syndicalisme et politique ont chacun leur rôle dans la société, et personne ne songe à entamer l’indépendance de l’un ou de l’autre. Mais ils agissent sur le même « champ de bataille » social ! La situation est préoccupante et demande une réponse adéquate : Tous ensemble manifestons le 12 Avril 2014 – 14h00 République – Nation

Tous ensemble contre l’austérité !
PARIS•12 AVRIL•14H•RÉPUBLIQUE-NATION

Syndicalisme et politique : l’interpellation du 12 avril 2014

L’annonce de la marche du 12 avril 2014 (« ça suffit, marchons contre l’austérité » : Signature en ligne : www.marche12avril.org) à l’appel de 200 personnalités, de syndicalistes, de militant(e)s associatifs, de responsables politiques, provoque un débat nourri dans le syndicalisme, notamment dans la CGT, la FSU, et Solidaires. Le choc brutal des municipales à gauche, après les coups de semonce  des manifestations de la droite extrême depuis plusieurs mois, créé un réveil et un réflexe : « il faut faire quelque chose ».  Un grand nombre de structures et de responsables CGT s’engagent, signent l’appel, mobilisent leurs unions départementales ou leurs fédérations. Ce qui ne va pas sans de vives interrogations dans la CGT. Des débats similaires existent aussi dans la FSU, très partagée,  et dans l’Union syndicale Solidaires, qui a consulté ses structures locales et fédérales. Les questions posées au syndicalisme sont les suivantes : faut-il apparaitre comme rejoindre ou refuser une initiative qui apparait clairement comme ayant été lancée par des responsables politiques? faut-il que le syndicalisme, tout en gardant son indépendance, assume la portée politique de son combat devant une crise grave des valeurs ? comment le concrétiser ? faut-il manifester un jour sans lendemain assuré, au risque de paraître instrumentalisé, surtout dans une période située entre deux élections politiques cruciales ? faut-il (et comment) préparer alors d’autres échéances associant plus durablement mouvement social et forces politiques?

Nous publions ci-dessous une tribune de responsables CGT appelant à la manifestation du 12 avril (souvent avec l’aval de leurs structures fédérales ou départementales), parue dans l’Humanité du 4 avril 2014. Nous reproduisons aussi le lien vers la lettre que Thierry Lepaon, secrétaire général de la CGT, a envoyé à la direction du PCF lorsque l’initiative du 12 avril a fait l’objet d’un première réunion unitaire. Nous reproduisons aussi un article paru dans le Monde.fr sur les débats suscités dans la CGT par cette initiative.

 

 

 

TRIBUNE IDÉES
Contre l’austérité, pour l’égalité et le partage des richesses
Depuis plusieurs années, le contexte est dominé par la violente crise du système capitaliste. Elle trouve son origine dans l’accélération de la financiarisation de l’économie et la nécessité pour le capital de continuer de faire croître sa rémunération, au détriment du travail. Elle engendre mise en concurrence des salarié-e-s, explosion du chômage et de la précarité, restructurations, délocalisa- tions, casse du droit du travail, des services publics, de l’industrie, de la protection sociale, aggravation des conditions de travail
Alors que la situation nécessiterait en France comme en Europe un pro- jet ambitieux mettant en œuvre des politiques de rupture, nous vivons depuis mai 2012 une régression d’ampleur historique : une majorité se réclamant de la gauche prend le pouvoir et tourne immédiatement le dos à l’ambition du progrès social.
Non seulement l’alternance ne s’est pas traduite par des avancées sociales mais le président de la République et le gouvernement s’inscrivent dans la continuité des politiques d’austérité initiées par la droite, au profit du patronat et des possédants. Cela engendre colère, désillusion et défiance à l’égard du politique. Comme le démontrent les municipales, ce climat délétère conduit en particulier à une montée de la droite la plus réactionnaire, de l’extrême droite raciste et xénophobe. Ces forces se nourrissent de la désespérance sociale et des renoncements de la majorité gouvernementale. Elles comptent bien remettre en cause toute les conquêtes sociales des salariés et menacer la démocra- tie. Face à cette situation, les forces de progrès doivent passer à l’offensive. Dans ce cadre, les responsabilités du mouvement syndical sont particulièrement importantes.
Le syndicalisme doit alimenter le débat au sein du monde du travail sur l’urgence et la possibilité d’opérer d’autres choix en matière économique, sociale et environnementale. La manne des plus de 230 milliards d’euros de fonds publics dont bénéficient les entreprises constitue de ce point de vue un gisement considérable de moyens mobilisables pour une autre politique. Il doit rassembler les salariés, retraités, jeunes et privés d’emploi pour construire les luttes et développer le rapport de forces indispensable pour en finir avec l’austérité. Cette construction doit s’opérer en premier lieu dans l’entreprise, au cœur de la confrontation de classe et de l’affrontement des intérêts antagonistes du patronat et des travailleurs. Elle doit s’ancrer autour du travail et des enjeux dont il est porteur en termes de création et de partage des richesses, de conditions de vie des salariés, d’émancipation. Il y a urgence à rompre avec les logiques capitalistes qui nous ont conduits à la crise actuelle !
Militantes et militants de la CGT, nous sommes déterminé-e-s à œuvrer en ce sens. C’est au nom des urgences sociales et économiques que dans plusieurs pays d’Europe, des forces de progrès s’unissent pour frayer une voie rassemblée face aux situations extrêmes vécues par les peuples. Cela nous conforte dans la recherche en France de ces voies de rassemblement. Ce n’est certes pas le chemin le plus facile mais renoncer serait laisser grande ouverte la voie aux stratégies d’accompagnement, au bénéfice du capital et de l’extrême droite, qui progresse partout sur le continent. Nous estimons également indispensable de poursuivre la construction d’un syndicalisme de lutte et de transformation sociale progressiste, y compris en créant les conditions d’un rassemblement des organisations qui agissent dans ce sens. Nous pensons que la stratégie unitaire du syndicalisme doit être fondée sur la volonté de retrouver la voie des conquêtes sociales, sur la défense farouche du fruit des luttes et donc sur le refus de négocier les conditions des reculs sociaux. La bataille contre le pacte de responsabilité est de ce fait une priorité de la période et, en ce sens, nous réitérons notre attachement à la Sécurité sociale basée sur le salaire socialisé et la solidarité intergénérationnelle.
Nous revendiquons l’indépendance du syndicalisme. Dans le respect du rôle et des prérogatives de chacun, nous jugeons incontournable de contribuer à la construction de réponses politiques à la hauteur des enjeux. La situation historique dans laquelle nous sommes appelle la mise en mouvement convergente de tous ceux qui veulent agir pour trouver une issue à la crise. Dans cette perspective, il y a urgence à développer le dialogue et les convergences entre le syndicalisme et les forces de gauche portant l’ambition de transformer la société. Un tel dialogue et de telles convergences, arrimés au développement des luttes sociales et politiques, ont été la condition des grandes phases d’avancées sociales de notre histoire récente (conquêtes du Front populaire ; mise en œuvre du programme du Conseil national de la Résistance à la Libération ; avancées sociales du début des années 1980).
C’est à partir de cette vision des enjeux de la période que nous nous engageons dans l’appel à manifester le 12 avril sous le mot d’ordre « Maintenant ça suffit ! Marchons contre l’austérité, pour l’égalité et le partage des richesses ». Cet appel rassemblant personnalités et forces du mouvement social, associatif, politique et syndical est à nos yeux une étape importante pour rouvrir le champ des possibles et faire grandir l’ambition collective de la transformation sociale.
 Les signataires : Jean-Marc Canon ; Mireille Chessa ; Christophe Couderc ; Christophe Delecourt ; Lina Desanti ; Pascal Joly ; Denis Lalys ; Valérie Lesage ; Camille Montuelle ; Daniel Sanchez ; Baptiste Talbot ; Céline Verzeletti ; Gisèle Vidallet.

 

 

  • Le Monde (03 avril 2014):  Confusion à la CGT autour de la marche contre l’austérité du 12 avril
  • « La CGT ne participera pas à la « marche contre l’austérité » organisée par plusieurs formations de la gauche de la gauche – Front de gauche, Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), Ensemble, Alternative libertaire, etc. – le 12 avril à Paris. Dans une réaction aux élections municipales, diffusée mercredi 2 avril, où elle affirme que « les réponses apportées par le président de la République sont en total décalage avec les enjeux qui sont devant nous », elle appelle les salariés à « agir et manifester pour le progrès social le 4 avril et le 1er mai« .  Le 4 avril, Thierry Lepaon, son secrétaire général, participera à Bruxelles à une « euro-manifestation » organisée par la Confédération européenne des syndicats (CES), à laquelle sont attendues 50 000 personnes. Le « patron » de la CGT défilera aux côtés de son homologue de la CFDT, Laurent Berger, et des représentants des organisations françaises membres de la CES – FO, CFTC, UNSA – ainsi que de la FSU. Les syndicats reconnaissent qu’il a été difficile de mobiliser pour cette initiative. « Il s’agit d’une mobilisation essentiellement militante« , dit-on à la CGT. Bien résolue à ne pas mélanger les genres depuis qu’en 2001, Bernard Thibault, alors secrétaire général de la CGT, avait rompu les derniers liens privilégiés avec le Parti communiste, la centrale cégétiste est fidèle à sa ligne. Elle avait déjà refusé, en 2013, de s’associer à la marche de Jean-Luc Mélenchon pour « une révolution fiscale ». Mais il y a un gros cactus. Dans l’appel de 200 personnalités, publié par L’Humanité du 2 avril, en faveur de cette « marche contre l’austérité » figurent – aux côtés de nombreux syndicalistes de Solidaires et de la FSU et de deux militants de FO – 36 responsables cégétistes. Et non des moindres. On y retrouve deux anciens secrétaires généraux de la CGT, Georges Séguy et Bernard Thibault, des militants d’entreprises « en lutte » (Mory-Ducros, Fralib, Conti, Prestalis). Parmi les signataires – il va sans dire, à titre personnel – apparaissent surtout plusieurs secrétaires généraux de fédérations CGT – Equipement-environnement, Union générale des fédérations de fonctionnaires, industries chimiques, Fédération des travailleurs des industries du livre, du papier et de la communication, services publics – de quelques unions départementales (Ariège, Pas-de-Calais, Seine-Saint-Denis, Haute-Garonne) ou encore de l’union régionale d’Ile-de-France. Des responsables de fédérations, comme les finances, l’agroalimentaire, les spectacles, qui sont souvent dans l’opposition à la direction confédérale, s’inscrivent dans cette démarche sur fond de sourde contestation de Thierry Lepaon. Le 6 mars, l’union départementale CGT de Paris s’est alarmée après des propos du « patron » de la CGT au Nouvel économiste où il assurait qu' »il n’existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat. L’entreprise est une communauté composée de dirigeants et de salariés. Ces deux populations doivent pouvoir réfléchir et agir ensemble dans l’intérêt de leur communauté ». Dans un texte, adopté à l’unanimité, l’UD de Paris estime que « ces déclarations remettent en cause les fondements mêmes de la CGT« . Elle interpelle Thierry Lepaon sur « sa conception du mandat de secrétaire général confédéral« . « Ce type de démarche peut-il perdurer ? », interroge-t-elle, en réaffirmant que « le salariat n’a aucun intérêt commun avec le capital » et en soulignant que « le pacte de responsabilité n’est ni amendable ni négociable, il doit être retiré ».  Mardi 1er avril, lors de la réunion de la commission exécutive de la CGT, Thierry Lepaon, dans une intervention que Le Monde s’est procurée, est revenu sur le sujet. Il a d’abord estimé qu’il fallait prendre « un peu de temps et de recul » pour tirer les enseignements des élections municipales et de la nomination de Manuel Valls à Matignon. « Ne brûlons pas l’étape de l’analyse », a-t-il lancé, en mettant en avant « quatre mots clé« : l’abstention « populaire« ; la « sanction d’ampleur » contre François Hollande et la « droitisation« ; et, « quatrième phénomène »: « Il y avait un espace à gauche de la gauche pour essayer de faire mesurer qu’il était possible dans notre pays d’avoir une gauche différente que celle qui exerce le pouvoir. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle n’a pas recueilli des suffrages à la hauteur des espérances que l’on pouvait peut-être attendre ici ou là ». S’inquiétant de la « montée des positionnements individuels, au détriment d’un positionnement collectif« , Thierry Lepaon a souligné que « les organisations ont besoin d’autonomie, de réflexion, d’action, de positionnement mais on a besoin aussi de responsabilité et de cohérence« . Et le « patron » de la CGT a enchaîné à propos de la manifestation du 12 avril : « Je me mets à la place des gens qui vont regarder la télévision le soir du 12 avril, qui vont voir des banderoles et des drapeaux CGT dans le cortège et qui auront entendu Thierry Lepaon sur RTL ou vu sur France 2 [où il doit s’exprimer le 10 avril] dire : ‘la CGT n’appelle pas à la manifestation’. Je pense qu’on ajoute à la confusion et que des camarades se réfugient derrière le syndicat, la CGT, pour ne pas s’engager politiquement. » »C’est plus facile sans doute, a poursuivi Thierry Lepaon, dans des périodes d’y aller avec un autocollant CGT qu’un autre. Mais la CGT, ce n’est pas le rempart pour se masquer, il faut assumer ses engagements. Il faut que chacun et chacune, en tant que citoyen, puisse dire ce qu’il pense, afficher tout ce qu’il a envie d’afficher, mais surtout, faisons attention à notre organisation qui peut se sentir ou être fragilisée. Notre rapport au politique, dans cette période, est un peu trouble dans la tête de certains camarades« . Il y a en effet fort à craindre que ce trouble fragilise encore la CGT pendant quelque temps.