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Séminaire appropriation sociale le samedi 14 novembre

Ci-dessous une nouvelle initiative qui peut intéresser des syndicalistes au-delà de l’Union syndicale Solidaires, sur l’appropriation sociale.

 Séminaire co-organisé par l’OMOS, Association Autogestion, Espaces Marx,Union Syndicale SOLIDAIRES.

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Qu’entendre par appropriation sociale ?

La période politique est marquée par un patronat qui est dans une offensive ouverte contre les acquis du salariat. Face à cela, le mouvement social et, à ce jour incapable d’amorcer une quelconque contre-offensive et reste sur le terrain de la défensive. Nous pensons qu’une des raisons de cette situation est l’absence de perspective d’un au-delà au capitalisme.
De nombreuses luttes sociales contemporaines portent « en creux » l’idée de propriété comme condition nécessaire de l’existence pour des entités économiques, souvent productives et industrielles, sacrifiées sur l’hôtel du profit. Ainsi, « les Goodyear », les Arcelor-Mittal », « les Fralib », « Les Pilpa » ou Hélio Corbeil, pour ne citer que les plus médiatisés, ont contesté, chacun à leur façon, le droit de propriété au nom du droit à l’activité. Certains réclamant la nationalisation, d’autres cherchant le moyen de s’engager dans la voie coopérative…
Des travaux du séminaire mené en commun sur l’appropriation sociale nous tirons notamment l’enseignement que les formes expérimentées, propriétés étatiques mais aussi mises en coopératives ont démontré leurs limites. L’étatisation ne débouche ni sur une appropriation réellement collective ni sur l’émancipation. Quant à la mise en coopérative, elle limite la plupart du temps son ambition à un « périmètre local » sans afficher une volonté de contribuer à la transformation globale de la société.
N’est-il pas temps de trouver les termes pour reposer, en l’affranchissant des écueils mis en évidence par l’histoire, la question de l’appropriation collective comme condition de l’émancipation humaine et de travailler à réunir les conditions à remplir pour en faire un thème idéologique récurent au sein de l’ensemble de la société ?
Nous vous proposons une séance de travail le samedi 14 Novembre qui sera un point d’étape dans le cadre d’un séminaire qui existe depuis 2013. Deux points à l’odre du jour :
1. Qu’est-ce que l’appropriation sociale et l’importance de cette question dans la vie sociale et politique ?
2. Quel est l’état de nos débats et quels sont les obstacles à l’appropriation sociale ?

Séminaire précédemment co-organisé par : ANECR, Association Autogestion, Cidefe, Espaces Marx, Fondation Copernic, Fondation Gabriel Péri, OMOS, Union syndicale Solidaires

Samedi 14 Novembre 2015 de 9h30 à 16h30 à l’Union Syndicale Solidaires, 144 Bd de la Villette, 75019 Paris
1er escalier gauche après le portail, 3e étage.

Pour prévoir le nombre de repas (à charge des participants mais prix raisonnable), merci de vous inscrire auprès de : infos@autogestion.asso.fr
Les auditions précédentes du séminaire :
– Sylvie Mayer et François Longérinas nous ont permis de dresser l’état des lieux en ce qui concerne la bataille législative sur le droit de préemption des salariés en cas de cession et sur l’Economie sociale et solidaire.
– Pierre Dardot est venu tracer la perspective politique que constitue le Commun, un ressource définitivement débarrassée de la notion de propriété, qu’elle soit publique ou privée, et gouvernée par les parties prenantes.
– Daniel Lescornet est venu interroger le concept d’Economie sociale et solidaire en tant qu’alternative au capitalisme et a regretté l’absence de stratégie des partis politiques de gauche à son égard.
– Bernard Friot a défendu son concept de Salaire universel dans lequel celui-ci ne sera plus que la seule rémunération possible, basée sur un système de grades attachés à la personne et indépendante du comportement de l’unité économique dans laquelle on travaille.
– Pierre-Yves Chanu, de la CGT, est venu parler des propositions de la CGT en termes d’outils financiers pour faciliter les reprises d’entreprises par les salariés. Il a notamment parlé d’une proposition de livret E et de mobilisation de l’épargne salariale.
– Paul Ariès est parti du constat actuel de crise de la démocratie pour y opposer les expériences actuelles qui tendent au contraire à rendre la parole aux citoyens. Il a brossé des pistes permettant d’envisager un renouveau de la démocratie dans un environnement d’égalité sociale et politique.
– Yves-Claude Lequin, Eric Schoonejans et Jacques Michelet sont intervenus lors d’une table ronde destinée à discuter des rapports possibles et réciproques entre la rechercher publique et l’Economie sociale et solidaire. Ils ont respectivement interrogé l’apport des citoyens dans l’orientation donnée aux programmes scientifiques, l’apport et les problèmes de l’agroécologie,
et l’incidence de la révolution informationnelle sur l’Economie sociale et solidaire.
– Jean-Numa Ducange, historien, a évoqué quelques expériences historiques d’appropriation sociale de 1789 à 1920. Il a choisi de traiter de la révolution française et la question de la propriété , de l’idée d’association dans la révolution de 1848, des relations entre partis, syndicats et mouvement coopératif et de l’émergence des conseils ouvriers en 1905 en
Russie.
– Catherine Samary a choisi d’interroger l’autogestion sur les enjeux de pouvoirs en cherchant à dépasser l’opposition traditionnelle entre droits individuels et approches d’ensemble. En partant d’une conception de l’autogestion comme droit de base accordé à tous ses citoyens, elle a mis l’accent sur la centralité d’une reformulation des luttes autogestionnaires à partir
des Communs.
Ce qui nous paraît essentiel est moins de définir dans le détail le fonctionnement d’entreprises hors sociétés de capitaux que de tracer la trajectoire que peut prendre des luttes idéologiques et sociales se situant délibérément dans la perspective d’un dépassement des règles du capitalisme.

 

 

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Chercheurs et syndicalisme : le travail du SYMETT

Nous reproduisons un message reçu des auteurs du groupe de chercheurs SYMETT : SYndicalisme :Méthodes/Théories/Terrains, qui décident cette année « de se focaliser sur le travail syndical« , au sens du « travail » des militant-es.

http://www.symett.org

Bonjour,

Voici les dernières nouveautés sur le site du SYMETT:

Publications

– Jean-Paul Guillot, En finir avec les idées fausses sur les syndicats et le dialogue social: http://www.symett.org/publications/321-jean-paul-guillot-en-finir-avec-les-idees-fausses-sur-les-syndicats-et-le-dialogue

Actualités

– Appel à communications: « Les transformations du dialogue social dans une perspective comparée et multi-niveaux »: http://www.symett.org/actualites/312-appel-a-communications-panel-porte-sur-les-transformations-du-dialogue-social-dans-une-perspective-comparee-et-multi-niveaux

– Appel à contributions pour la revue Sociologie du travail: http://www.symett.org/actualites/313-appel-a-contributions-pour-la-revue-sociologie-du-travail

– 22-23 octobre 2015: International conference on the history of the Européen Trade Union Confederation (ETUC, 1973-2013): http://www.symett.org/actualites/318-22-23-octobre-2015-international-conference-on-the-history-of-the-european-trade-union-confederation-etuc-1973-2013

– 3 novembre 2015: journée d’étude « syndicats et questions environnementales »: http://www.symett.org/actualites/315-3-novembre-2015-journee-d-etude-syndicats-et-questions-environnementales

– 12 novembre 2015: rencontre « syndicalisme et diversités du salariat »: http://www.symett.org/actualites/317-12-novembre-2015-rencontre-syndicalisme-et-diversites-du-salariat

– 13 novembre 2015: 3èmes rencontres d’histoire ouvrière: http://www.symett.org/actualites/319-13-novembre-2015-3emes-rencontres-d-histoire-ouvriere

– 26-27 novembre 2015: colloque « La réception du droit du travail par les milieux professionnels et intellectuels (XIXe-XXe siècles) »: http://www.symett.org/actualites/316-26-27-novembre-2015-colloque-la-reception-du-droit-du-travail-par-les-milieux-professionnels-et-intellectuels-xixe-xxe-siecles

Séminaire du SYMETT

Le séminaire SYMETT se propose cette année de se focaliser sur le « travail syndical ». Partant de l’idée que ce sont les militants qui font les organisations, il s’agit de se pencher sur la production syndicale au quotidien. Entreprise de mobilisation, constructeur du groupe, mais aussi producteur de sens pour les militants et pour les salariés que les syndicats entendent représenter, qui sont ces militants qui font vivre les syndicats dans leurs différentes dimensions ? Tous doivent maîtriser un ensemble de savoir-faire et de savoir-être nécessaires à la maîtrise de leur rôle, lequel renvoie et s’incarne dans une diversité de pratiques sociales (de mobilisation, de représentation, de négociation) plus ou moins valorisées selon les secteurs professionnels et les organisations. Cet apprentissage peut être le résultat du travail instituant du syndicat, au travers de la formation, mais peut aussi provenir de reconversions multiples, professionnelles ou militantes. L’exemple du community organising nord-américain est à ce titre une bonne illustration des logiques de professionnalisation qui caractérisent certains de ces militants.

L’étude des trajectoires militantes, des cadres intermédiaires ou des dirigeants nationaux, est un bon moyen pour saisir ce travail de représentation et l’apprentissage qui en est fait. Le travail spécifique des organisations doit aussi être questionné, en donnant un contenu précis et empirique à ce que recouvrent les processus d’institutionnalisation et de bureaucratisation. L’approche du travail militant ne peut ainsi faire l’impasse des logiques de distinction du champ syndical qui aboutissent à des formes propres du « travail syndical » en fonction des organisations.

 

  • Vendredi 6 novembre 2015 (14h30-16h30), salle R-253: Jean-Christophe Angaut, Maître de conférences en philosophie à l’ENS de Lyon (Triangle) a proposé une nouvelle traduction et une nouvelle édition critique de l’ouvrage de Roberto Michels, Sociologie du parti dans la démocratie moderne. Enquête sur les tendances oligarchiques dans la vie des groupes (Folio Gallimard, 2015). Nous reviendrons avec lui sur la façon dont R. Michels intègre les syndicats dans son analyse, tout en différenciant, par certains aspects, l’univers partisan et l’univers syndical.

 

Par ailleurs, afin de contribuer au site internet, n’hésitez pas à nous faire parvenir vos annonces de séminaires, colloques et autres appels à communications, ainsi que des mémoires de master 2 et thèses qui, avec l’accord de leurs auteurs, viendront alimenter le centre de ressources en ligne.

Présentation du groupe de recherche SYMETT

SYMETT est un groupe de recherche basé à Lyon qui vise à réunir des doctorants, des enseignants-chercheurs et des chercheurs (voir la liste des membres) partageant la préoccupation commune de mettre en œuvre une sociologie politique du syndicalisme. L’objectif consiste à questionner les outils conceptuels, ainsi que les démarches méthodologiques, qui sont mobilisés dans différents travaux portant sur le mouvement syndical. Il s’agit moins de faire le point sur l’état des travaux sur telle ou telle organisation que de proposer une démarche réflexive sur les façons d’étudier le syndicalisme dans ses différentes dimensions. SYMETT relève du Pôle « politisation et participation » du laboratoire CNRS Triangle, mais ses activités sont ouvertes à toutes les personnes intéressées.

Une initiative de débat syndical

Les auteurs du livre : 21ème siècle, Syndicalisme, cinq défis à relever. Unissons-nous ! (Syllepse 2014), prennent l’initiative d’organiser un débat public le jeudi 24 septembre à Malakoff (Hauts de Seine).

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LE SYNDICALISME EN DÉBAT

Les syndicats, qui ont constitué une force essentielle dans la conquête du progrès social, économique et démocratique de notre pays, sont aujourd’hui en perte de vitesse. Ils sont de plus en plus écartés des décisions politiques, managériales et dans le même temps boudés par un salariat précarisé et individualisé.
La financiarisation de l’économie, le recul de la négociation collective, la destruction des acquis sociaux ne sont pas pour rien dans cette crise du syndicalisme.

Les syndicats ne portent-t-ils pas eux-mêmes une part de responsabilité non négligeable, en ayant tardé dans la prise en compte des bouleversements qu’a connu le salariat ces dernières années ? Quel est aujourd’hui l’avenir des syndicats français ? Peuvent-ils encore offrir la perspective d’une société plus juste et plus solidaire ? Quels défis ont-ils à relever pour redevenir réellement représentatifs des aspirations du salariat d’aujourd’hui et ainsi rouvrir une ère de progrès social ?

C’est pour débattre de toutes ces questions que nous vous proposons une :

SOIRÉE DÉBAT

Le jeudi 24 Septembre 2015 de 18h00 à 21h00
Bourse du Travail de Malakoff
24 rue Victor Hugo
92240 MALAKOFF
01.55.48.06.31
boursedutravailmalakoff@gmail.com

Ø Projection du film « Syndicats, histoire d’un contre-pouvoir » (1981-2014) d’Elizabeth Drévillon et Richard Michel, diffusé par France 5.

Ø Participation au débat de :

· Jean-Marie PERNOT, chercheur à l’institut de recherches économiques et sociales (IRES)
· Gérard ASCHIERI, membre du conseil économique, social et environnemental (CESE), ancien secrétaire général de la FSU
· Jean-Claude BRANCHEREAU, coordonnateur du livre « Syndicalisme : 5 défis à relever »
· De dirigeants-es des syndicats CGT, CFDT et FO
· Le débat sera animé par Thierry BRUN, journaliste à « Politis »

Table de lecture – Pot fraternel à l’issue du débat

Enjeux politiques du travail : un colloque à suivre

La question du travail est heureusement redevenue un enjeu dans les débats syndicaux: enjeu d’analyse, enjeu de constructions de pratiques, enjeux revendicatifs. Le colloque ci-dessous peut aider à la réflexion.


 

ARGUMENTAIRE 

Le thème de la fin du travail, qui dominait les débats intellectuels dans les années 1990, n’a pas résisté à l’attention publique croissante dont les maux du travail ont fait l’objet dans les années 2000 : débats sur la flexibilité et la précarité, sur l’évaluation, sur la souffrance au travail et les suicides… On a assisté ces dernières années à un retour du travail comme sujet de préoccupation éthique et politique centrale. Mais la question des enjeux politiques du travail reste marquée par un déficit de thématisation et de théorisation. Cette question, le colloque voudrait l’aborder dans une double perspective : celle des débats généraux concernant les enjeux politiques du travail, et celle des enjeux internes à différentes disciplines traitant du travail.

La première demi-journée considérera trois grandes perspectives suivant lesquelles les enjeux politiques du travail peuvent être abordés dans le domaine de la philosophie sociale : celle de la transformation sociale, de la démocratie et de la justice. La deuxième demi-journée concernera des enjeux politiques généraux qui peuvent être explicités plus dans des cadres disciplinaires particuliers : l’économie, le droit et l’histoire. La troisième demi-journée portera sur la question du sujet au travail, en interrogeant la portée politique des démarches de la clinique de l’activité, de la psychodynamique du travail, et du concept de « travail vivant ». La dernière demi-journée abordera les enjeux politiques de différentes approches sociologiques spécifiques du travail : la sociologie féministe matérialiste, la « sociologie hétérodoxe » liée à la critique marxienne du travail et les Critical Management Studies.

 

PROGRAMME 

Jeudi 24 septembre

9h : Introduction du colloque

Matinée (9h30 – 13h)

Philosophie sociale 

Alexis Cukier (Post-doctorant en philosophie, Centre Marc Bloch, Berlin)
Travail et transformation sociale

Franck Fischbach (Professeur de philosophie, Université de Strasbourg)
Travail et éthicité démocratique

– Pause –

Emmanuel Renault (Professeur de philosophie, Université Paris Ouest Nanterre La Défense)
Enjeux de justice

Après-midi (14h30 – 17h)

Économie, droit, histoire

Bruno Tinel (Maître de conférences en économie, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
Analyse économique du travail et de l’emploi: sortir de l’inversion

Cyril Wolmark (Professeur de droit, Université Paris Ouest Nanterre La Défense)
Le travail, absent du droit du travail ?

– Pause –

Michelle Zancarini-Fournel (Professeure d’histoire contemporaine, Université de Lyon 1)
Les formes de contestation du travail dans les années 1968

 Vendredi 25 septembre

Matinée (9h30 – 13h)

Le sujet au travail

Yves Clot (Professeur de psychologie, CNAM)
La clinique de l’activité dans la clinique du travail : un enjeu politique 

Christophe Dejours (Professeur de psychologie, CNAM)
Psychodynamique du travail et politique: quels enjeux?

– Pause –

Jean-Philippe Deranty (Professeur de philosophie, Université de Macquarie, Sydney)
Travail, vie, pouvoir : en quels sens le travail vivant est-il une catégorie politique ?

Après-midi (14h30 – 18h)

Perspectives sociologiques

Danièle Kergoat (Professeure de sociologie, CNRS)
Le travail comme enjeu pour la sociologie féministe matérialiste

Stephen Bouquin (Professeur de sociologie, Université d’Evry-Val-d’Essonne)
Emanciper le travail ou s’émanciper du travail? Un retour critique sur l’approche sociologique hétérodoxe de Jean-Marie Vincent

– Pause –

Luca Paltrinieri (Collège international de philosophie, chercheur au LabTop-CRESPPA)
Les Critical Management Studies entre micro-émancipation et utopie

17h – 18h :  Discussion générale

Meeting unitaire contre la loi Macron le 7 avril, journée interprofessionnelle 9 avril

 

 

[Fondation Copernic] Tou-te-s au meeting unitaire contre l’austérité, mardi 7 avril, 19h, Gymnase Japy

Cher-e-s ami-e-s,

Après la débâcle des départementales, provoquée par l’austérité, tou-te-s ensemble, syndicalistes, associatifs, politiques, nous réagissons pour bloquer la loi Macron.
Il est encore temps, rien n’est joué.

Tous et toutes au meeting contre la loi Macron et l’austérité, mardi 7 avril, 19 heures, au Gymnase Japy !

Bien amicalement,
La Fondation Copernic

_______________________________________________
Fondation-copernic mailing list
Fondation-copernic@fondation-copernic.org
http://mailmanoc.fondation-copernic.org:8081/cgi-bin/mailman/listinfo/fondation-copernic

Fondation Copernic <contact@fondation-copernic.org>

20:26 (Il y a 14 heures)

À co
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Contacts (3)
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Un appel contre la loi Macron : « Elle ne doit pas être votée »

 L’appel ci-dessous, répercuté par la fondation Copernic, contre la loi du ministre de l’économie du gouvernement Hollande Emmanuel Macron, ancien banquier, est signé par plusieurs responsables syndicaux CGT, FSU, Solidaires, parfois représentant leurs structures syndicales, nationale ou locale. Il est également signé par des universitaires, des responsables associatifs (APEIS, DAL, Femmes Egalité, Marches européennes,…)  et des personnalités politiques de gauche (EELV, Front de gauche, Nouvelle Donne, NPA, PS). La loi Macron est soumise au vote de l’Assemblée nationale le mardi 17 février 2015. 

Nous publions également une tribune de Laurent Degousée, co-délégué de SUD commerce et services, parue dans Libération du 15 février.

 

Cher-e-s ami-e-s,
La loi Macron renforce encore la dérive libérale, cet appel très unitaire est un rassemblement inédit pour lui résister.Amicalement,
La Fondation Copernic– – –

Pour nous, Macron, c’est non

Plus de cent militant-e-s et responsables d’organisations ont décidé de rendre public cet appel.

La loi dite loi Macron, « Pour la croissance et l’activité », dont le projet présenté au Parlement est censé casser « les rigidités » qui bloqueraient l’économie française.
Les dispositions de la loi ont un fil directeur : « ce qui est bon pour le patronat est bon pour l’économie », quelles qu’en soient les conséquences pour les salariés. Cette loi est le complément du pacte de responsabilité dont les prétendues contreparties se sont révélées des illusions. Elle participe d’une tendance générale dans l’Union européenne au moins-disant social. La stagnation, voire la baisse, des salaires et des pensions, les coupes massives dans les dépenses publiques pèsent sur la demande globale et donc sur l’activité des entreprises. Ces dernières préfèrent verser de confortables dividendes à leurs actionnaires plutôt qu’investir.
Avec l’extension du travail du dimanche, de surcroît sans obligation légale de majoration salariale, et avec le maquillage outrancier du travail de nuit en travail de soirée, les conditions de travail des salariés sont attaquées. Une fois de plus les premières victimes en seront les femmes.

Avec la réforme du tribunal des prud’hommes qui renvoie de plus en plus d’affaires devant des juges professionnels, ce sont les droits des salariés qui sont remis en cause.
Avec la dépénalisation du délit d’entrave, ce sont les employeurs qui sont protégés, pas les salariés.

Et désormais, si le tribunal administratif annule un plan social en raison d’insuffisance de motivation, les licenciements ne seront plus invalidés et les salariés ne seront plus indemnisés.
Par ailleurs, ce projet relance le processus de privatisation, notamment d’un certain nombre d’aéroports et fragilise le statut des locataires au profit des spéculateurs.
Il va permettre aux hôpitaux publics de créer des filiales à l’étranger, c’est-à-dire à se comporter comme des entreprises privées. Alors que le service public hospitalier est malade, entre autres, d’un manque de ressources, une partie de ces dernières pourront être utilisées à des fins d’opérations financières ou commerciales à l’étranger.

La déréglementation du transport par bus va en fait aggraver les inégalités d’accès, instituant un transport pour les pauvres. Elle aura pour effet d’augmenter les émissions de gaz à effet de serre. L’hypocrisie est ici de mise. Alors que le président de la République prend des postures d’écologiste, et alors que la France va accueillir en décembre 2015 la Conférence mondiale sur le climat (COP 21), le gouvernement propose une mesure qui va à l’encontre de tout bon sens en favorisant le transport privé par route au détriment du transport public dont le rail. Une autre solution serait de développer le transport par rail en faisant jouer à la SNCF son rôle de service public.

Ce projet de loi, en débat au Parlement, est guidé par une logique de déréglementation généralisée qui n’a comme objectif que le maintien des profits aux dépens des salaires, des pensions, seuls moyens de vivre pour la majorité de la population et au détriment de la protection sociale. Plus d’égalité, plus de fraternité, c’est ce que nous voulons, c’est le contraire de la loi Macron.
L’indispensable mobilisation sociale des salariés et des citoyens prend de l’ampleur.

CETTE LOI NE DOIT PAS ETRE VOTÉE, ELLE DOIT ETRE RETIRÉE !

Signataires :

Eliane Assasi (sénatrice PCF)
Clementine Autain (Ensemble)
Ana Azaria (Femmes Égalité)
Nicolas Baille (Secrétaire Général de la Fédération de l’Equipement et de l’Environnement CGT)
Ludivine Bantigny (historienne)
Maud Beckers (Commission sociale, Syndicat des Avocats de France)
Fatima-Ezzahra Ben-Omar (Les efFronté-e-s)
Olivier Besancenot (NPA)
Eric Beynel (porte parole de Solidaires)
Jean-Luc Bindel (Secrétaire Général de de la Fédération Agroalimentaire et Forestière CGT)
Alima Boumediene-Thiery (avocate)
Isabelle Bruno (politiste)
Jean-Marc Canon (Secrétaire Général de l’UGFF-CGT)
Céline Carlen (Secrétaire Générale de l’Union Syndicale CGT Commerce et Services de Paris)
Jean-Claude Chailley (Résistance sociale)
Andre Chassaigne (deputé PCF)
Laura Chatel (Secrétaire Fédérale Jeunes écolos)
Gérard Chaouat (membre du BN du SNCS FSU)
Boris Chenaud (Solidaires 34)
Robert Crémieux (MNCP)
Eric Coquerel (conseiller régional Ile de France, coordinateur politique du Parti de Gauche)
Pierre Cours-Salies (sociologue)
Thomas Coutrot (économiste, ATTAC)
Claude Debons (syndicaliste)
Bernard Dedeban (secrétaire de la FSU 31)
Karima Delli (deputée europeen, EELV)
Laurent Degousée (Fédération Sud commerces et services)
Caroline De Haas (féministe)
Sandra Demarcq (NPA)
Lina Desanti (Secrétaire Générale de l’Union Départementale CGT du Tarn-et-Garonne)
Marie Hélène Durieux (Fédération Sud Santé Sociaux)
Jean-Baptiste Eyraud (DAL)
Gérard Filoche (Bureau national du Parti Socialiste)
Pascal Franchet (CADTM)
Jacqueline Fraysse (députée, Ensemble)
Michel Faujour (co-secrétaire national du SNPES-PJJ FSU)
Nicolas Galepides (Fédération Sud PTT)
Bertrand Geay (politiste)
Jérome Gleizes (conseiller de Paris, EELV)
Caroline Guibet-Lafaye (philosophe)
Patrick Hallinger (Convergences Défense des Services Publics)
Elisabeth Hervouet (syndicaliste enseignant)
Hervé Heurtebize (secrétaire national du SNUCLIAS FSU)
Liem Hoang Ngoc (socialiste affligé, Bureau National du Parti Socialiste)
Nordine Idir (MJCF)
Maria Ines (co-secrétaire national du SNPES-PJJ FSU)
Sabina Issehnane (économiste, Les Economistes Atterrés)
Lucien Jallamion (République et Socialisme)
Pierre Khalfa (Fondation Copernic)
Judith Krivine (Commission sociale, Syndicat des Avocats de France)
Bernard Lacroix (politiste)
Rose-Marie Lagrave (sociologue)
Pierre Laurent (secrétaire national du PCF)
Christian Laval (sociologue)
Frédéric Lebaron (sociologue)
Catherine Lebrun (porte parole de Solidaires)
Valérie Lefebvre-Haussmann (Secrétaire Générale de la Fédération des syndicats du personnel de la banque et de l’assurance CGT)
Arlette Lemaire (secrétaire générale adjointe du SNASUB FSU)
Valérie Lesage (Secrétaire de l’Union Régionale Ile-de-France CGT)
Thierry Lescant (Ensemble)
Marie-Noelle Lienemann (sénatrice, Bureau National du Parti Socialiste)
Elise Lowy (EELV)
Jean-Marie Harribey (économiste)
Patrick Le Hyaric (directeur de l’Humanité)
Arnaud Malaisé (syndicaliste enseignant)
Emmanuel Maurel (député européen, Bureau National du Parti Socialiste)
Jean-Pierre Martin (psychiatre)
Christiane Marty (féministe)
Gérard Mauger (sociologue)
Caroline Mecary (avocate)
Emmanuel Mehdbi (syndicaliste SNU Pôle emploi FSU)
Jean-Luc Mélenchon (député européen)
Hélène Michel (sociologue)
Jean-Philippe Milesy (Rencontres sociales)
Christian de Montlibert (sociologue)
Carlos Moreira (Secrétaire Général de la Fédération Nationale des Industries Chimiques CGT)
Corinne Morel-Darleux (coordinatrice des assises pour l’Ecosocialisme)
Francoise Nay (militante de la défense des Hopitaux Publics)
Lucas Nédélec (Secrétaire Fédéral Jeunes Ecolos)
Hervé Ossant (Secrétaire Général de l’Union Départementale CGT de la Seine-Saint-Denis)
Naila Ott (Sud Travail affaires sociales)
Ugo Palheta (sociologue)
Jean-Jacques Paris (ANECR)
Willy Pelletier (Fondation Copernic)
Marie Cécile Périllat (syndicaliste enseignant)
Marc Peyrade (Secr. Gén. Fédé des Industries du Livre, du Papier et de la Communication CGT)
Christian Picquet (Gauche Unitaire)
Christian Pierrel (PCOF)
Véronique Ponvert (syndicaliste enseignant)
Jack Potavin (GOEES)
Christine Poupin (NPA)
Colette Pronost (syndicaliste SNU Pôle emploi FSU)
Emmanuel Renault (philosophe)
Jacques Rigaudiat (économiste)
Michèle Riot-Sarcey (historienne)
Danielle Rollat (UNRPA)
Suzy Rojtman (CNDF)
Michel Rousseau (Marches européennes contre le Chômage)
Jean Sammut (militant mutualiste)
Lydia Saouli (syndicaliste FSU ministère du Travail)
Danielle Simonnet (conseillère de Paris, secrétaire nationale du Parti du Gauche)
Evelyne Sire-Marin (magistrate)
Valérie Soumaille (syndicaliste enseignant)
Maya Surduts (CNDF)
Christian Taillandier (secrétaire national du SNUITAM FSU)
Baptiste Talbot (Secrétaire Général de la Fédération des Services Publics CGT)
Charlotte Tempion (Solidaires 69)
Christian Terrancle (Solidaires 31)
Christian Topalov (sociologue)
Victor Vauquois (responsable relations extérieures Jeunes Ecolos)
Rémy Viard (architecte)
Philippe Villechalane (APEIS)
Emmanuel Vire (Secrétaire Général du Syndicat National des Journalistes CGT)
Jean-Luc Wabant (Commission sociale, Syndicat des Avocats de France)
Louis Weber (revue Savoir/Agir)
Malika Zediri (APEIS)

 

 

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Dimanche : No Week-End

16 février 2015

TRIBUNE

Mesdames et messieurs les députés socialistes, le 11 décembre 2008, avec d’autres parlementaires de gauche, vous aviez signifié votre opposition à la loi Maillé relative au travail dominical par une tribune publiée dans Libération, intitulée «Dimanche : Yes Week-End !» Dans la majorité en 2015, vous vous apprêtez pourtant à entériner une loi similaire qui, de surcroît, ne figure pas dans les 60 engagements pour la France pris par François Hollande en 2012. Elle sera même pire car elle prévoit de légaliser le travail de nuit dans les nouvelles zones touristiques internationales, ouvrant ainsi la voie à sa généralisation.
Vous me rétorquerez que ce texte est là pour créer des emplois alors que notre pays, en proie au chômage de masse, en a bien besoin ? La fermeture des magasins Virgin Mégastore, en 2013, et les 1 000 licenciements qui en découlent sont là pour rappeler que l’extension des horaires d’ouvertures des commerces, dont cette enseigne s’est fait le chantre, n’est pas gage de pérennité de l’emploi… Et un patron du bricolage, ardent promoteur du travail dominical, faisait le constat, l’an dernier, que cela n’augmentait pas son chiffre d’affaires malgré sa légalisation dans cette branche.
Selon le ministre du Tourisme, il permettra aussi de renforcer l’attractivité de la France, or notre pays est déjà parmi les premières destinations touristiques mondiales.
Pour que les salariés ne soient pas en reste, le projet de loi instaure des garanties sociales telles que le volontariat et l’obligation de négocier des contreparties. «Pour l’extrême majorité des salariés, il n’y aura ni volontariat ni contrepartie au travail dominical qui leur sera imposé sous peine de sanction, jusqu’au licenciement. Et quel demandeur d’emploi exprimera son refus de travailler le dimanche au moment de l’entretien d’embauche ?» J’avoue ne pas être l’auteur des lignes qui précédent, elles émanent de votre parti qui raillait, en 2009, cette même loi Maillé, qualifiant le travail du dimanche de «tromperie organisée». Et qui peut croire que le Medef acceptera durablement de payer plus le travail du dimanche que celui des autres jours de la semaine ?
Le scandale est à son comble avec l’instauration du travail jusqu’à minuit baptisé en «soirée», sa prise en compte au titre de la pénibilité n’étant prévue qu’après cette heure.
Voter ce texte, c’est non seulement aller à l’encontre de la baisse historique du temps du travail, un des marqueurs de la gauche, mais rendre davantage invivable la vie de millions d’employés du commerce, déjà éprouvés par le temps partiel imposé et la smicardisation de leur statut. Et, surtout, cela reviendrait tout bonnement à vous dédire.
Par Laurent Degousée codélégué de la fédération SUD commerces et services et Solidaires.

L’appel et les signataires pour la journée unitaire contre l’austérité du 15 novembre

Nous reproduisons l’appel à manifester du collectif Alternative À l’Austérité déjà publié sur ce blog, avec en plus les premiers signataires – syndicalistes, politiques, associatifs, personnalités – qui symbolisent la diversité des parties prenantes.

L’appel maquetté est téléchargeable ici.

MOBILISATION NATIONALE, LE 15 NOVEMBRE !

La coupe est pleine ! Le pays s’enfonce dans la crise avec son cortège de misère, de chômage, de précarité, de violentes divisions. Depuis des années la droite et, depuis 2012, François Hollande, les gouvernements Ayrault et Valls poursuivent le même but dans le cadre des traités européens et en accord avec les dirigeants de l’Europe libérale : austérité, compétitivité par la baisse du coût du travail, reculs sociaux, coupes claires dans les dépenses publiques. Ces politiques ont échoué partout comme elles échouent en France : elles nourrissent la crise, creusent tout à la fois les inégalités et les déficits.

Dans son immense majorité le peuple rejette cette politique imposée sans débat et avec autoritarisme. Cette situation créée une grave crise politique dont la droite et l’extrême-droite porteuses de graves projets de régression tentent de tirer profit.

Il est temps d’arrêter cet engrenage. Il faut dire non à la loi de finances 2015 présentée par Manuel Valls qui, pour satisfaire les cadeaux faits au CAC 40, dans le cadre du pacte de responsabilité, coupe massivement dans les dépenses publiques. Il se traduirait par le recul des services publics et de ses missions, un étranglement financier des collectivités locales et de leur capacité d’investir. Il faut aussi empêcher les reculs budgétaires de la protection sociale qui remettent en cause les acquis pour la santé, la retraite, la famille, les chômeurs.

D’autres choix sont pourtant possibles. Nous ne sommes pas condamnés à l’austérité permanente et à l’insécurité sociale. Il faut mettre en œuvre une politique qui parte des besoins sociaux, s’attaque aux inégalités. Une réforme fiscale d’ampleur permettrait une redistribution des richesses et une relance des investissements productifs au bénéfice de la grande masse de la population, s’inscrivant dans la transition écologique.

Il faut redonner du pouvoir d’achat, augmenter les salaires, créer des emplois. Il faut s’attaquer au  capital, à la finance, à la rente des actionnaires qui est supportée par les salarié-es, les chômeurs, les précaires, les retraités et la jeunesse.

Il existe dans le pays une majorité de femmes et d’hommes disponibles pour cette alternative sociale et politique, des forces syndicales, sociales, associatives, politiques que nous voulons rassembler.

Mettre un coup d’arrêt aux politiques en cours, imposer d’autres choix, cela ne peut se faire sans la mobilisation des salarié-es, sans l’intervention citoyenne.

Pour dire non au budget d’austérité du gouvernement VALLS et appeler à ce qu’il soit rejeté !

Pour dire non aux exigences du Medef !

Pour rassembler et construire une alternative à la politique actuelle !

Nous appelons à organiser des manifestations dans les grandes villes de France

Premiers signataires

Syndicalistes

Allègre Serge, Secrétaire fédéral, FNIC-CGT

Alpozzo Frédéric, CGT SNCM

Atlan Danielle, Secrétaire nationale du SNUAS – FP-FSU

Baille Nicolas, Secrétaire Général de la Fédération CGT Equipement / Environnement

Bidault Brigitte, Secrétaire Nationale du Syndicat National des agents de la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes, SNACCRF-CGT

Bornais Claire, syndicaliste FSU

Brigitte Gabriel, secrétaire UL CGT Massy

Bubakhti Ahmed, Sud PSA Poissy

Burriello Lionel, CGT ArcelorMittal Florange

Camara Mamadou, Sud Transport

Canon Jean-Marc, Secrétaire Général de l’UGFF-CGT

Cardon Pierre, syndicaliste FSU

Cazorla Gérard, CGT Fralib

Cerisay Patricia, Secrétaire générale adjoint du syndicat CGT de l’administration centrale des ministères de l’écologie et du logement

Champetier Ollivier, Secrétaire Général de l’Union Départementale CGT de l’Essonne

Chaouat Gérard, chercheur, membre du BN SNCS FSU

Charifi Samy, responsable CGT Cheminot Paris-Est

Chastan Michel, syndicaliste FSU

Chelers François, syndicaliste FSU

Cochain François, syndicaliste FSU

Conan Cyril, responsable CGT SNCF Austerlitz

Corinne Vaulot, CGT Educ’Action 31

Couderc Christophe, Secrétaire de la Fédération CGT des Services publics

Cremonesi Bruno, syndicaliste FSU

Debons Claude, syndicaliste CGT

Degousée Laurent, SUD Commerce

Delecourt Christophe, membre du bureau de l’UGFF-CGT

Desanti, Lina Secrétaire Générale de l’Union Départementale CGT du Tarn et Garonne

Dona Manuela, Co-Secrétaire Générale du SNAD-CGT

Dukan François, syndicaliste FSU

Eugenio Bressan, ex-Secrétaire national du SNES

Faujour Michel, co-Secrétaire National SNPES PJJ-FSU

Fayet Catherine, Sud santé-sociaux

Fédération de l’équipement et de l’environnement CGT

Fédération des services publics CGT

Fédération Nationale des Industries Chimiques CGT

Fouillard Judith, syndicaliste FSU

Franco Hélène, magistrate syndicaliste

Fraquelli Tony, CGT, cheminot

Galin Michel, syndicaliste FSU

Benoît Garcia, syndicaliste CGT Finances

Godard, Pierre, syndicaliste Marseille

Gonlé-Lhuillier Roselyne, magistrate syndicaliste

Guidou Jean-Albert, syndicaliste CGT

Guinand Sylvie, Secrétaire de la Fédération CGT des Services publics

Hervouet Elisabeth, FSU

Heurtebize Herve, FSU

Igor Garncarzyk Secretaire général SNUPDEN-FSU

Inès Maria, co-Secrétaire Nationale SNPES PJJ-FSU

Janot Christophe, Secrétaire fédéral FNIC-CGT

Joly Pascal,  syndicaliste CGT

Jouan Annie, secrétaire générale de l’UFR Police CGT

Juraver Philippe, CGT RATP

Kauffer Michèle, Secrétaire de la Fédération CGT des Services Publics, Secrétaire générale de l’UFICT- CGT Services publics

Lafaurie Anne, Syndicaliste CGT

Leberquier Olivier, CGT Fralib

Lescant Thierry, syndicaliste

Lepetit Pascal, secrétaire Sud transports

Lépine Emmanuel, Secrétaire fédéral FNIC-CGT

Malaise Arnaud, FSU

Malfoy Patrick, syndicaliste FSU

Manciaux Catherine, Secrétaire générale adjointe SNUPDEN-FSU

Marsaleix Pierre, syndicaliste FSU

Marty Catherine, membre du bureau de l’UGFF-CGT

Maurin Françoise, FSU

Mezin, Didier Secrétaire Général de l’Union Départementale de l’UD CGT 09

Miduri Jean-Marc, CGT Commerce

Moreira Carlos, Secrétaire Général de la FNIC-CGT

Pagny Edouard, CGT Moulins Maurel

Painchan Reza, syndicaliste FO

Perillat Marie Cécile, syndicaliste FSU

Peyrade Marc,  Secrétaire général de la  Filpac CGT

Ponvert Veronique, syndicaliste FSU

Pouchard Vincent, Secrétaire Général du Syndicat National des agents de la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (SNACCRF-CGT)

Puydebois Jean Louis, syndicaliste FSU

Quintin Cedric, Secrétaire Général de l’Union Départementale CGT du Val-de-Marne

Renault Valérie, Secrétaire Générale du Syndicat CGT de la Culture

Ropiteaux Cécile, syndicaliste FSU

Sanchez Daniel, Syndicaliste CGT

Sauterey François, syndicaliste FSU

Schaffauser Luc, syndicaliste (95)

Sergent Nicole, syndicaliste FSU

Silam Olivier, syndicaliste FSU

Silene Gaêtan, Secrétaire Général du Syndicat National des Personnels Techniques, des Réseaux et Infrastructures CGT (SNPTRI-CGT)

SNPES PJJ-FSU

SNUITAM-FSU

SNUPDEN-FSU

Sommé Pierre, FO ex-Conti

Soumalie Valerie, syndicaliste FSU

Sueur Eric, syndicaliste FSU

Syndicat National CGT de la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (SNACCRF-CGT)

Syndicat National des Agents des Douanes CGT (SNAD-CGT)

Syndicat National des journalistes CGT (SNJ-CGT)

Taillandier Christian, Secrétaire national SNUITAM-FSU

Talbot Baptiste, Secrétaire Général de la Fédération CGT des Services publics

Têtevuide Ludovic, Syndicaliste CGT

Thomas Denis, syndicaliste FSU

Torres Michel, syndicaliste FSU

Tresallet Guy, syndicaliste FSU

Union Départementale CGT 09

Union Départementale CGT de l’Essonne

Union Générale des Fédération de Fonctionnaires CGT

Union Syndicale CGT Commerce et Services de Paris

Verzelleti Céline, membre du bureau de l’UGFF-CGT

Vidallet Gisèle, Syndicaliste CGT

Vire Emmanuel, Secrétaire général du Syndicat National des journalistes CGT (SNJ-CGT)

Wallet Nicolas, syndicaliste FSU

Zafari Sophie, syndicaliste FSU

Zappi Laurent, syndicaliste FSU

 

 

 

 

 

Politiques

 

Alamartine Françoise, EELV

Asensi François, député 93, Ensemble

Assassi Eliane, sénatrice 93

Attard  Isabelle, Députée, co-présidente de Nouvelle Donne

Autain Clémentine, Porte-parole d’Ensemble

Bagayoko Bally, GC 93, Ensemble

Bavay Francine, Conseillère régionale Ile de France EELV

Besancenot Olivier, NPA

Billard Martine secrétaire nationale à l’Internationale du Parti de Gauche

Boutault Jacques, membre du Bureau exécutif d’EELV, maire du 1er arrondissement de Paris

Buffet Marie George, députée 93, PCF

Castex Françoise, Nouvelle Donne

Chassaigne André, député 69, Président du groupe FDG à l’assemblée nationale, PCF

François Cocq, SN à la politique territoriale et à l’éducation du PG, adjoint au maire de Champigny (94)

Coquerel Eric, secrétaire national à la coordination politique du PG et Conseiller Régional Ile de France

Corbière Alexis, Secrétaire national à la lutte contre l’extrême-droite et à la laïcité du PG

Coronado Sergio, député EELV

Coulombel Alain, EELV

Delapierre François, Secrétaire national à la bataille idéologique du PG, Conseiller régional Ile de France

Delli Karima, députée européenne EELV

Demarcq Sandra, NPA

Dumont Christophe, EELV

Fraysse Jacqueline, députée 92, Ensemble

Garrido Raquel, secrétaire nationale au combat pour la constituante et la 6ème République du PG

Gleizes Jérôme, conseiller de Paris EELV

Helle Delphine, Gauche Unitaire

Jallamion Lucien, Porte-parole de République et Socialisme

Journiac Marianne, République et Socialisme

Jouve Camille, NPA

Krivine Alain, NPA

Lamy Véronique, PCOF

Laporte Pierre, CG 93, Ensemble

Laurent Pierre, sénateur, secrétaire national du PCF

Patrice Leclerc, maire de Gennevilliers, PCF

Le Hyaric Patrick, député européen, directeur de l’Humanité

Le Maulf Noëlle, EELV

Lemaire Gilles, EELV

Pascale Lenéouannic, Secrétaire  nationale du PG à l’aménagement territoriale et à la ruralité, Présidente du groupe FDG & Alternatifs au Conseil Régional IDF

Hoang-Ngoc Liêm, membre du BN du PS, Club des socialistes affligés

Levis Mathurin, membre du BN du MJS

Lowy Elise, membre du bureau exécutif EELV

Martin Myriam, Porte-Parole d’Ensemble

Mélenchon Jean-Luc, député européen

Noredine Idir, MJC

Pelletier Robert, NPA

Pellissier Jean-François, Porte-parole d’Ensemble, conseiller régionale Ile-de-France

Picquet Christian, Porte-parole de Gauche unitaire, Conseiller régional Midi-Pyrénées

Pierrel Christian, PCOF

Pojolat Alain, NPA

Poupin Christine, porte-parole du NPA

Poutou Philippe, NPA

Simon François, EELV

Simonnet Danielle, secrétaire nationale aux émancipations urbaines, conseillère de Paris PG

Taïbi Azzedine, maire de Stains

Toubhans, Marie-Pierre, Ensemble

Vachetta Roselyne, NPA

Vergiat Marie Christine, Députée européenne Front de Gauche

Vieu Marie-Pierre, PCF, présidente du groupe FDG Midi-Pyrénées

Viverge Patrick, Conseiller général du Jura, Nouvelle Donne

Zarka Pierre, Ensemble/Association des Communistes Unitaires

Zeghbib Yannis, membre du BN du MJS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Associations

AC !

Adenot Dominique, Anecr

Amard Gabriel, La Gauche par l’exemple

Arc-en-ciel Théâtre

Azaria Ana, Femmes Egalité

Bache Marinette, Résistance sociale

Beauvois Delphine, féministe

CADTM, France

Cassen Bernard, secrétaire général de Mémoire des Luttes

Chailley Jean Claude, Résistance Sociale

Collectif 37 « Notre santé en Danger »

Constancias Hubert, ancien président du MNCP

Convergence des services publics

Crémieux Robert, MNCP

Franchet Pascal, vice-président du CADTM France

Guibert Geneviève, animatrice du collectif 37 « Notre santé en danger »

Habel Janette, Fondation Copernic

Hallinger Patrick, secrétaire de la Convergence nationale de défense et développement des services publics

Hernando Michel président de l’AdU FFG », Amis de l’Usine faire front à gauche

Jallamion Michel, président de la Convergence nationale de défense des Services publics

Khalfa Pierre, Fondation Copernic

Kleiche Abdessalam, membre du conseil scientifique d’Attac

Lallemand Jean-Charles, militant LGBT

Longérinas François, militant de l’Economie Sociale et Solidaires

Martin Jean-Pierre, psychiatre, USP

Marty Christiane, féministe

Milesy Jean-Philippe, Rencontres sociales

Muriel Naessens, Féminisme Enjeux

Nay Françoise, présidente des hôpitaux et maternités de proximité

Paris Jean-Jacques, Secrétaire Général de l’ANECR

Pelletier Willy, Fondation Copernic

Rollat Danielle, vice-présidente d’Ensemble et Solidaires UNRPA

Rome Daniel, Attac

Rousseau Michel, Marches européennes contre le chômage

Sortir du Colonialisme

Sitel Francis, Contretemps

Sultan Philippe, Fondation Copernic

Thébaud-Mony, Annie, sociologue, Fondation Pézerat

Weber Louis, Savoir/Agir

Willaume Jean-Baptiste, MNCP

Yon Jean-François, MNCP

Zediri Malika, APEIS

 

Personnalités

Achin Catherine, politiste

Ambroise Bruno, philosophe

Anderson Nils, ancien éditeur

Béroud Sophie, politiste

Bidet Jacques, philosophe

Boumediene Thiery Alima, avocate, association Femmes Plurielles

Calame Claude, anthropologue

Charpentier Isabelle, sociologue

Corcuff Philippe, sociologue

Cours-Salies Pierre, sociologue

De Montlibert Christian, sociologue

Debos Marielle, politiste

Delphy Christine, sociologue

Dubois Vincent, sociologue

Ethuin Nathalie, sociologue

Etievant Guillaume, économiste

Fourré Jean-Pierre, directeur des éditions Matignon

Gadrey Jean, économiste

Geay Bertrand, politiste

George Susan, écrivain

Guerre Yves, Arc-en-ciel Théâtre

Guibet-Lafaye Caroline, philosophe

Gun Ozgur, économiste

Harribey Jean-Marie, économiste

Henri Pena-Ruiz, philosophe

Husson Michel, économiste

Issehnane Sabina, économiste

Jeffers Esther, économiste

Jollet Anne, historienne

Kergoat Daniele, sociologue

Koebel Michel, sociologue

Lacoste Thomas, cinéaste

Lacroix Bernard, politiste

Lagrave Rose-Marie, sociologue

Laval Christian, sociologue

Le Bohec Jacques, sociologue

Le Strat Claire, sociologue

Lebaron Frédéric, sociologue

Leclercq Catherine, sociologue

Lordon Frédéric, économiste

Mamet Jean-Claude, journaliste

Mathieu Lilian, sociologue

Mathieu Xavier, ex-Continental

Mauger Gérard, sociologue

Michel Olivier, informaticien

Neyrat Frédéric, sociologue

Palheta Ugo, sociologue

Pena Ruiz Henri, philosophe

Pénissat Etienne, sociologue

Pernot Jean-Marie, politiste

Pinto Louis, sociologue

Pouly Marie-Pierre, sociologue

Prince Mickaël, ex-STEF

Pudal Bernard, politiste

Romano Joseph, sociologue

Schneckenburger Benoit, philosophe

Silberstein Patrick, éditeur aux éditions Syllepse

Tanguy Lucie, sociologue

Téaldi Jean-François, journaliste

Topalov Christian, sociologue

Tripier Maryse, sociologue

Voilliot Christophe, politiste

Yon Karel, sociologue

 

 

 

Collectif AAA: Appel à manifester le 15 novembre 2014

Le Collectif Alternative A l’Austérité (AAA), constitué de forces syndicales, associatives et politiques, appelle à manifester dans toute la France le samedi 15 novembre 2014.
Ce collectif est issu du rassemblement de même type constitué à l’occasion de la manifestation du 12 avril 2014 (voir notre post ici),  à l’appel de plusieurs fédérations syndicales et d’unions départementales de la CGT, de plusieurs syndicats de l’Union syndicale Solidaires, de syndicats de la FSU, d’associations (DAL, associations de chômeurs, féministes…), de forces politiques (Front de gauche, NPA, Alternative libertaire). Cette initiative avait fait l’objet de débats animés dans le syndicalisme, notamment quant au rapport entre champ social et champ politique.
L’appel au 12 avril avait promis des « suites« , qui ont d’abord pris la forme d’une rencontre nationale le 21 juin 2014 (voir les actes ci-dessous), où ont été débattues les raisons de s’engager, la diversité des formes de cet engagement, et l’ébauche de propositions communes contre l’austérité. La perspective d’une action à l’automne face aux choix budgétaires du gouvernement était évoquée.
A la suite de plusieurs réunions en septembre 2014, le collectif du 12 avril a pris le nom de Collectif Alternative à l’austérité (Collectif AAA ou 3 A), a adopté un appel de référence (voir ci-dessous), a poursuivi son travail d’échanges sur des propositions alternatives (sans finalisation à ce stade) et lance un appel à manifester que nous reproduisons ci-après. Un site sera prochainement ouvert.
 

Annonce des propositions du Collectif AAA  

MOBILISATION NATIONALE, LE 15 NOVEMBRE !

La coupe est pleine ! Le pays s’enfonce dans la crise avec son cortège de misère, de chômage, de précarité, de violentes divisions. Depuis des années la droite et, depuis 2012, François Hollande, les gouvernements Ayrault et Valls poursuivent le même but dans le cadre des traités européens et en accord avec les dirigeants de l’Europe libérale : austérité, compétitivité par la baisse du coût du travail, reculs sociaux, coupes claires dans les dépenses publiques. Ces politiques ont échoué partout comme elles échouent en France : elles nourrissent la crise, creusent tout à la fois les inégalités et les déficits.

Dans son immense majorité le peuple rejette cette politique imposée sans débat et avec autoritarisme. Cette situation créée une grave crise politique dont la droite et l’extrême-droite porteuses de graves projets de régression tentent de tirer profit.

Il est temps d’arrêter cet engrenage. Il faut dire non à la loi de finances 2015 présentée par Manuel Valls qui, pour satisfaire les cadeaux faits au CAC 40, dans le cadre du pacte de responsabilité, coupe massivement dans les dépenses publiques. Il se traduirait par le recul des services publics et de ses missions, un étranglement financier des collectivités locales et de leur capacité d’investir. Il faut aussi empêcher les reculs budgétaires de la protection sociale qui remettent en cause les acquis pour la santé, la retraite, la famille, les chômeurs.

D’autres choix sont pourtant possibles. Nous ne sommes pas condamnés à l’austérité permanente et à l’insécurité sociale. Il faut mettre en œuvre une politique qui parte des besoins sociaux, s’attaque aux inégalités. Une réforme fiscale d’ampleur permettrait une redistribution des richesses et une relance des investissements productifs au bénéfice de la grande masse de la population, s’inscrivant dans la transition écologique.

Il faut redonner du pouvoir d’achat, augmenter les salaires, créer des emplois. Il faut s’attaquer au  capital, à la finance, à la rente des actionnaires qui est supportée par les salarié-es, les chômeurs, les précaires, les retraités et la jeunesse.

Il existe dans le pays une majorité de femmes et d’hommes disponibles pour cette alternative sociale et politique, des forces syndicales, sociales, associatives, politiques que nous voulons rassembler.

Mettre un coup d’arrêt aux politiques en cours, imposer d’autres choix, cela ne peut se faire sans la mobilisation des salarié-es, sans l’intervention citoyenne.

Pour dire non au budget d’austérité du gouvernement VALLS et appeler à ce qu’il soit rejeté !

Pour dire non aux exigences du Medef !

Pour rassembler et construire une alternative à la politique actuelle !

Nous appelons à organiser des manifestations dans les grandes villes de France

 

L’appel constitutif du Collectif 3 A

cliquez ici pour télécharger l’appel

Collectif national alternative à l’austérité

COMBATTONS L’AUSTÉRITÉ
ENSEMBLE RECONSTRUISONS L’ESPOIR

Nous n’en pouvons plus. Le chômage gonfle, boucler le mois devient très compliqué. Les aides sociales reculent, les services publics sont asphyxiés, démembrés, fermés, y compris les services de proximité alors que les usagers se mobilisent pour les défendre. Se soigner, se nourrir et se loger décemment, s’occuper de ses enfants ou de ses parents, devient un parcours du combattant. Partout, nous ne rencontrons que du mépris. Mépris pour les chômeurs auxquels on propose des métiers déqualifiés, des bas salaires, des temps partiels sous-payés, et qu’ils doivent accepter à moins d’être radiés. Mépris, quand les loyers et les charges augmentent et qu’il ne reste rien pour vivre. Mépris, quand dans les HLM, faute de budgets sociaux, les plafonds se fissurent, les ascenseurs sont régulièrement hors service. Mépris quand, à la limite du surendettement, EDF ou GDF-Suez exigent que les factures soient réglées ou sinon, c’est la coupure de l’électricité ou du gaz. Mépris pour celles et ceux qui restent sur le carreau, « en vrac », quand les firmes débauchent même si leurs actions flambent. Mépris partout quand on est blacks, beurs, ou sans-papiers surexploités et sans droits. Mépris, quand après 40 ans au boulot, ne reste qu’une retraite de misère. Mépris quand la concurrence au travail nous casse, parfois tue, et qu’il faut faire toujours plus avec moins de moyens. Enfin, mépris, dans la bouche des dirigeants patronaux et politiques, quand on laisse entendre que cette situation serait de la faute de ceux qui trinquent.

Toutes ces galères font monter une immense colère, chez celles et ceux qui les subissent ou qui les voient sévir autour d’eux. Cette colère est légitime. Nous devons transformer cette colère en une force qui fasse cesser les galères, et impose un autre modèle de société, égalitaire et solidaire.

Vite, très vite ! Car l’exaspération produit aussi du « chacun pour soi » et la guerre des pauvres contre de plus pauvres qu’eux, dont se nourrit le Front National.

Les galères ne viennent pas de nulle part. C’est le résultat du système capitaliste, des politiques libérales et patronales menées depuis des décennies. Depuis 2012, le Président de la République, dans la lignée de son prédécesseur, a enrichi les riches et appauvri les pauvres. Alors que son impopularité tourne aujourd’hui à l’illégitimité, Hollande poursuit sa politique de régression sociale. En plus, il décide autoritairement une réforme des collectivités locales, qui va attaquer plus encore la démocratie et les services publics locaux. Le gouvernement Valls 2, en plein accord avec le MEDEF , donne de nouveaux gages au patronat : démantèlement du code du travail, coupes multipliées dans les dépenses publiques et sociales, accélération des exonérations fiscales pour le capital, démolition de la loi Allur, attaques sur la politique familiale.

Toujours tout aussi autoritairement, au plan international, se négocient dans le plus grand secret des accords de libre échange qui auront des impacts lourds en termes de pouvoirs renforcés des multinationales, de chômage supplémentaire, mal-bouffe. Et se poursuit l’alignement sur la politique étrangère américaine.

L’austérité n’est pas pour tout le monde. Pendant que nous payons, pour eux, les milliards qu’ils empochent, le CAC 40 et les banquiers se gavent : 40 milliards de dividendes versées aux actionnaires en 2013, 5% de plus qu’en 2012.

Cette politique n’est faite ni pour le peuple, ni par le peuple : Il n’a pas voté cela ! Ces nouveaux seigneurs nous gouvernent, circulent et font carrière des sommets de l’Etat aux banques ou aux directions du CAC 40, font leur loi… et se croient au-dessus de la loi.

Cette politique, nous n’en voulons plus. Nous disons : « ça suffit » ! Et nous la combattons.

Beaucoup résistent. Mais nos mobilisations sont trop éparses. Nos combats doivent converger.

Si nous tous, citoyens et citoyennes, salarié-e-s, privé-e-s d’emploi, retraité-e-s, syndicalistes, militant-e-s associatifs et politiques, actrices et acteurs du monde de la culture et du sport, nous nous rassemblons, nous rendrons possible une alternative, une autre politique sociale et solidaire, écologiste et féministe, démocratique.

Nous sommes avec celles et ceux qui luttent et redressent la tête. Avec les salariés qui se battent pour leurs salaires, leurs emplois, leurs droits. Avec les chômeurs, les intermittents, les précaires. Nous sommes dans les luttes pour les droits au logement, à l’éducation, à la santé. Nous sommes dans les luttes des femmes, des migrants, pour faire reculer toutes les discriminations, les exclusions, le racisme, la répression. Nous sommes dans les luttes contre les reculs de la démocratie, à l’œuvre aussi dans les entreprises et les administrations. Nous nous battons contre les projets qui ravagent notre planète et notre environnement.

Nous voulons construire des ponts entre toutes ces luttes.

Nous voulons organiser des mobilisations et des actions communes, localement et nationalement, pour combattre l’austérité et nous en sortir. Le plus rapidement possible.

Partout, nous invitons au lancement de collectifs locaux pour mettre en place des cadres d’actions et de mobilisations communes, soutenir, aider, développer les luttes.

Nous voulons aussi ouvrir un vaste débat, national et local. Comment faire reculer le chômage, quels droits, y compris nouveaux pour les salariés, les citoyens, quelle politique pour le logement, la santé, l’éducation, la culture ? Nous voulons inverser cela : montrer ce que veut et peut le plus grand nombre. Nous voulons qu’on invente les solutions ensemble, en les discutant dans les quartiers, les villes, les entreprises, et sans exclusive : avec toutes celles et tous ceux qui viendront faire entendre leurs exigences sociales contre l’austérité. Nous nous proposons de d’élaborer, mettre en débat ensemble des mesures d’urgence.

Il est plus qu’urgent de nous rencontrer, urgent de résister, urgent de reprendre le contrôle de nos vies, urgent d’empêcher qu’on nous les vole, urgent d’imposer d’autres choix. C’est le but de notre collectif, qui s’est donné pour tâche de réunir mouvement associatif, mouvement syndical et mouvement politique, afin de porter une alternative à l’austérité dans le débat politique et dans la rue.

Paris, le 10 septembre 2014

Les actes de la rencontre nationale du 21 juin 2014

Cliquez ici pour télécharger les Actes des Rencontre du 21 Juin

Un ouvrage sur les éboueurs à Marseille

Éboueurs de Marseille

Entre luttes syndicales et pratiques municipales

un livre de Pierre Godard et André Donzel

Préface de Michel Samson

– Marseille propre ?

– Conflits et grèves pour un service public de la propreté

– Sabiani, Defferre, Guérini, Gaudin et les autres… continuité et rupture du clientélisme

– Marchés truqués, privatisation et « fini-parti »

eboueur2

Ce livre retrace l’histoire du service public de la propreté urbaine à Marseille. Il analyse les différents conflits sociaux qui ont jalonné sa mise en place et qui se sont intensifiés à partir du milieu des années 1970. Il les replace dans le contexte des évolutions techniques et économiques qui ont affecté les métiers de la filière des déchets dans les dernières décennies. Les auteurs décrivent l’incapacité des municipalités successives à gérer la conflictualité et à conduire, sur une base sociale élargie, les négociations sur la modernisation du service public. Ils mettent en évidence la contradiction entre un souci de préservation de la paix sociale par le maintien d’une cogestion clientéliste des relations professionnelles et les pressions économiques grandissantes tendant à la dérégulation de l’ensemble de la filière des déchets. Mais les Marseillais n’acceptent plus un système qui coûte de plus en plus cher et qui leur paraît tellement opaque qu’il est parfois qualifié de mafieux. Même si certains trouvent opportun de cultiver cette image, il y a aussi, au-delà du folklore, une lutte pour l’avenir du service public.

En librairie le 9 octobre

15 € / 224 pages

Discutez avec les auteurs en écrivant à marseille.propre@free.fr

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Une conférence sur le syndicalisme dans les services

Nous publions l’annonce d’un séminaire sur le syndicalisme dans les services organisé par le réseau des sociologues qui s’intéressent aux relations professionnelles.

 

Séminaire relations professionnelles (RT18): Le syndicalisme dans les services

14 novembre 2014, 9H-12H30

Salle 35.3.35

Conservatoire National des Arts et Métiers, Paris

Les services prennent une part considérable dans l’activité productive contemporaine, au point qu’il est devenu commun de parler de société de services. Ceux-ci répondent à une mutation des modèles et des biens de production et à l’émergence de besoins nouveaux. Ils résultent également du vaste mouvement d’externalisation à l’oeuvre depuis une trentaine d’années dans la plupart des secteurs professionnels, allant même jusqu’à transformer des activités relevant de la sphère industrielle en activités de service. Ce faisant, ils renvoient à une double conception du service. En effet, on peut d’une part le considérer du point de vue de sa valeur – économique, sociale mais aussi éthique, etc. (Zarifian, 2003), commune à l’activité dans l’ensemble des secteurs. Et, d’autre part, du point de vue de sa nature à la fois immatérielle (« mise à disposition d’une capacité technique ou intellectuelle ») et spécifique, différenciant le secteur des services d’autres secteurs (agricole, industriel) et le subdivisant en un vaste champ d’activités diversifiés : commerce, santé, éducation, etc.

Autant de champs à (ré-)investir et à (ré-)organiser par les organisations syndicales. Certains, constitués de longue date comme le secteur bancaire ou assurantiel par exemple, connaissent une certaine densité syndicale alors que d’autres, plus récents et/ou plus éclatés, comme celui des services aux particuliers voire le commerce, restent assez largement des déserts syndicaux. Au sein de ces derniers, les obstacles au déploiement syndical sont multiples : ils sont pour l’essentiel moins intégrés que le secteur industriel qui a été largement propice à la syndicalisation ; conséquemment, les entités économiques, quelle que soit leur forme, dans lesquelles travaillent les salariés de ces secteurs sont de taille plus modeste et ces derniers soumis à une atomisation plus grande ; de création relativement récente, leur reconnaissance en tant que branches professionnelles l’est tout autant, compliquant l’homogénéisation salariale et professionnelle des salariés y travaillant et ayant des conséquences sur leurs conditions d’emploi et de travail (« moins-disant social »), d’autant plus lorsque les activités assurées par ces derniers relèvent de la sous-traitance ; la répression syndicale y est élevée, etc.

Comment les syndicats font-ils face à ces difficultés ? Comment ont-ils progressivement couvert ces « nouvelles » activités de service ? Ont-ils déployé des stratégies particulières leur permettant de s’y implanter et de mener une activité syndicale régulière ? Comment les équipes syndicales de ces secteurs ont-elles été intégrées par les organisations interprofessionnelles, au niveau fédéral ou autre, et quelle place leur a-t-il été fait au côté de fédérations représentant des secteurs d’activités plus traditionnels dans lesquels la présence syndicale est plus ancienne et plus assurée ? Au regard des secteurs couverts par les différentes fédérations professionnelles des services, et qui ne se recouvrent pas totalement d’une organisation à l’autre, celles-ci ont-elle la même définition des activités à ranger sous cette dénomination et/ou l’intégration de ces « nouveaux » secteurs répond-il également à des histoires professionnelles spécifiques ainsi qu’à des rapports de force entre fédérations quant aux périmètres de leur champ de syndicalisation ?

Intervenant-e-s

Christina Nizzoli (Université Aix-Marseille/LEST) : Du nettoyage industriel à la propreté : les défis posés aux organisations syndicales.

Florence Jany-Catrice (Université Lille I/Clersé) et Emmanuelle Puissant (Université de Grenoble/CREG) : La construction politique du secteur des services à la personne : les enjeux pour le syndicalisme.

Thibault Menoux (EHESS/CESSP) : Les concierges d’hôtels: une action syndicale collective impossible ?

Sébastien Grollier : Quelle syndicalisation pour les travailleurs de l’intérim ?

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